Epidémie d'infections invasives à méningocoque à Lille

Publié le 29 oct. 2010 à 19h51

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

Quatre cas d'infection invasive à méningocoque (infection grave se traduisant par une septicémie ou une méningite) sont survenus entre le 26 septembre et le 21 octobre 2010 chez des étudiants résidant dans le quartier Vauban à Lille, et scolarisés, pour trois d’entre eux, à l’Université Catholique de Lille (UCL). Les quatre étudiants sont sortis de l’hôpital. Les analyses réalisées indiquent que trois d’entre eux ont contracté une méningite de type C. Les analyses faites auprès de la quatrième personne sont encore en cours. Les personnes ayant été en contact avec les cas ont bénéficié d’une prophylaxie antibiotique et, dans certains cas, d’une vaccination.

Il s'agit donc probablement d'une épidémie, celle-ci étant définie, selon l'Institut de veille sanitaire, par la survenue de cas d'infections invasives à méningocoque dans une même communauté, dans un délai inférieur ou égal à trois mois et sans contact direct entre les personnes.

Dans ce cadre, l’Agence Régionale de Santé a décidé de proposer, dès le 27 octobre, en lien avec l’UCL et les autorités sanitaires nationales, une opération de rattrapage vaccinal contre la méningite C aux étudiants de l’UCL de moins de 24 ans n’ayant pas déjà été vaccinés.

Le Haut Conseil de santé publique recommande depuis juin 2009 la vaccination contre le méningocoque C dès l'âge de un an, ainsi qu'un rattrapage de cette vaccination entre 2 et 24 ans. Cette vaccination permet de protéger les jeunes adultes, qui présentent un risque plus élevé d'infection sévère. Mais elle permet aussi de diminuer la circulation du méningocoque et donc de protéger les enfants âgés de moins d'un an, qui n'ont pas encore bénéficié de la vaccination. Des études ont montré que pour être efficace, la vaccination méningococcique des enfants et des jeunes adultes devrait être appliquée dans les meilleurs délais.

Source : Direction générale de la santé et Agence régionale de santé Nord-Pas-de-Calais.