Epidémie de choléra à Haiti

Publié le 1 nov. 2010 à 21h25

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

En Haïti, plusieurs milliers de résidents des départements de l'ouest, du Centre et de l'Artibonite ont été affectés ces derniers jours par une infection bactérienne digestive (notamment vomissements, diarrhées, et douleurs abdominales). Les autorités haïtiennes ont confirmé le 22 octobre 2010 qu'il s'agissait du choléra et ont rapporté depuis lors plusieurs centaines de cas mortels. Dans ce contexte, les recommandations suivantes doivent être appliquées :

  • Eviter de se rendre dans les zones atteintes (par exemple la vallée de l’Artibonite, de Mirebalais jusqu’à Grande Saline) et leurs environs (notamment en aval de l’Artibonite et de ses confluents, par exemple Saint-Marc, Montrouis, la côte des Arcadins...) ;
  • Respecter strictement des règles d’hygiène simples : se laver les mains au moins 4 fois par jour avec du savon (et en tous cas après chaque passage aux toilettes) et, en cas de passage dans la zone d’endémie : avant de manger, de boire ou de fumer, après tout contact avec un malade ou des objets souillés par de la diarrhée ou des vomissements. ne consommer que de l’eau saine (livrée dans une bouteille encapsulée, traitée, bouillie ou javellisée) peler systématiquement les fruits et les légumes avec un couteau propre avant de les cuisiner, éviter dans tous les cas les crudités (sauf si elles ont été lavées à l’eau javellisée), les fruits de mer, les glaçons, les crèmes glacées et les sorbets.
  • Consulter un médecin ou se rendre dans un centre médical en cas de diarrhée.
  • Une attention tout particulière doit être apportée aux enfants.

Le risque de choléra chez les personnes en bonne santé est néanmoins très faible. La vaccination anticholérique n’est recommandée que pour le personnel devant intervenir auprès de malades, en situation d’épidémie. Dans tous les autres cas, une prévention efficace est assurée par une bonne hygiène alimentaire.

Source : France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères et européennes.