Rappel des mesures de sécurité en cas de séjour au Liban Médecine des voyages

Publié le 22 déc. 2010 à 10h05

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

Le ministère des affaires étrangères rappelle quelles sont les mesures de sécurité à respecter en cas de séjour au Liban. Il est recommandé de faire preuve en toutes circonstances, de prudence et de vigilance. Il est toujours formellement déconseillé de se rendre :

  • Dans la zone sud du Liban où l’accès est réglementé par l’armée, ainsi que dans les zones frontalières avec Israël et la région au sud d’une ligne Jezzine-Lac de Qaraaoun-Rachaya (cf. carte ci-dessous) ;
  • Dans la banlieue Sud de Beyrouth, où à plusieurs reprises des ressortissants français ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité ;
  • Dans la région de Tripoli à proximité des camps palestiniens et dans les quartiers situés au nord de la citadelle de Tripoli.

Les déplacements sont déconseillés dans les zones limitrophes aux camps palestiniens proches de Saïda.

Les déplacements sont formellement déconseillés dans la partie nord de la Bekaa, en raison de la multiplication d’incidents qui peuvent affecter gravement la sécurité des déplacements. Pour se rendre sur le site historique de Baalbeck, il convient d’emprunter la route principale, les axes secondaires étant formellement déconseillés.

Il convient en outre de ne pas circuler à l’abord des camps palestiniens sur l’ensemble du territoire. Il est rappelé que l’accès à ces camps est interdit par les autorités libanaises.

Dans le Sud du pays, la présence de très nombreux engins explosifs (mines ou sous-munitions) constitue un grave danger. Des accidents dont sont victimes des civils sont régulièrement déplorés.

Les graves incidents sécuritaires survenus ces dernières années (notamment attentats et manifestations violentes) ont montré que la situation sécuritaire pouvait se détériorer rapidement. Aussi, il est recommandé de faire preuve de prudence et de vigilance, d’éviter les lieux d’attroupements et de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation dans les différentes régions du pays (il existe deux quotidiens francophones L’Orient-Le Jour et Al Balad, et Radio Liban reprend les bulletins d’informations de RFI, en français, sur 96.2 FM, dans la matinée, à la mi-journée et durant la nuit). La présence de barrages mis en place par les forces de sécurité rend impératif de circuler avec des papiers d’identité et de marquer l’arrêt à ces barrages.

Enfin, on assiste depuis quelques temps à une certaine recrudescence de la délinquance (vols, cambriolage, vols de véhicule), en particulier à Beyrouth et sa région. Des étrangers qui utilisaient des taxis collectifs ont été victimes de vols à main armée dans certains quartiers de la capitale. Il est recommandé d’éviter de recourir aux "taxis services" collectifs et, notamment à l’aéroport international de Beyrouth, aux personnes qui proposent leurs services avec un véhicule privé. Il convient, si l’on doit se déplacer en taxi, de s’adresser aux taxis portant le nom d’une société sur leur borne lumineuse.

Il convient de s’abstenir de tout comportement voyant ou provocateur.

Avertissement concernant la drogue

La législation est très sévère et strictement appliquée. La simple possession ou consommation de drogue, même en quantité limitée à quelques grammes, est punie comme le trafic lui-même. Les peines d’emprisonnement applicables vont de 3 mois à perpétuité et sont assorties d’une amende importante, selon qu’il s’agit de consommation ou détention de faible quantité ou de trafic. Les conditions de détention au Liban, même pour une courte période, sont éprouvantes en raison de la surpopulation et de la vétusté des locaux pénitentiaires. Dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie, la surveillance de l’aéroport a été renforcée. Des contrôles réguliers sont exercés également dans les discothèques. Les interventions sur dénonciation, y compris chez les particuliers, ne sont pas rares.

Source : France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères et européennes.