Efficacité du vaccin anti-HPV tétravalent contre les infections génitales induites par les papillomavirus chez l'homme

Publié le 13 fév. 2011 à 14h44

Biographie

- Enseignant attaché à la faculté de Bordeaux 2.
- Rédacteur adjoint revue Médecine Tropicale.
- Membre de la SNFMI.
- Représentant la médecine interne française auprès de la fédération européenne de médecine interne (EFIM).

Liens d'intérêt


- Consultant auprès des laboratoires Jansen, activité ponctuellement rémunérée.
- Organisateurs de différentes réunions médicales (GSK, Pfizer, Actélion, Binding).
- Coorganisateur congrès SNFMI Paris 2011.
- Participations financières dans le capital d’une entreprise : aucune.
- Participations à des essaies thérapeutiques sur les vaccins : aucune.
- Déclaration établie le 12/09/2011.

L’infection humaine par les virus HPV (human papillomavirus) est à l’origine d’infections sexuellement transmissibles fréquentes chez l’homme et la femme jeune. Les virus HPV 6, 11, 16 et 18 sont à l’origine de lésions génitales dont certaines constituent des lésions précancéreuses, pouvant dégénérer en authentiques cancers. Chez la femme jeune, certains types de virus HPV sont associés au risque de développement du cancer du col de l’utérus et font depuis plusieurs années l’objet d’une vaccination préventive spécifique. Le vaccin chez la femme diminue le risque d’infection et donc l’incidence du cancer du col.

Chez l’homme jeune, il a été montré que les mêmes virus pouvaient être à l’origine de lésions génitales invalidantes et pouvant prédisposer au cancer. Suite à ce constat, une équipe de chercheurs a étudié l’efficacité du vaccin anti-HPV sur la prévention des condylomes génitaux masculins.

L’étude a porté sur 4 065 hommes âgés de 16 à 26 ans, en bonne santé. Cette étude multicentrique portant sur 18 pays était menée en double aveugle contre placebo. Son objectif principal était de montrer l’impact du vaccin sur l’incidence des lésions génitales chez des personnes indemnes au début de l’étude.

Les résultats ont retrouvé 36 patients atteints de lésions génitales dans le groupe vacciné contre 89 patients dans le groupe placebo, soit une diminution du risque d’infection symptomatique d’environ 60 %. Aucun effet indésirable grave significatif n’était noté. Une différence significative était notée pour la douleur au point d’injection, plus fréquente dans le groupe vaccin que dans le groupe placebo.

Source : New England Journal of Medicine.