Incidence de la coqueluche chez les adolescents et les adultes en région parisienne

Publié le 27 fév. 2011 à 21h36

Un article sur l'incidence de la coqueluche en région parisienne a été récemment publié dans le revue Eurosurveillance. Partant du constat que l’incidence de la coqueluche en France ne diminuait pas malgré le rappel de vaccination chez les 11-13 ans, instauré en 1998, et malgré la mise en place de la stratégie du cocooning en 2004, les auteurs ont réalisé une étude dont l'objectif était de déterminer l’incidence de la coqueluche chez les adolescents et adultes et de réfléchir à la mise en place d’un réseau de surveillance de cette maladie par les médecins généralistes. Quarante quatre médecins généralistes de la région parisienne ont participé à cette étude prospective qui s’est déroulée de mai 2008 à mars 2009. Un formulaire électronique était complété par le médecin pour tout patient âgé de plus de 13 ans qui présentait une toux évocatrice de coqueluche évoluant depuis plus d'une semaine.

Parmi les 204 patients inclus dans l'étude, le diagnostic de coqueluche a été retenu pour 46 (23 %) d'entre eux, dont 21 cas confirmés par un examen biologique (PCR ou sérologie), 24 cas cliniques et un cas épidémiologique (contact avec un cas confirmé). La durée de la toux semblait être le signe le plus spécifique de la coqueluche. L’incidence annuelle de la coqueluche a été estimée à 145/100 000 habitants.

La mise en place d'un réseau de surveillance de la coqueluche nécessite une bonne formation des professionnels réalisant les prélèvements à visée diagnostique et la mise en place de modes opératoires standardisés pour le diagnostic de la maladie. Ainsi, une vidéo expliquant la réalisation du prélèvement nasopharyngé (écouvillonnage ou aspiration) a été mise à la disposition des professionnels de santé sur le site de l'Institut Pasteur de Paris.

Source : Eurosurveillance, Volume 16, n° 5, 3 février 2011.