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Évolution de l'épidémie de choléra à Luzaka en Zambie Médecine des voyages

Publié le 1 jan. 2018 à 11h00

Biographie

Médecin retraité, spécialisé en médecine des voyages. Membre de la Société de médecine des voyages ( depuis 2000) Formateur en vaccinologie et médecine des voyages (depuis 2000)

Liens d'intérêt

Absence de lien d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques

En Zambie, 29 décembre 2017, depuis le début de l'épidémie de choléra, en octobre, dans le district de Lusaka 1 550 cas dont 41 décès ont été notifiés.

L'Organisation mondiale de la santé prévient que l'intensité de transmission élevée dans le district de Lusaka se poursuit avec une soixantaine de cas rapportés chaque jour. Cette épidémie de choléra ne montre aucun signe de ralentissement.

L'Organisation mondiale de la santé signale que la souche responsable est Vibrio cholerae 01 Ogawa. Les résultats jusqu'à présent montrent que près de 42% des sources d'eau contiennent une contamination fécale.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, certains facteurs de risque de propagation continue ont été identifiés, notamment la consommation d'eau insalubre provenant de puits peu profonds. Les communautés résistent au recouvrement de ces puits peu profonds (qui sont considérés comme des sources d'infection) en raison du manque d'autres sources d'approvisionnement en eau.

Rappels sur le choléra :

Le choléra est une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, due à des bactéries appartenant aux sérogroupes O1 et O139 de l'espèce Vibrio cholerae. La maladie résulte de l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés. Une fois dans l'intestin, les vibrions sécrètent la toxine cholérique, principale responsable de l'importante déshydratation qui caractérise l'infection.

L'incubation, de quelques heures à quelques jours, est suivie de violentes diarrhées et de vomissements, sans fièvre. La période d'incubation courte augmente le caractère potentiellement explosif des épidémies. En l'absence de traitement, la mort survient en 1 à 3 jours, par collapsus cardio-vasculaire dans 25 à 50% des cas. La mortalité est plus élevée chez les enfants, les personnes âgées et chez les individus fragilisés.

Le risque de choléra est très faible pour le voyageur et le vaccin contre la choléra n'est conseillé que dans des cas très spécifiques, pris en compte par le système expert de MesVaccins.net et Medecinedesvoyages.net. Il est conseillé de :

  • Se laver fréquemment les mains à l'eau et au savon, en particulier avant toute prise alimentaire ;
  • Éviter l'usage des serviettes collectives ;
  • Ne manger que des aliments cuits ;
  • Éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits ;
  • Peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes ;
  • Ne boire que de l'eau minérale en bouteille capsulée ou de l'eau traitée (par chloration, par Troclosène sodique ou par ébullition) ;
  • Ne pas consommer de glaçons, de crèmes glacées ou sorbets en vente publique.

Source : Outbreak News Today.