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Foyers épidémiques de choléra au Chili Médecine des voyages

Publié le 22 sept. 2018 à 09h54

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Le ministère de la Santé du Chili a confirmé que de juin à mi-septembre 2018, 31 personnes ont été infectées par le vibrion du choléra dans 3 différentes régions du pays.

Selon les données du Secrétariat régional ministériel (Seremi) de la santé de la région métropolitaine de Santiago, 29 patients sont de cette région, dans les municipalités de La Florida (4 cas), Huechuraba, Las Condes, Vitacura, La Reina, Penalolen, Puente Alto, La Cisterna, Pedro Aguirre Cerda, Santiago, Maipu, la gare centrale, Renca, Quinta Normal, Conchali, Independencia, Recoleta et Providencia.

D'autres cas se sont produits dans les régions de Valparaiso et Atacama.

Le sérogroupe de la bactérie responsable Vibrio cholerae n'est pas précisé. Selon le Seremi les eaux polluées des canaux d'irrigation des cultures maraichères auraient été l'élément déclencheur de cette épidémie. 

Rappels sur le choléra

Le choléra est une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, due à des bactéries appartenant aux sérogroupes O1 et O139 de l'espèce Vibrio cholerae.La maladie résulte de l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés. Une fois dans l'intestin, les vibrions sécrètent la toxine cholérique, principale responsable de l'importante déshydratation qui caractérise l'infection. 

L'incubation, de quelques heures à quelques jours, est suivie de violentes diarrhées et de vomissements, sans fièvre. La période d'incubation courte augmente le caractère potentiellement explosif des épidémies. En l'absence de traitement, la mort survient en 1 à 3 jours, par collapsus cardio-vasculaire dans 25 à 50% des cas. La mortalité est plus élevée chez les enfants, les personnes âgées et chez les individus fragilisés.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la vaccination devrait être envisagée pour les voyageurs à haut risque tels que les secouristes / secouristes qui sont susceptibles d'être directement exposés. La vaccination n'est généralement pas recommandée pour les autres voyageurs. 

Le risque de choléra est très faible pour le voyageur et le vaccin contre la choléra n'est conseillé que dans des cas très spécifiques, pris en compte par le système expert de MesVaccins.net et Medecinedesvoyages.net. Il est conseillé de :

  • se laver fréquemment les mains à l'eau et au savon, en particulier avant toute prise alimentaire ;
  • éviter l'usage des serviettes collectives ;
  • ne manger que des aliments cuits ;
  • éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits ;
  • peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes ;
  • ne boire que de l'eau minérale en bouteille capsulée ou de l'eau traitée (par chloration, par Troclosène sodique ou par ébullition) ;
  • ne pas consommer de glaçons, de crèmes glacées ou sorbets en vente publique.

Source : Promed.


Maladie : Choléra

Vaccin : DUKORAL

Références principales :