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Un foyer épidémique de choléra sévit à Kampala en Ouganda Médecine des voyages

Publié le 14 jan. 2019 à 14h52

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Ouganda, le 5 janvier 2019, le ministère de la Santé a été informé de 4 cas présumés de choléra, qui avaient été vus à l'hôpital Kirudu avec une diarrhée et des vomissements qui avaient commencé le 4 janvier 2019.

Ces cas présumés de choléra provenaient du quartier de Kabowa, division de Rubaga à Kampala. Les agents de santé de l'hôpital Kirudu ont immédiatement suspecté le choléra et leur ont fourni les soins médicaux appropriés.

Par la suite, trois autres patients ont été reçus le lendemain et au 8 janvier, il y avait 10 cas suspects dont 2 cas ont été confirmés. La majorité des cas ont une évolution clinique favorable.

Rappels sur le choléra :

Le choléra est une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, due à des bactéries appartenant aux sérogroupes O1 et O139 de l'espèce Vibrio cholerae. La maladie résulte de l'absorption par la bouche d'eau ou d'aliments contaminés. Une fois dans l'intestin, les vibrions sécrètent notamment la toxine cholérique, principale responsable de l'importante déshydratation qui caractérise l'infection : les pertes d'eau et d'électrolytes. L'incubation - de quelques heures à quelques jours - est suivie de violentes diarrhées et de vomissements, sans fièvre. En l'absence de traitement, la mort survient en 1 à 3 jours, par collapsus cardio-vasculaire dans 25 à 50% des cas. La mortalité est plus élevée chez les enfants, les personnes âgées et chez les individus fragilisés. 

Le risque pour les voyageurs est très faible. Les travailleurs et les voyageurs internationaux qui se rendent dans des pays touchés par le choléra doivent appliquer les précautions nécessaires en matière d'hygiène afin de réduire leur risque d'infection.

En cas de forte diarrhée, la mesure la plus importante est la réhydratation orale (boissons de source sûre et sachets de réhydratation). 

Le risque de choléra est très faible pour le voyageur et le vaccin contre la choléra n'est conseillé que dans des cas très spécifiques, pris en compte par le système expert de MesVaccins.net et Medecinedesvoyages.net. Il est conseillé :

  • de se laver fréquemment les mains à l'eau et au savon, en particulier avant toute prise alimentaire ;
  • d'éviter l'usage des serviettes collectives ;
  • de ne manger que des aliments cuits ;
  • d'éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits ;
  • de peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes ;
  • de ne boire que de l'eau minérale en bouteille capsulée ou de l'eau traitée (par chloration, par Troclosène sodique ou par ébullition) ;
  • de ne pas consommer de glaçons, de crèmes glacées ou sorbets en vente publique.

Source : Outbreak News Today.


Maladie : Choléra

Vaccin : DUKORAL

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