Le vaccin méningococcique quadrivalent conjugué MENACTRA® approuvé dès l'âge de 9 mois aux Etats-Unis

Publié le 24 avr. 2011 à 19h09

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

L'Agence des produits de santé des Etats-Unis (US Food and Drug Administration, FDA) a approuvé l'utilisation du vaccin méningococcique quadrivalent conjugué MENACTRA® (Sanofi Pasteur) chez les enfants dès l'âge de 9 mois pour la prévention des infections invasives à méningocoques A-C-W135-Y.

Le vaccin MENACTRA® était auparavant utilisé aux US à partir de l'âge de 2 ans seulement, et jusqu'à l'âge de 55 ans. Ce vaccin n'est pas commercialisé en Europe, contrairement au vaccin MENVEO®, autre vaccin méningococcique quadrivalent conjugué fabriqué et distribué par le laboratoire Novartis. Les enfants âgés de moins d'un an présentent en effet le risque le plus élevé d'infection invasive à méningocoque (méningite ou septicémie). Le vaccin est administré selon un schéma à deux doses (première dose à l'âge de 9 mois et deuxième dose trois mois plus tard, à l'âge de 12 mois).

La sécurité du vaccin MENACTRA® chez les nourrissons a été évaluée dans quatre études cliniques. Les effets indésirables les plus fréquents étaient une douleur au point d'injection et une irritabilité de l'enfant. Une réaction fébrile était observée avec la même fréquence que pour les autres vaccins habituellement administrés au même âge. Le fabricant indique sur son site web que la vaccination doit être évitée chez les personnes ayant une allergie connue à un composant de ce vaccin, incluant le latex contenu dans le bouchon du flacon, ainsi qu'aux personnes ayant un antécédent de syndrome de Guillain-Barré.

Source : Medscape.