Propagation de l'hépatite E en Namibie Médecine des voyages

Publié le 7 déc. 2019 à 14h56

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Namibie, le ministère de la Santé et des Services sociaux a notifié une propagation du foyer d'hépatite E.

Depuis le 1er cas observé dans la région Omaheke en décembre 2017, environ 137 autres cas ont été confirmés entre mars et novembre 2019 dont un décès.

La plupart des cas ont été rapportés dans la région de la ville de Gobabis, principalement dans la communauté de Kanaan C, où 123 cas ont été signalés. Cette est en raison d'un manque d'eau potable, d'un manque d'installations d'assainissement et la défécation en plein air que la maladie se propage. 

Rappels sur l'hépatite E

Le virus de l'hépatite E, du genre Hepevirus et de la famille des Hepeviridae, est transmis principalement par de l'eau de boisson contaminée ou plus accessoirement par des aliments provenant d'animaux infectés ou encore par voie materno-fœtale.

Le virus de l'hépatite E entraîne des cas sporadiques ou des épidémies d'hépatite virale aiguë. La maladie est le plus souvent asymptomatique ou bénigne. Après une incubation de 3 à 8 semaines, les formes symptomatiques se manifestent par un ictère, une hépatomégalie, des nausées et vomissements ; ces symptômes régressent spontanément en 4 à 6 semaines. La maladie est particulièrement grave chez les femmes enceintes, chez lesquelles elle est responsable d'une mortalité élevée.

Le voyageur doit respecter les règles d'hygiène individuelle :

  • se laver souvent les mains à l'eau et au savon, notamment avant chaque repas ;
  • éviter l'usage de serviettes collectives pour s'essuyer les mains ou le visage ;
  • ne manger que des aliments bien cuits ;
  • éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits ;
  • peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes ;
  • ne boire que de l'eau minérale en bouteille capsulée ou de l'eau traitée (par chloration, par troclosène sodique ou par ébullition) ;
  • ne pas consommer de glaçons, de crèmes glacées ou sorbets en vente publique.

Source : Promed.