Fermeture des frontières du Chili en raison de la pandémie de COVID-19 Médecine des voyages

Publié le 28 mar. 2020 à 13h25

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Suite à l'évolution de la pandémie de COVID-19,  le gouvernement du Chili a adopté les mesures suivantes :

  • Frontières terrestres, maritimes et aériennes fermées depuis le 18 mars. Néanmoins, les ressortissants chiliens et les étrangers avec un statut de résident permanent au Chili, peuvent entrer dans le pays mais devront, quelle que soit leur provenance, se soumettre à une quarantaine obligatoire de 14 jours. Ils doivent informer l'Autorité sanitaire de l'adresse de la mise en isolement.
  • Les transits aéroportuaires en zone internationales sont possibles.
  • Les étrangers de passage peuvent sortir du pays mais uniquement par voie aérienne. L'espace aérien est actuellement ouvert jusqu'au 2 avril. De nombreuses compagnies ont déjà commencé à suspendre des liaisons aériennes et des annulations de vols sont très fréquentes. 
  • Il est recommandé aux Français de passage de contacter immédiatement leur compagnie aérienne pour rentrer en France ou dans leur pays de résidence dans les meilleurs délais.
  • Une mesure de quarantaine obligatoire a été décrétée le 25 mars pour sept quartiers de Santiago : Santiago centre, Independencia, Providencia, Ñuñoa, Las Condes, Vitacura et Lo Barnechea. Les passagers devant se rendre à l'aéroport de Santiago pour prendre un vol pourront circuler en présentant leur billet ou leur réservation sur leur téléphone. Pour les Français de passage se trouvant dans les sept quartiers concernés, des autorisations spéciales permettant de se déplacer (pour une durée limitée) au supermarché, à la pharmacie ou pour une consultation médicale pourront être obtenues de manière présentielle dans les commissariats des Carabineros. Sauf urgence médicale avérée, tous les autres déplacements sont interdits. La mesure ne s'applique pas dans les autres quartiers de Santiago, où continue en revanche de s'appliquer le couvre-feu à partir de 22h00 et jusqu'à 5h00 du matin (cf. point suivant).

Un couvre-feu national a été instauré sur l'ensemble du territoire de 22h00 à 5h00 du matin. Sauf urgence médicale avérée, tous les déplacements sont interdits sur cette plage horaire, à moins de disposer d'un sauf-conduit devant être obtenu auprès des commissariats des Carabineros. Sur l'île de Pâques, ce couvre-feu démarre à 14h00 (jusqu'à 5h00 du matin).

Certaines autres zones du pays ont pris des mesures locales de confinement : île de Pâques (14 jours à partir du 19 mars) et la commune de Caleta Tortel (14 jours à partir du 14 mars), ville de Puerto Williams (région de Magallanes) depuis le 22 mars ; « Cordon sanitaire » autour de la ville de Chillán (région Ñuble) et de la ville de San Pedro de la Paz (région Bio Bio) ; durcissement des douanes sanitaires pour accéder à l'archipel de Chiloé.

Restriction des déplacements : interdiction des Chiliens et résidents de transiter vers leurs résidences secondaires ; mise en place progressive de « douanes sanitaires » entre chaque région pour contrôler la propagation du virus. Obligation de disposer de passeports sanitaires pour accéder à 8 régions du pays ayant le moins de cas de contagion : Arica, Tarapacá, Antofagasta, Atacama, Coquimbo, Los Lagos, Aysén y Magallanes. Les voyageurs doivent télécharger un « passeport régional sanitaire » sur la page www.c19.cl , qu'ils peuvent présenter y compris sur leur téléphone portable. Les personnes considérées à haut risque (selon la provenance du pays et d'éventuels premiers symptômes) ou ayant de la fièvre devront repartir dans la ville d'où ils viennent effectuer un test et une quarantaine.

Pour les Français de passage au Chili, une cellule de réponse téléphonique est ouverte à l'ambassade pour répondre aux questions sur le Covid-19 : les numéros de téléphone dédiés sont publiés sur la Foire aux questions relative au coronavirus disponible sur le site de l'ambassade.

Au Chili, les personnes présentant des symptômes d'infection respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoires) et ayant voyagé au cours du mois écoulé dans un pays touché par l'épidémie de Covid-19, ou ayant été en contact avec une personne porteuse du virus, doivent prendre les précautions d'usage pour ne pas contaminer l'entourage (s'isoler, rester à distance, se protéger la bouche lors de la toux, au besoin par un masque, utiliser des mouchoirs jetables, et bien se laver les mains) et 1) soit se rendre au service des urgences le plus proche, en signalant immédiatement leurs symptômes et le fait d'avoir voyagé dans une zone touchée par l'épidémie de Covid-19 ou d'avoir été en contact avec une personne porteuse du virus, 2) soit contacter le numéro spécial mis en place par le ministère chilien de la Santé (numéro 600 360 77 77 ou le site www.saludresponde.cl – en espagnol).

Les mesures prises par les autorités locales sont évolutives, il convient de se tenir informé en consultant notamment le site du ministère chilien de la Santé.

Source : France Diplomatie, Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.