Covid 19

Dernière mise à jour : 11 avril 2021 23:56:33


La maladie

Mise à jour le 12 avril 2021.

Pas de lien entre vaccination anti-covid et thromboses (phlébites, embolies pulmonaires). Lien possible entre certains accidents thrombo-emboliques exceptionnels (coagulation intravasculaire disséminée, thrombose veineuse cérébrale) et la vaccination par le vaccin d'AstraZeneca chez des femmes jeunes âgées de moins de 55 ans. Pour optimiser le rapport bénéfice/risque de la vaccination anti-covid, le vaccin Vaxzevria (AstraZeneca) n'est recommandé qu'à partir de l'âge de 55 ans.

Pour les personnes âgées de moins de 55 ans ayant déjà reçu une dose de Vaxzevria, administration pour la seconde dose d'un vaccin à ARNm (Comirnaty ou COVID-19 Vaccine Moderna)

1. Définition.

Maladie respiratoire émergente apparue en Chine fin 2019 avant de diffuser dans le monde entier, la covid 19 est causée par un coronavirus, le SARS-CoV-2.

2. Agent pathogène.

Le SARS-CoV-2 appartient à la famille des coronavirus (CoV), dénomination liée à la « couronne » que forment certaines protéines à la surface de ces virus. Il a été identifié pour la première fois à Wuhan en Chine, en décembre 2019. Il est responsable de la covid 19 (acronyme issu de coronavirus disease 2019).

Les coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des maladies graves comme le MERS-COV ou le SRAS.

Il s'agit de virus à ARN (acide ribonucléique) enveloppés. Les virus enveloppés sont plus fragiles que les virus non enveloppés (ou virus "nus") et facilement détruits par les antiseptiques.

Variants du SARS-CoV-2.

D’une manière générale, les virus à ARN mutent plus facilement que les virus à ADN (acide désoxyribonucléique) la réplication du génome du virus lors de sa multiplication a tendance à générer des erreurs.

Par rapport à d'autres virus à ARN (virus de la grippe, VIH), le coronavirus est plutôt stable car il possède une enzyme, appelée exoribonucléase, qui corrige les erreurs de copie.

Pas assez stable toute fois pour empêcher l'apparition de variants dont certains ont un avantage leur permettant de diffuser de manière plus importante dans la population. C'est ainsi que depuis septembre des variants sont apparus dans plusieurs pays (Royaume-Uni, Afrique du Sud, Brésil, mais aussi Japon et Etats-Unis). Ces variants comportent plusieurs mutations de la séquence du génome viral du SARS-CoV-2, celle-ci codant des protéines (notamment la protéine S) différentes. Ces mutations peuvent augmenter la transmissibilité du virus, sa virulence ou affecter sa détection par certains tests.

Les principaux variants d'intérêt en France sont les suivants :

  • 20I/501Y.V1 : Royaume-Uni (très répandu dans l'hexagone) ;
  • 20H/501Y.V2 : Afrique du Sud (circule notamment en Moselle et à Mayotte) ;
  • 20J/501Y.V3 : Brésil. 

Qu'en est-il de l'efficacité des vaccins actuellement utilisés contre ces variants ?

Les études réalisées montrent que les vaccins restent efficaces contre le variant apparu au Royaume-Uni. C'est moins évident pour le variant qui diffuse actuellement en Afrique du Sud.

3. Clinique.

L'incubation est en moyenne de 5 à 6 jours, avec des extrêmes pouvant aller de deux à quatorze jours.

Les signes les plus fréquents sont ceux d’une maladie virale respiratoire : fièvre, toux sèche et fatigue.

D'autres symptômes sont moins souvent rencontrés chez les patients atteints de covid 19: anosmie (perte de l'odorat) et agueusie (perte du goût), rhinite, conjonctivite, mal de gorge, céphalées, douleurs musculaires ou articulaires, éruption cutanée, nausées ou vomissements, diarrhée, frissons ou vertiges.

Une perte brutale de l'odorat (anosmie), associée ou non à une perte du goût (agueusie), est caractéristique de la maladie mais elle n'est pas toujours présente.

Des manifestations neurologiques, cognitives, cardiovasculaires, digestives, hépatiques, rénales, métaboliques, musculo-squelettiques, psychiatriques, dermatologiques sont également possibles, ainsi que la décompensation d’une maladie chronique.

Les tableaux cliniques sont très variés et vont des formes asymptomatiques aux formes graves se manifestant soit d'emblée, soit après une semaine par des symptômes traduisant l’installation d’un syndrome inflammatoire : dyspnée (difficulté à respirer), perte d’appétit, état confusionnel, douleur ou sensation d’oppression thoracique, fièvre. Ces signes rapidement évolutifs nécessitent une hospitalisation.

Dans les formes les plus graves, l'apparition d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë peut entraîner la mort, notamment chez les personnes plus fragiles du fait de leur âge ou en cas de maladie chronique.

Les formes asymptomatiques ou peu symptomatiques sont les plus fréquentes.

La majorité des patients atteints de covid 19 relève donc d'une prise en charge en ambulatoire.

Les signes cliniques peuvent persister plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Dans de très rares cas, les enfants peuvent développer un syndrome inflammatoire grave (Pediatric inflammatory multisystem syndrom ou PIMS) quelques semaines après l’infection. En France, l’incidence des PIMS en lien avec la covid 19 a été estimée à 15,7 cas par million d’habitants dans la population des moins de 18 ans.

4. Transmission

La transmission interhumaine se fait surtout par gouttelettes respiratoires ou aérosols émis lors de la parole, de la toux ou d'éternuements.

Une proportion importante de personnes infectées, notamment d'enfants, ne présente que peu ou pas de symptômes mais peut néanmoins transmettre la maladie. 

La phase contagieuse est de 8 jours en moyenne et commence environ 2 à jours avant le début des symptômes.

5. Diagnostic

Les symptômes étant souvent communs à de nombreuses infections virales respiratoires, l’outil le plus sûr pour établir un diagnostic de covid 19 est la RT-PCR. Ce test consister à détecter certaines séquences du génome du virus après en avoir amplifié certaines séquences, opération qui nécessite au préalable une rétro-transcription (RT) de l'ARN viral. Le résultat de ce test est disponible en 24h-48h. D'autres tests moléculaires sont utilisés, comme la RT-LAMP.

Les tests antigéniques, moins sensibles, permettent de confirmer en 15-30 mn le diagnostic.

Enfin, la sérologie permet de confirmer l’infection par le SARS-CoV-2 a posteriori et dans le cadre d’un diagnostic de rattrapage : elle peut être utilisée chez des personnes symptomatiques chez lesquelles un premier test par RT-PCR s’est révélé négatif, 1 à 2 semaines après le début des symptômes.

6. Prévention

Hygiène

Les mesures d'hygiènes reposent d'abord sur le respect des mesures barrières : se laver les mains, éternuer et tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, se saluer sans contact physique, respecter une distance d'au moins 2 mètres (nouvelle recommandation, au lieu d'un mètre auparavant) et porter un masque adapté lorsque c'est recommandé. 

Sur le plan collectif, il faut également limiter les regroupements professionnels, amicaux ou familiaux à 6 personnes au maximum. 

Il faut aussi aérer régulièrement les locaux, en raison d'une transmission possible par aérosols (ceux-ci pouvant rester longtemps en suspension dans l'air).

Vaccination : elle est associée aux mesures d'hygiène (voir ci-dessous).

7. Traitement.

Aucun traitement étiologique ne semble réellement avoir fait la preuve de son efficacité à ce jour.

8. Conseils pour les voyageurs.

La pandémie de covid 19 a été déclarée le 11 mars 2020.

La plupart des pays imposent des restrictions aux voyageurs dans le cadre de cette pandémie. Rendez-vous sur MedecineDesVoyages.net et sur diplomatie.gouv.fr pour avoir des précisions en fonction du pays de destination.

Les recommandations vaccinales

Quatre vaccins bénéficient d'une autorisation conditionnelle de mise sur le marché dans les pays de l'Union européenne pour la prévention de la covid 19 chez les adultes :

  1. Comirnaty ;
  2. COVID-19 Moderna Vaccine ;
  3. Vaxzevria (AstraZeneca) ;
  4. Janssen COVID-19 Vaccine.

Les deux premiers sont des vaccins à acide ribonucléique (ARN) messager (ARNm) (à nucléoside modifié), le troisième est un vaccin à vecteur viral non réplicatif.

D'autres vaccins sont en cours d'essai clinique.

Les vaccins concernés peuvent être consultés ici. Ils correspondent à différents modes de préparation ou mécanismes d'action :

  • Les vaccins inactivés (en anglais "killed vaccines") correspondent à des virus entiers (SARS-CoV-2) inactivés. C'est l'approche la plus classique, utilisée pour le virus de la poliomyélite par exemple.
  • Les vaccins vivants atténués.
  • Les vaccins à acides nucléiques : vaccins à ARNm (acide ribonucléique messager) ou vaccins à ADN (acide désoxyribonucléique) du SARS-CoV-2.
  • Les vaccins utilisant un vecteur viral vivant (réplicatif ou non) pour délivrer l'antigène du SARS-CoV-2.
  • Les vaccins sous-unitaires contiennent un ou plusieurs antigènes du SARS-CoV-2.
  • Les vaccins VLP (pseudo-particules virales non infectieuses).

Les recommandations générales

Les objectifs du programme de vaccination sont :

  • la réduction de la morbi-mortalité attribuable à la covid 19 (hospitalisations, admissions en soins intensifs et décès) ;
  • le maintien des activités du pays, et particulièrement le système de santé en période d’épidémie.

Il est prévu de vacciner l'ensemble de la population française adulte (≥ 18 ans) en 2021, mais en commençant par les personnes les plus prioritaires. La priorité est définie par les facteurs de risque d'exposition à la covid 19 et surtout les facteurs de gravité de cette maladie.

Pour répondre à ces objectifs, la vaccination contre le SARS-CoV-2 est proposée prioritairement aux populations les plus à risque de formes graves et les plus exposées au risque d’infection, c’est-à-dire les populations associant notamment un âge élevé, des comorbidités et des conditions d’hébergement collectifs. 

Les objectifs du programme et la stratégie de priorisation pourront évoluer selon les connaissances acquises sur l’efficacité des vaccins sur les formes asymptomatiques et sur la transmission. 

La stratégie de priorisation définit cinq phases temporelles successives selon le calendrier prévisionnel d'approvisionnement en vaccins. Ces phases, décrites ci-dessous, pourront évoluer avec le temps.

Les recommandations particulières

L’âge est le facteur le plus fortement associé au risque d’hospitalisation ou de décès dans toutes les études. Ces études montrent un accroissement quasi-exponentiel du risque par décennie supplémentaire dès 50 ans.

L’influence jouée par les comorbidités (terme désignant l'existence d'affections chroniques associées) dans la gravité de la covid 19 apparaît moindre.

D'autres facteurs de risque influencent la transmission (profession de santé, vie en collectivité ou dans des conditions précaires).

1. Facteurs de risque de covid grave

L'évaluation des facteurs de risque de covid grave, sur laquelle se fonde le ministère de la santé pour déterminer quelles personnes doivent être vaccinées en priorité et selon quelles modalités, est conduite par plusieurs instances :

  • La Haute Autorité de santé (HAS), qui publie les recommandations issues de la Commission technique des vaccinations. La HAS a distingué, parmi la liste de comorbidités étudiées, celles dont le sur-risque était confirmé à ce jour et celles pour lesquelles les données étaient non concluantes ou discordantes (avis du 1er mars 2021).
  • Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP, avis du 29 octobre 2020). 
  • Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, nouvelle instance dédiée à la vaccination anti-covid, présidée par le Pr Alain Fischer, notamment l'avis du 14 janvier 2021 (maladies rares). 
  • La décision ultime établissant la liste des facteurs de risque et leur priorisation appartient au ministère de la santé (Direction générale de la santé, qui publie ses décisions dans des messages "DGS-Urgent").

Afin de faire la synthèse des recommandations provenant de ces différentes instances, on peut identifier trois catégories d'affections considérées comme des facteurs de risque de covid grave :

  • Très haut risque de décès (risque relatif > 3) : affections identifiées par la HAS, auxquelles sont ajoutées les cancers traités par chimiothérapie, les maladies rénales chroniques sévères en dehors de l'insuffisance rénale terminale et les maladies rares (encadré 1) ;
  • Haut risque de décès (HAS) (risque relatif entre 1,5 et3) ;
  • Risque possible d'hospitalisation et de décès (pour l'essentiel des affections identifiées par le HCSP dans son avis du 29 octobre 2020 ; risque relatif non déterminé).

1.1. Très haut risque de décès

  • Cancers et maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • Maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • Transplantations d’organes solides ;
  • Transplantations par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ;
  • Trisomie 21 ;
  • Certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (encadré n° 1 ci-dessous).

1.2. Haut risque de décès

  • Diabète (de type 1 et de type 2), pour lequel il apparaît que le risque associé pourrait être plus élevé chez les diabétiques plus jeunes ;
  • Obésité (IMC > 30 kg/m2), ce risque augmente avec l’IMC (IMC > 40 kg/m2) et pourrait être plus élevé chez les plus jeunes ;
  • Bronchopneumopathie obstructive (BPCO) et insuffisance respiratoire ;
  • Insuffisance cardiaque ;
  • Hypertension artérielle compliquée ; 
  • Maladies hépatiques chroniques et en particulier la cirrhose ;
  • Troubles psychiatriques ;
  • Démence ;
  • Antécédent d’accident vasculaire cérébral.

1.3. Autres facteurs de risque de covid grave

On considère ces affections comme étant potentiellement des facteurs de risque indépendants de covid grave. Les recoupements avec les catégories précédentes on été exclus.

  • Antécédent de chirurgie cardiaque ;
  • Antécédent de coronaropathie ;
  • Asthme sévère ;
  • Fibrose pulmonaire ;
  • Mucoviscidose ;
  • Apnée du sommeil ;
  • Insuffisance rénale chronique non dialysée ;
  • Immunodépression congénitale ou acquise ;
  • Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ; 
  • Maladie du motoneurone ;
  • Myasthénie grave ;
  • Sclérose en plaques ;
  • Maladie de Parkinson ;
  • Paralysie cérébrale ;
  • Quadriplégie ou hémiplégie ; 
  • Maladie cérébelleuse progressive.

2. Personnes prioritaires pour lesquelles la vaccination est en cours

2.1. Nouveau 11 avril 2021 Personnes âgées de 55 ans et plus (au lieu de 70 ans auparavant), que ces personnes présentent ou non des facteurs de risque

2.2. Femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse 

2.3. Personnes vulnérables à très haut risque (catégorie 1.1. ci-dessus)

2.4. Personnes âgées de 50 à 54 ans révolus avec comorbidités (catégories 1.2. et 1.3. ci-dessus)

2.5. Résidents avec mode d'hébergement à risque

  • Résidents en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, unité de soins de longue durée, résidence autonomie ou services
  • Personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge, hébergées en maison d’accueil spécialisée (MAS) ou foyer d’accueil médicalisé (FAM)
  • Résidents de 55 ans et plus dans les foyers de travailleurs migrants (FTM) (vaccination possible au sein de l'établissement)

2.6. Professionnels à risque

Les professionnels du secteur de la santé et du secteur médicosocial appartenant aux catégories suivantes :

  • l’ensemble des professionnels de santé (encadré n° 2) ;
  • autres professionnels des établissements de santé et des établissements et services médico-sociaux ;
  • professionnels des résidences services ;
  • professionnels des centres d’hébergement spécialisés pour les personnes atteintes de covid 19 ;
  • professionnels de l’aide à domicile et les salariés du particulier employeur intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables (recevant l’APA ou la PCH) ;
  • prestataires de services et distributeurs de matériels (PSDM) intervenant au domicile des patients ;
  • sapeurs-pompiers professionnels et volontaires ;
  • personnels composant les équipages des véhicules des entreprises de transport sanitaire ;
  • étudiants et élèves en santé au contact des patients ;
  • assistants de régulation médicale durant leurs stages en établissement ou en SMUR ;
  • professions à « usage de titre » reconnues par diverses lois non codifiées :
    • ostéopathe ;
    • chiropracteur ;
    • psychothérapeute ;
    • psychologue.
  • secrétaires médicales en cabinet de ville et les assistants médicaux.

 

Encadré n° 1 : Maladies rares à très haut risque de covid grave

AnDDI-Rares - Anomalies du développement déficience intellectuelle de causes rares.

  • cardiopathies congénitales cyanogènes avec insuffisance cardiaque instable
  • fibroses pulmonaires congénitales ou acquises ou ventilation dépendantes

BRAIN-TEAM - Maladies rares à expression motrice ou cognitive du système nerveux central.

  • angiopathie de moyamoya
  • CADASIL et leucoencéphalopathies vasculaires familiales apparentées Thromboses veineuses cérébrales
  • dissections des artères cervicales et cérébrales héréditaires Malformations artério-veineuses cérébrales
  • cavernomes cérébraux héréditaires

FAI2R - Maladies auto-immunes et auto-inflammatoires systémiques rares

  • patients qui vont recevoir des corticoïdes (>15mg pendant plus de 3 semaines)
  • patients qui vont recevoir des immunosuppresseurs et du RITUXIMAB

FILFOIE - Maladies hépatiques rares de l’enfant et de l’adulte

  • maladies rares du foie sous immunosuppresseurs, en particulier les hépatites auto-immunes (avec ou sans greffe).
  • déficits du trafic intracellulaire chez les enfants (NBAS : neuroblastoma amplified sequence)

FILNEMUS - Maladies neuromusculaires

  • myopathies avec capacités vitales forcées inférieures à 70 %

FILSLAN - Sclérose latérale amyotrophique

  • scléroses latérales amyotrophiques (SLA)

FIMARAD - Maladies rares en dermatologie

  • incontinentia pigmenti

FIMATHO - Maladies rares abdomino -thoraciques

  • pancréatites auto-immunes (sous immunosuppresseurs ou non) de type 1 (maladie à IgG4)
  • pancréatites auto-immunes (sous immunosuppresseurs ou non) de type 2
  • pancréatites chroniques compliquées de diabète (type 3, pancréatoprive) peu importe l’âge (toutes causes rares confondues de pancréatite chronique: génétique (PRSS1, SPINK1, CTRC, CFTR, CPA1, CaSR, Cel-Cyb), tryglycéridémie sur FCS ou MCS, idiopathique, malformations pancréatiques)
  • maladies rares digestives : Enfants immunodéprimés ou sous immunosuppresseurs (au sens 1000 large incluant les biothérapies)
  • hernie de coupole diaphragmatique (uniquement pour les patients sous oxygène ou avec < 100 traitement anti HTAP)

MARIH - Maladies rares immuno-hématologiques - Déficits immunitaires héréditaires

  • patients avec déficits en AIRE, en NFBK2, et en interféron
  • patients avec un défaut de production et/ou de réponse à l'interferon alpha (ce qui inclut les défauts IFNAR, UNC, TLR3)
  • SASH3 : une forme ultra exceptionnelle qui associe parfois une neutropénie à un déficit lymphocytaire.

MHémo - Maladies hémorragiques constitutionnelles

  • personnes ayant une complication immunitaire sous la forme d’anticorps dirigés contre leur principe thérapeutique habituellement utilisé (par exemple hémophilie avec anticorps anti- facteur VIII ou anti-facteur IX)
  • personnes souffrant de maladies hémorragiques constitutionnelles qui utilisent un médicament en essai clinique
  • personnes souffrant de maladies hémorragiques constitutionnelles qui ont une comorbidité identifiée (hépatite C, HTA, diabète...)

ORKiD - Maladies rénales rares

  • patients présentant un SNI (SNLGM ou HSF) actif ou une GEM active et/ou soumis à un traitement immunosuppresseur les exposant à un risque accru de forme sévère en cas de COVID-19 (corticothérapie prolongée, anti CD20, mycophénolate mofétil,, azathioprine, cyclophosphamide, anticalcineurines (Ciclopsorine, Prograf))
  • patients atteints de vascularites (vascularite à ANCA, néphropathie du purpura rhumatoïde etc etc ) de glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux IgA, de glomérulonéphrite à dépôts de C3 et recevant à un traitement immunosuppresseur les exposant à un risque accru de forme sévère en cas de covid 19
  • patients porteurs d’un lupus disséminés soumis à un traitement immunosuppresseur les exposant à un risque accru de forme sévère en cas de covid 19 (vacciner de préférence en dehors de toute poussée)

OSCAR - Maladies rares de l’os, du calcium et du cartilage

  • APECED ou polyendocrinopathie auto-immune de type 1
  • pathologies osseuses constitutionnelles avec insuffisance respiratoire, avec syndromes restrictifs / déformation thoracique ou insuffisance rénale ou atteinte pluriorganes ou déficit immunitaire

 

Encadré n° 2 : professionnels de santé prioritaires pour la vaccination contre la covid 19

  • professions médicales :
    • médecin,
    • chirurgien-dentiste ou odontologiste,
    • sage-femme.
  • professions de la pharmacie et de la physique médicale : 
    • pharmacien,
    • préparateur en pharmacie et préparateur en pharmacie hospitalière,
    • physicien médical.
  • auxiliaires médicaux, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et ambulanciers :
    • infirmier de soins généraux ou spécialisé(e), infirmier ou infirmière en pratique avancée, o Masseur-kinésithérapeute,
    • pédicure-podologue,
    • ergothérapeute et de psychomotricien,
    • orthophoniste,
    • orthoptiste,
    • manipulateur d'électroradiologiemédicale,
    • technicien de laboratoire médical,
    • audioprothésiste,
    • opticien-lunetier,
    • prothésiste et orthésiste pour l'appareillage des personnes handicapées, 
    • diététicien,
    • aide-soignant,
    • auxiliairedepuériculture,
    • ambulancier,
    • assistantdentaire.
  • conseillers en génétique
  • biologistes médicaux

4. Vaccination ultérieure

  • Personnes âgées de 50 à 54 ans sans comorbidités (en bonne santé) ;
  • Professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période épidémique (éducation, sécurité, alimentaire) ;
  • Personnes vulnérables et précaires et les professionnels qui les prennent en charge ;
  • Personnes vivant dans des hébergements confinés ou des lieux clos ;
  • Le reste de la population à partir de l'âge de 18 ans.

Le schéma vaccinal

1. Critères de choix du vaccin

Le 19 mars 2021, la HAS a recommandé de restreindre l'administration du vaccin Vaxzevria (AstraZeneca) aux personnes âgées de 55 ans et plus.

Le 8 avril 2021, la HAS recommande une stratégie prime-boost aux personnes ayant déjà reçu une première dose de Vaxzevria (seconde dose avec un vaccin à ARNm).

Les Figures 1 et 2 résument le choix du vaccin et le lieu de la vaccination en fonction de l'âge, de la profession et de l'existence de facteurs de risque.

Figure 1 : La vaccination pour le grand public.

Figure 2 : La vaccination pour les professionnels.

2. Schéma vaccinal

Selon le résumé des caractéristiques du produit :

Adaptation au contexte national. Un délai de 12 semaines doit être respecté entre la première et la deuxième injection de vaccin AstraZeneca, comme recommandé par la HAS dans son avis du 1er mars 2021, pour les personnes de 55 ans et plus.

A compter du mercredi 14 avril 2021, conformément aux recommandations de la HAS et du fait de la baisse de l’âge moyen des personnes vaccinées, les nouveaux rendez-vous de vaccination par un vaccin à ARN messager (Comirnaty ou COVID-19 Moderna Vaccine) devront respecter un espacement maximal de 6 semaines (42 jours). Cela ne concerne pas les rendez-vous pris avant cette date.

S’agissant des personnes gravement immunodéprimées, il appartient au médecin supervisant la vaccination de déterminer si un délai de 28 jours doit être maintenu.

3. Conduite à tenir en cas d'antécédent de covid 19

Conformément à l’avis de la HAS du 11 février 2021, les personnes immunocompétentes ayant fait une infection datée et avérée par le SARS-CoV-2 (symptomatique ou non) doivent être considérées comme protégées pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois, contre l’infection par le SARS- CoV-2 par l’immunité post-infectieuse. Il est donc recommandé de réaliser leur vaccination au-delà de ce délai de 3 mois après l’infection, de préférence avec un délai proche de 6 mois.

A ce stade des connaissances, la réponse immunitaire à la vaccination des personnes ayant déjà été infectées est de type anamnestique, ce qui conduit à ne proposer qu’une seule dose de vaccin aux personnes immunocompétentes ayant fait une infection par le SARS-CoV-2. La mise en œuvre de cette recommandation est essentielle pour faire bénéficier au plus vite des doses disponibles à l’ensemble des personnes de la cible.

Les situations particulières suivantes doivent toutefois être prises en compte :

  • les personnes présentant une immunodépression avérée (en particulier celles qui reçoivent un traitement immunosuppresseur) et les personnes âgées hébergées en établissement (EHPAD, USLD) doivent, après un délai de 3 mois après le début de l’infection par le SARS-CoV-2, être vaccinées par le schéma à deux doses ;
    les personnes qui ont reçu une première dose de vaccin et qui présentent une infection par le SARS-CoV2 avec PCR positive dans les jours qui suivent cette première vaccination ne doivent pas recevoir la seconde dose dans les délais habituels, mais dans un délai de 3 à 6 mois après l’infection.

4. Une troisième dose de vaccin est recommandée pour les personnes immunodéprimées

Conformément à l’avis du 6 avril 2021 du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, l’injection d’une troisième dose de vaccin à ARNm est nécessaire pour les personnes gravement immunodéprimées (transplantés d’organes solides, transplantés récents de moelle osseuse, patients dialysés, patients atteints de maladies auto-immunes sous traitement immunosuppresseur fort de type anti-CD20 ou anti-métabolites). Cette troisième injection doit intervenir 4 semaines au moins après la deuxième dose, ou dès que possible pour les personnes qui auraient déjà dépassé ce délai.

Des recommandations seront ultérieurement émises concernant la nécessité d’une troisième dose pour les insuffisants rénaux chroniques non dialysés, les patients atteints de cancers et les patients atteints de maladies auto-immunes sous d’autres traitements immunosuppresseurs.

Les données épidémiologiques

Santé publique France publie toutes les semaines un point épidémiologique national et des points régionaux sur l'épidémiologie de la covid 19. La pharmacovigilance est assurée par l'Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM).

Les liens suivants permettent d'accéder aux données actualisées.

Les références

  1. Stratégie vaccinale contre la covid 19 du ministère de la santé.
  2. Tous les vaccins contre la covid 19.
  3. Santé publique France. Vos recommandations vaccinales personnalisées contre la covid 19.
  4. Informations sur la COVID-19. Site officiel du gouvernement français.
  5. Protocole de prise en charge de l'anaphylaxie dans le cadre d'une vaccination.
  6. Effets indésirables du vaccin COMIRNATY de Pfizer-BioNTech : ce qu'il faut savoir.
  7. Vaccins contre la covid 19 - Guide professionnels de santé - Pourquoi et comment déclarer les effets indésirables ?
  8. Vous venez d'être vacciné(e) contre la covid 19 et souhaitez déclarer un effet indésirable ? Suivez le guide.
  9. Stratégie de vaccination contre la Covid-19 - Place du vaccin à ARNm COMIRNATY® (BNT162b2) dans la stratégie.
  10. Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 - Consultation de prévaccination contre la Covid-19 en soins de premier recours – Phase 1.
  11. Campagne de vaccination contre la covid 19 - Guide Phase 1 - Organisation de la vaccination en EHPAD et USLD.
  12. Décision n° 2020.0308/AC/SEESP du 17 décembre 2020 du collège de la Haute Autorité de santé portant adoption de recommandations complétant la recommandation vaccinale « Stratégie de vaccination contre le SARS- Cov-2 - Recommandations préliminaires sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner »

Vaccins contre cette maladie