Covid 19

Dernière mise à jour le Mardi 25 Août 2026

Nouvelles autorisations de vaccins contre le variant XFG : COMIRNATY XFG 30 µg, COMINARTY XFG 10 µg, NUVAXOVID XFG.

Prochaine campagne de vaccination à l'automne 2026. Des précisions seront apportées ultérieurement.

Un nouveau vaccin à ARN contre la covid 19, mNEXSPIKE (Laboratoire Moderna), a été autorisé en Europe le 17 février 2026.

Présentation

1. Définition

La covid 19 est une maladie infectieuse respiratoire causée par un coronavirus, le SARS-CoV-2. Elle est apparue à la fin de l'année 2019, lorsqu'un foyer de pneumonies d'origine alors inconnue a été identifié à Wuhan, en Chine. Le virus s'est ensuite rapidement diffusé dans le monde et a été à l'origine d'une pandémie.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis fin le 5 mai 2023 à l'urgence de santé publique de portée internationale liée à la covid 19. Cette décision n'a toutefois pas signifié la disparition de la maladie : le SARS-CoV-2 continue de circuler dans le monde, d'évoluer et de provoquer des infections, des hospitalisations et des décès, principalement chez les personnes les plus vulnérables.

La covid 19 est désormais surveillée en France dans le cadre de la surveillance intégrée des infections respiratoires aiguës, avec notamment la grippe et les infections à virus respiratoire syncytial (VRS).

Comment écrire le nom de cette maladie ?

Le terme « covid 19 » est l'acronyme de l'expression anglaise coronavirus disease 2019, signifiant « maladie à coronavirus 2019 ».

Selon l'Académie française, le féminin est préférable (« la covid 19 »), le mot disease correspondant à « maladie ». La graphie « COVID-19 » reste toutefois très largement employée dans les publications scientifiques et par les institutions sanitaires françaises et internationales.

2. Agent pathogène

2.1. Caractéristiques générales du virus

Le SARS-CoV-2 appartient à la famille des coronavirus (Coronaviridae). Les coronavirus doivent leur nom à l'aspect en « couronne » donné par les protéines de spicule présentes à leur surface lorsqu'ils sont observés en microscopie électronique.

Les coronavirus constituent une grande famille de virus pouvant provoquer chez l'être humain des infections allant du rhume banal à des maladies respiratoires graves, comme le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) dû au SARS-CoV-1 ou le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) dû au MERS-CoV.

Le SARS-CoV-2 est un virus enveloppé dont le génome est constitué d'ARN (acide ribonucléique). Son enveloppe lipidique le rend sensible notamment au savon, aux détergents et aux solutions hydroalcooliques.

À la surface du virus se trouve la protéine S, également appelée protéine de spicule ou protéine Spike. Cette protéine joue un rôle essentiel dans l'infection : elle permet notamment la fixation du virus sur le récepteur ACE2 présent à la surface de nombreuses cellules humaines, en particulier dans les voies respiratoires, puis participe à l'entrée du virus dans la cellule.

La protéine S du SARS-CoV-2 ancestral est constituée de 1 273 acides aminés. Chaque acide aminé est représenté par une lettre et porte un numéro correspondant à sa position dans la protéine. Une mutation peut ainsi être désignée par l'acide aminé initial, sa position et le nouvel acide aminé.

Par exemple, D614G correspond au remplacement de l'acide aspartique (D) par une glycine (G) en position 614 de la protéine Spike. Cette mutation, apparue au début de la pandémie, s'est rapidement répandue dans les populations virales.

2.2. Variants du SARS-CoV-2

Comme tous les virus à ARN, le SARS-CoV-2 évolue au cours du temps.

Les coronavirus disposent toutefois d'un mécanisme de correction d'une partie des erreurs survenant lors de la réplication de leur ARN, notamment grâce à une exoribonucléase. Leur génome est donc relativement plus stable que celui de certains autres virus à ARN.

Ce mécanisme n'empêche pas l'apparition de modifications génétiques : substitutions, insertions, délétions ou recombinaisons. La plupart n'ont pas de conséquence importante. Certaines peuvent cependant modifier les propriétés du virus, notamment :

  • sa transmissibilité ;
  • sa capacité à échapper partiellement à l'immunité acquise après une infection ou une vaccination ;
  • sa virulence et le risque de forme grave ;
  • sa sensibilité à certains traitements ;
  • certaines performances diagnostiques.

Lorsqu'un ensemble de virus partage des modifications génétiques et un ancêtre commun, il constitue un lignage. De nouveaux sous-lignages apparaissent continuellement au cours de l'évolution du SARS-CoV-2.

La surveillance des variants repose principalement sur le séquençage du génome viral et l'analyse de leurs caractéristiques génétiques, antigéniques, épidémiologiques et cliniques.

En France, cette surveillance est assurée notamment par le Centre national de référence des virus des infections respiratoires, Santé publique France et leurs partenaires.

2.2.1. Dénomination des variants

Plusieurs systèmes sont utilisés pour identifier et suivre les lignages génétiques du SARS-CoV-2, notamment GISAID, Nextstrain et Pango.

À partir de mai 2021, l'OMS a attribué des lettres de l'alphabet grec à plusieurs variants ayant eu un impact important sur la pandémie : Alpha, Beta, Gamma, Delta et Omicron notamment.

Depuis mars 2023, les nouvelles lettres grecques sont réservées aux variants classés comme variants préoccupants (VOC). Les autres variants suivis par l'OMS sont généralement désignés par leur lignage scientifique Pango, par exemple JN.1, XFG, NB.1.8.1 ou BA.3.2.

2.2.2. Classification des variants

Les catégories de variants sont définies et régulièrement actualisées par l'Organisation mondiale de la santé.

L'OMS distingue actuellement trois niveaux principaux de surveillance.

  1. Variant sous surveillance, ou VUM (Variant Under Monitoring) : variant présentant des modifications génétiques susceptibles d'affecter les caractéristiques du virus et des signaux justifiant une surveillance renforcée, mais pour lequel les données disponibles sont encore insuffisantes pour déterminer précisément son impact sur la santé publique.
  2. Variant à suivre, ou VOI (Variant of Interest) : variant présentant des modifications génétiques connues ou présumées susceptibles d'affecter des caractéristiques importantes du virus et pour lequel un avantage de croissance ou une diffusion croissante suggèrent un risque émergent pour la santé publique.
  3. Variant préoccupant, ou VOC (Variant of Concern) : variant répondant aux critères d'un VOI et présentant en plus un impact important démontré en matière de santé publique, par exemple une augmentation de la gravité de la maladie ou une diminution importante de l'efficacité des mesures de prévention ou des vaccins contre les formes graves.

Les variants peuvent être déclassés lorsqu'ils ne circulent plus ou lorsque les données disponibles montrent qu'ils ne constituent plus un risque supplémentaire significatif par rapport aux autres variants en circulation.

2.2.3. Évolution des variants du SARS-CoV-2

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC, European Centre for Disease Prevention and Control) publie régulièrement un état des variants circulant dans l'Union européenne et l'Espace économique européen.

Depuis le début de la pandémie, plusieurs variants se sont successivement imposés en raison notamment d'une augmentation de leur transmissibilité ou de leur capacité à échapper à l'immunité de la population.

2.2.3.1. Variants Alpha, Beta, Gamma et Delta (2020-2021)

  • Alpha (B.1.1.7), détecté au Royaume-Uni en 2020, présentait une transmissibilité supérieure à celle des virus précédemment en circulation.
  • Beta (B.1.351), identifié en Afrique du Sud en 2020, présentait notamment des propriétés d'échappement à certains anticorps.
  • Gamma (P.1), identifié au Brésil à la fin de l'année 2020, présentait une transmissibilité accrue et un échappement immunitaire partiel.
  • Delta (B.1.617.2), identifié en Inde en 2020, s'est imposé mondialement en 2021. Il associait une transmissibilité très élevée à un risque de forme grave supérieur à celui de plusieurs lignages antérieurs.

Ces lignages historiques ne jouent aujourd'hui plus de rôle significatif dans la circulation du SARS-CoV-2.

2.2.3.2. Omicron et ses descendants

Le variant Omicron (B.1.1.529) a été identifié en novembre 2021 et a très rapidement remplacé Delta à l'échelle mondiale.

Il présentait de très nombreuses mutations, notamment au niveau de la protéine Spike, lui permettant de contourner en partie l'immunité acquise contre les variants antérieurs. Omicron était globalement associé à un risque individuel de forme grave inférieur à celui de Delta, mais sa très forte transmissibilité a entraîné un très grand nombre d'infections.

De nombreux sous-lignages et recombinants d'Omicron se sont ensuite succédé :

  • BA.1 puis BA.2 au début de l'année 2022 ;
  • BA.4 et BA.5 en 2022 ;
  • les lignages recombinants XBB et notamment XBB.1.5 en 2022-2023 ;
  • EG.5 et d'autres descendants de XBB en 2023 ;
  • BA.2.86 puis JN.1 à partir de 2023 ;
  • différents descendants de JN.1, notamment KP.2, KP.3, KP.3.1.1, XEC et LP.8.1 en 2024-2025 ;
  • puis notamment XFG, NB.1.8.1 et plusieurs lignages apparentés ou recombinants en 2025-2026.

Depuis l'apparition d'Omicron, l'évolution du SARS-CoV-2 est essentiellement caractérisée par la succession de sous-lignages capables de contourner partiellement l'immunité acquise lors des infections ou vaccinations antérieures.

2.2.3.3. Situation actuelle des variants du SARS-CoV-2 (août 2026)

En août 2026, la circulation du SARS-CoV-2 reste dominée par des lignages appartenant à la grande famille génétique issue d'Omicron.

Au 27 juillet 2026, l'OMS suivait :

  • JN.1 comme variant à suivre (VOI) ;
  • XFG comme variant sous surveillance (VUM) ;
  • NB.1.8.1 comme variant sous surveillance (VUM) ;
  • BA.3.2 comme variant sous surveillance (VUM) ;
  • PQ.16.1.1, descendant de NB.1.8.1, comme variant sous surveillance (VUM).

Aucun variant circulant n'est actuellement classé comme variant préoccupant (VOC) par l'OMS ou l'ECDC.

À l'échelle mondiale, les proportions respectives des différents lignages évoluent rapidement. Dans les données communiquées à l'OMS pour la semaine se terminant le 12 juillet 2026, XFG représentait environ 28 % des séquences, NB.1.8.1 22 % et PQ.16.1.1 17 %.

Ces données doivent être interprétées avec prudence : le nombre de virus séquencés est beaucoup plus faible qu'au début de la pandémie et très variable selon les pays.

Dans l'Union européenne et l'Espace économique européen, l'ECDC considérait fin juin 2026 XFG comme dominant, avec également une circulation communautaire de NB.1.8.1 et BA.3.2.

En France hexagonale, les données de séquençage disponibles pour mars 2026 montraient une co-circulation de BA.3.2 et de ses descendants, de XFG et de ses descendants et de NB.1.8.1 et de ses descendants. Compte tenu du nombre relativement faible de séquences analysées, leur proportion exacte ne peut pas être extrapolée avec précision à l'ensemble des infections.

Les évaluations disponibles ne montrent pas actuellement d'augmentation importante de la gravité de la covid 19 associée à XFG, NB.1.8.1, PQ.16.1.1 ou BA.3.2 par rapport aux autres variants récents.

L'apparition de nouveaux lignages reste attendue. La composition des vaccins contre la covid 19 est donc régulièrement réévaluée afin de conserver une réponse immunitaire aussi adaptée que possible aux virus circulants.

3. Clinique

Les manifestations de la covid 19 sont très variables. L'infection peut être totalement asymptomatique, provoquer une infection respiratoire bénigne ou, plus rarement aujourd'hui dans une population largement immunisée, être responsable d'une pneumonie et d'une forme grave nécessitant une hospitalisation.

Les signes cliniques de la covid 19 sont notamment décrits sur le site de l'Assurance Maladie et sur le site des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis.

Avec les variants récents, les symptômes apparaissent le plus souvent quelques jours après l'exposition, généralement dans un délai d'environ 3 à 6 jours. Cette durée peut varier d'une personne à l'autre et selon le variant.

Les symptômes possibles comprennent notamment :

  • fièvre ou sensation de fièvre, frissons ;
  • mal de gorge ;
  • toux ;
  • nez bouché ou écoulement nasal, éternuements ;
  • fatigue, parfois importante ;
  • maux de tête ;
  • douleurs musculaires ou courbatures ;
  • essoufflement ou gêne respiratoire ;
  • douleur ou sensation d'oppression thoracique ;
  • voix rauque ;
  • diminution de l'appétit ;
  • nausées, vomissements, douleurs abdominales ou diarrhée ;
  • perte ou modification de l'odorat ou du goût.

La perte brutale de l'odorat et du goût, très caractéristique des premières vagues de covid 19, est devenue moins fréquente depuis l'apparition des variants Omicron.

D'autres manifestations neurologiques, cognitives, cardiovasculaires, digestives, rénales, dermatologiques ou psychiatriques sont possibles.

La majorité des infections actuelles sont asymptomatiques ou bénignes et guérissent spontanément.

Le risque de forme grave augmente cependant fortement avec l'âge et est également plus élevé notamment chez :

  • les personnes immunodéprimées ;
  • les personnes atteintes de certaines maladies chroniques cardiovasculaires, respiratoires, rénales, hépatiques ou neurologiques ;
  • les personnes diabétiques ;
  • les personnes souffrant d'obésité ;
  • les personnes atteintes de certains cancers ou ayant reçu une greffe ;
  • les personnes présentant certaines autres pathologies ou situations de fragilité ;
  • les femmes enceintes.

Les formes graves peuvent associer une pneumonie, une hypoxémie, une insuffisance respiratoire aiguë et, dans les situations les plus sévères, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et des atteintes de plusieurs organes.

Une difficulté à respirer au repos, une impossibilité à parler normalement en raison de l'essoufflement, une douleur thoracique importante, une confusion, une somnolence inhabituelle ou une altération rapide de l'état général doivent conduire à une évaluation médicale urgente.

Chez l'enfant, les formes graves de covid 19 sont rares. Un syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS ou MIS-C) peut exceptionnellement survenir, généralement plusieurs semaines après une infection par le SARS-CoV-2. Il associe une inflammation importante pouvant toucher plusieurs organes et nécessite une prise en charge hospitalière.

3.1. Symptômes prolongés et affection post-covid 19

La plupart des personnes guérissent d'une covid 19 aiguë en quelques jours à quelques semaines.

Chez certaines personnes, un ou plusieurs symptômes persistent ou apparaissent après la phase aiguë.

La Haute Autorité de santé utilise le terme de « symptômes prolongés suite à une covid 19 » lorsque des symptômes persistent au-delà de quatre semaines après l'infection et ne peuvent pas être expliqués par une autre maladie.

L'OMS utilise également le terme d'affection post-covid 19, généralement pour des manifestations apparaissant ou persistant dans les trois mois suivant l'infection et durant au moins deux mois sans autre explication diagnostique.

Les symptômes sont très variables et peuvent notamment comprendre :

  • fatigue intense ;
  • essoufflement ;
  • troubles de la concentration ou de la mémoire ;
  • céphalées ;
  • troubles du sommeil ;
  • douleurs musculaires ou articulaires ;
  • palpitations ;
  • troubles de l'odorat ou du goût ;
  • troubles digestifs ;
  • symptômes anxieux ou dépressifs ;
  • aggravation des symptômes après un effort physique ou intellectuel.

Leur intensité peut fluctuer dans le temps.

À l'échelle mondiale, l'OMS estime qu'environ 6 % des personnes ayant présenté une covid 19 symptomatique développent une affection post-covid. Le risque semble avoir diminué par rapport aux premières phases de la pandémie, notamment dans les populations vaccinées, mais il persiste après chaque nouvelle infection.

La prise en charge repose sur le médecin traitant et, lorsque cela est nécessaire, sur une approche pluridisciplinaire et personnalisée associant traitement des symptômes, réadaptation adaptée, accompagnement psychologique et prise en charge des conséquences sociales ou professionnelles.

4. Transmission

La transmission du SARS-CoV-2 est essentiellement interhumaine et se fait principalement par voie respiratoire.

Une personne infectée émet des particules respiratoires contenant éventuellement le virus lorsqu'elle respire, parle, tousse, éternue, chante ou pratique une activité physique.

Ces particules ont des tailles variables. Certaines se déposent rapidement, tandis que les plus petites peuvent rester en suspension dans l'air sous forme d'aérosols.

Le risque de transmission augmente notamment :

  • à proximité d'une personne infectée ;
  • lors d'un contact prolongé ;
  • dans les lieux clos ou mal ventilés ;
  • dans les espaces très fréquentés ;
  • lors d'activités produisant de nombreuses particules respiratoires, par exemple parler fort, chanter ou pratiquer un exercice physique intense.

Une transmission à plus grande distance peut se produire dans un espace intérieur mal ventilé lorsque des particules infectieuses s'accumulent dans l'air.

La transmission par les mains ou par l'intermédiaire d'objets et de surfaces contaminés est possible mais joue un rôle beaucoup moins important que la transmission respiratoire.

Les personnes infectées peuvent transmettre le virus même lorsqu'elles ne présentent aucun symptôme.

La contagiosité est généralement la plus importante juste avant l'apparition des symptômes et pendant les premiers jours de la maladie. Elle diminue ensuite progressivement, mais peut persister plus longtemps chez certaines personnes, notamment en cas de forme grave ou d'immunodépression.

Le SARS-CoV-2 circule toute l'année. Contrairement à la grippe, sa circulation ne suit pas actuellement une saisonnalité hivernale aussi régulière et des vagues peuvent survenir à différentes périodes de l'année.

Le niveau de transmission dépend notamment du variant circulant, du niveau d'immunité de la population, des comportements individuels et collectifs, de la ventilation des locaux et du recours aux mesures de prévention.

5. Diagnostic

Les symptômes de la covid 19 étant communs à de nombreuses autres infections respiratoires, notamment la grippe et les infections à VRS, le diagnostic clinique seul ne permet généralement pas d'identifier avec certitude le virus responsable.

Les tests virologiques permettent de rechercher directement une infection par le SARS-CoV-2.

Test RT-PCR

La RT-PCR reste la technique de référence pour la détection du SARS-CoV-2.

Elle recherche des séquences spécifiques de l'ARN viral dans un prélèvement respiratoire, le plus souvent nasopharyngé. Dans certaines situations, un prélèvement salivaire peut également être utilisé.

Après extraction de l'ARN, celui-ci est transformé en ADN par transcription inverse. Des séquences spécifiques du virus sont ensuite amplifiées par PCR (polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne), ce qui permet de les détecter même lorsqu'elles sont présentes en faible quantité.

Le délai d'obtention du résultat dépend du laboratoire et de l'organisation locale ; il n'est plus pertinent de retenir systématiquement un délai de 24 à 48 heures.

Tests antigéniques

Les tests antigéniques recherchent certaines protéines du virus.

Ils donnent généralement un résultat en quelques minutes et sont simples à réaliser, mais ils sont moins sensibles que la RT-PCR, en particulier lorsque la quantité de virus présente dans le prélèvement est faible.

Un résultat négatif n'exclut donc pas toujours une infection, notamment lorsque les symptômes sont évocateurs.

Sérologie

Les tests sérologiques recherchent les anticorps développés contre le SARS-CoV-2.

Ils ne permettent pas de diagnostiquer de manière fiable une infection aiguë récente et ne doivent pas remplacer les tests virologiques pour ce diagnostic.

Ils peuvent être utilisés dans certaines situations particulières pour rechercher rétrospectivement une réponse immunitaire après une infection.

Les vaccins contre la covid 19 induisent principalement des anticorps dirigés contre la protéine Spike. La présence d'anticorps contre la nucléocapside (protéine N) peut témoigner d'une infection antérieure, mais leur absence n'exclut pas une infection ancienne.

Il n'existe pas de seuil sérologique simple permettant, en pratique courante, de déterminer avec certitude le niveau individuel de protection contre une future infection ou une forme grave.

Chez une personne présentant un risque élevé de forme grave, il est important de réaliser rapidement un test en cas de symptômes évocateurs, car certains traitements antiviraux doivent être commencés dans les premiers jours de la maladie.

6. Prévention

6.1. Mesures de prévention et gestes barrières

La prévention de la transmission repose sur l'association de plusieurs mesures simples, dont l'importance peut être adaptée au niveau de circulation des virus respiratoires et au risque individuel.

Il est notamment recommandé de :

  • se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon ou utiliser une solution hydroalcoolique ;
  • tousser ou éternuer dans son coude ;
  • utiliser des mouchoirs à usage unique ;
  • aérer régulièrement les locaux ;
  • privilégier une bonne ventilation des espaces intérieurs ;
  • porter un masque bien ajusté dans les situations à risque, notamment lorsqu'on présente des symptômes respiratoires, lorsqu'on est testé positif, au contact de personnes vulnérables ou dans certains espaces clos et très fréquentés ;
  • limiter ses contacts lorsque l'on est malade ;
  • éviter autant que possible les contacts avec des personnes fragiles lorsqu'on présente des symptômes ou lorsqu'on est infecté.

Depuis le 1er février 2023, l'isolement systématique n'est plus obligatoire en France pour une personne testée positive à la covid 19.

Une personne infectée doit néanmoins limiter autant que possible ses contacts, prévenir son entourage, porter un masque lorsqu'elle est en présence d'autres personnes, éviter le contact avec les personnes à risque de forme grave et aérer régulièrement les pièces.

Il n'existe plus de limitation générale du nombre de personnes pouvant participer aux réunions familiales, amicales ou professionnelles.

La qualité de l'air intérieur joue un rôle important dans la prévention, car la transmission du SARS-CoV-2 est principalement respiratoire. L'ouverture régulière des fenêtres et l'amélioration de la ventilation réduisent l'accumulation de particules infectieuses dans les espaces clos.

6.2. Vaccination

La vaccination reste l'un des principaux moyens de prévention des formes graves, des hospitalisations et des décès liés à la covid 19.

La protection contre l'infection diminue avec le temps et avec l'évolution antigénique du virus. La composition des vaccins est donc régulièrement adaptée aux variants récents.

En France, une vaccination contre la covid 19 est recommandée chaque année à l'automne pour les personnes présentant le plus grand risque de forme grave, notamment :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les personnes atteintes de certaines comorbidités augmentant le risque de forme grave ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les femmes enceintes ;
  • les résidents d'EHPAD et d'unités de soins de longue durée ;
  • les personnes présentant un très haut risque individuel de forme grave ;
  • les personnes vivant dans l'entourage ou ayant des contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, notamment certains professionnels sanitaires et médico-sociaux.

Une vaccination supplémentaire au printemps est recommandée aux personnes dont la protection diminue particulièrement rapidement :

  • personnes âgées de 80 ans et plus ;
  • personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • résidents d'EHPAD et d'USLD ;
  • personnes à très haut risque de forme grave après évaluation individuelle.

Lors de la campagne de printemps 2026, le délai minimal recommandé depuis la dernière vaccination ou la dernière infection était de trois mois pour ces populations.

Les personnes ne faisant pas partie des groupes pour lesquels la vaccination est spécifiquement recommandée peuvent également, selon les recommandations en vigueur, recevoir une vaccination si elles le souhaitent.

La vaccination contre la covid 19 et la vaccination contre la grippe peuvent être réalisées au cours de la même séance, sur deux sites d'injection différents.

Les recommandations, les vaccins utilisés et leur composition étant susceptibles d'évoluer, il convient de se référer au calendrier vaccinal français et aux recommandations en vigueur.

7. Traitement

La majorité des personnes atteintes d'une forme légère de covid 19 guérissent sans traitement antiviral spécifique.

La prise en charge d'une forme bénigne repose principalement sur le repos, une hydratation suffisante et le traitement des symptômes. Le paracétamol peut être utilisé en première intention contre la fièvre ou les douleurs en respectant les doses recommandées et les contre-indications.

Les antibiotiques sont inefficaces contre le SARS-CoV-2 et ne sont indiqués qu'en présence d'une infection bactérienne associée ou suspectée.

Traitement antiviral précoce chez les personnes à risque

Chez les personnes présentant un risque élevé d'évolution vers une forme grave et ne nécessitant pas d'oxygénothérapie, le traitement antiviral oral de première intention en France est le nirmatrelvir/ritonavir (Paxlovid).

Le traitement doit être commencé le plus précocement possible et dans les cinq jours suivant l'apparition des symptômes.

Il peut être proposé indépendamment du statut vaccinal lorsque le niveau de risque le justifie.

Le ritonavir est à l'origine de nombreuses interactions médicamenteuses. Avant toute prescription, le médecin doit donc connaître l'ensemble des médicaments pris par le patient et rechercher les éventuelles contre-indications ou adaptations nécessaires.

Lorsqu'un traitement par nirmatrelvir/ritonavir est impossible ou inadapté, le remdesivir (Veklury) peut constituer une alternative dans certaines situations. Il est administré par voie intraveineuse dans un environnement permettant une surveillance médicale. Chez les patients à risque qui ne nécessitent pas d'oxygène, il doit être débuté rapidement après le diagnostic et dans les sept jours suivant le début des symptômes.

Formes nécessitant une hospitalisation

Les formes graves nécessitent une prise en charge hospitalière adaptée à la gravité de l'atteinte respiratoire et des éventuelles autres atteintes d'organes.

Le traitement peut notamment comporter :

  • une oxygénothérapie ;
  • des mesures de prévention et de traitement des complications ;
  • une corticothérapie, notamment par dexaméthasone, chez les patients nécessitant une oxygénothérapie ;
  • dans certaines formes sévères ou critiques, des traitements immunomodulateurs tels que le tocilizumab ou certains inhibiteurs de JAK, selon la situation clinique et les recommandations en vigueur ;
  • le remdesivir dans certaines situations correspondant à son autorisation de mise sur le marché.

Les corticoïdes systémiques n'ont pas d'indication dans une forme légère de covid 19 ne nécessitant pas d'oxygène, sauf s'ils sont nécessaires pour traiter une autre maladie.

Prévention médicamenteuse chez certaines personnes immunodéprimées

Certains patients sévèrement immunodéprimés répondent insuffisamment à la vaccination.

Des anticorps monoclonaux peuvent être utilisés en prophylaxie pré-exposition uniquement lorsqu'ils conservent une activité suffisante contre les variants circulants et conformément aux recommandations en vigueur.

Kavigale (sipavibart) dispose depuis 2025 d'une autorisation européenne de mise sur le marché pour la prophylaxie pré-exposition de la covid 19 chez les adultes et adolescents âgés de 12 ans et plus et pesant au moins 40 kg qui sont immunodéprimés en raison d'une maladie ou d'un traitement immunosuppresseur. Son utilisation doit tenir compte de son activité contre les variants circulants et des recommandations nationales.

Les anciens anticorps monoclonaux, notamment tixagévimab/cilgavimab (Evusheld), ont perdu leur place dans la prévention courante en raison de la diminution ou de la perte de leur activité neutralisante vis-à-vis des variants successifs d'Omicron.

Prophylaxie post-exposition

Au 25 août 2026, l'ensitrelvir (Zokovea) a reçu un avis favorable du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne des médicaments pour la prévention post-exposition de la covid 19 chez les adultes et adolescents à partir de 12 ans.

La décision d'autorisation de mise sur le marché de la Commission européenne était cependant encore en attente à cette date. Ce traitement ne doit donc pas être présenté à ce stade comme faisant partie de la prise en charge standard disponible en France.

Traitement des symptômes prolongés

Il n'existe actuellement pas de traitement médicamenteux unique ayant démontré son efficacité sur l'ensemble des symptômes prolongés de la covid 19.

La prise en charge est individualisée selon les manifestations présentées. Elle peut associer traitements symptomatiques, réadaptation adaptée aux capacités de la personne, prise en charge respiratoire, neurologique ou psychologique et accompagnement social ou professionnel.

Une attention particulière doit être portée à l'éventuelle exacerbation des symptômes après l'effort, qui nécessite d'adapter les programmes de rééducation à la tolérance individuelle.

Les recommandations vaccinales

1. Classification des vaccins contre la covid 19

Plusieurs technologies ont été développées pour produire des vaccins contre la covid 19. Toutes ne sont pas utilisées actuellement en France ou dans l'Union européenne.

  • Les vaccins à ARN messager (ARNm) contiennent un ARN messager codant un antigène du SARS-CoV-2, le plus souvent la protéine Spike ou une partie de celle-ci. Après injection, cet ARNm est utilisé temporairement par les cellules pour produire l'antigène qui déclenche la réponse immunitaire. Les vaccins Comirnaty et Spikevax appartiennent à cette catégorie.
  • Les vaccins à ARN messager auto-amplifiant (sa-ARNm) contiennent, en plus de la séquence codant l'antigène, les informations permettant la production d'une réplicase qui amplifie temporairement l'ARN dans les cellules. Cette technologie est notamment utilisée par le vaccin Kostaive, autorisé dans l'Union européenne.
  • Les vaccins à ADN utilisent généralement un ADN plasmidique codant un antigène du SARS-CoV-2. Cette technologie a été utilisée pour certains vaccins dans le monde mais pas dans les vaccins actuellement utilisés en France.
  • Les vaccins à vecteur viral utilisent un virus modifié, réplicatif ou non réplicatif, pour introduire dans les cellules le matériel génétique codant un antigène du SARS-CoV-2. Les vaccins Vaxzevria d'AstraZeneca et Jcovden de Janssen, utilisés au début de la campagne vaccinale, appartenaient à cette catégorie. Ils ne sont plus utilisés en France.
  • Les vaccins protéiques sous-unitaires contiennent directement un antigène viral produit par génie génétique, généralement associé à un adjuvant. Nuvaxovid et Bimervax appartiennent à cette catégorie.
  • Les vaccins à virus entier inactivé contiennent des particules complètes de SARS-CoV-2 rendues non infectieuses. Plusieurs vaccins de ce type ont été largement utilisés dans le monde, mais cette technologie n'est pas utilisée actuellement dans la campagne française.
  • Les vaccins vivants atténués reposent sur l'utilisation d'un virus rendu suffisamment peu virulent pour ne pas provoquer la maladie chez les personnes immunocompétentes. Cette approche a été étudiée pour la covid 19 mais n'est pas utilisée dans les vaccins actuellement disponibles en France.
  • Les vaccins utilisant des pseudo-particules virales ou VLP (virus-like particles) reproduisent certaines caractéristiques structurales du virus sans contenir son génome et ne peuvent donc pas se multiplier.

Le développement des vaccins contre la covid 19 reste actif. De nouvelles plateformes, de nouvelles voies d'administration et des vaccins combinant plusieurs maladies respiratoires font régulièrement l'objet d'essais cliniques ou d'autorisations.

2. Vaccins utilisés en France

De nombreux vaccins contre la covid 19 se sont succédé depuis le début de la pandémie. Les vaccins utilisés ont évolué en fonction des connaissances scientifiques, de la circulation des variants, de leur disponibilité et des recommandations des autorités sanitaires.

Le premier vaccin contre la covid 19 commercialisé en France a été le vaccin COMIRNATY 30 µg, développé par Pfizer-BioNTech. Il a reçu une autorisation de mise sur le marché conditionnelle dans l'Union européenne le 21 décembre 2020. Les premières vaccinations ont été réalisées en France le 27 décembre 2020.

La composition antigénique des vaccins a ensuite été régulièrement adaptée à l'évolution du SARS-CoV-2 : souche ancestrale, vaccins bivalents incluant Omicron, XBB.1.5, JN.1, KP.2 puis LP.8.1.

2.1. Campagnes d'automne 2025 et de printemps 2026

Pour la campagne 2025-2026, la France a retenu le vaccin monovalent Comirnaty adapté au variant LP.8.1.

Il ne s'agissait pas de trois vaccins différents, mais de trois présentations adaptées à l'âge :

Ces mêmes présentations ont été utilisées lors de la campagne de renouvellement vaccinal du printemps 2026 destinée aux personnes les plus fragiles.

2.2. Préparation de la campagne 2026-2027

La composition des vaccins contre la covid 19 est réévaluée régulièrement afin de tenir compte de l'évolution antigénique du SARS-CoV-2.

En mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenu LP.8.1 comme antigène monovalent recommandé, tout en indiquant que des antigènes correspondant à des variants plus récents, notamment XFG ou NB.1.8.1, pouvaient également être utilisés s'ils induisaient une réponse immunitaire suffisamment large.

Le 29 mai 2026, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé pour sa part d'adapter préférentiellement les vaccins destinés à la saison 2026-2027 au variant XFG, tout en considérant que les vaccins LP.8.1 pouvaient encore être utilisés en 2026.

Cette différence ne constitue pas une contradiction : l'OMS formule une recommandation à l'échelle mondiale tandis que l'EMA tient compte plus spécifiquement de la situation épidémiologique et des vaccins destinés à l'Union européenne et à l'Espace économique européen.

Des versions adaptées à XFG disposent désormais d'une autorisation européenne, notamment :

  • COMIRNATY XFG 30 µg, vaccin à ARNm, à partir de l'âge de 12 ans ;
  • COMIRNATY XFG 10 µg, vaccin à ARNm, à partir de l'âge de 6 mois jusqu'à l'âge de 11 ans inclus ;
  • SPIKEVAX XFG 50 µg, vaccin à ARNm, à partir de l'âge de 12 ans ;
  • SPIKEVAX XFG 25 µg, vaccin à ARNm, à partir de l'âge de 6 mois jusqu'à l'âge de 11 ans inclus ;
  • NUVAXOVID XFG, vaccin protéique recombinant avec adjuvant, à partir de l'âge de 12 ans.

Une autorisation européenne ne signifie cependant pas que le vaccin sera nécessairement commercialisé ou distribué dans le cadre de la campagne française. Comirnaty XFG devrait constituer le vaccin à ARNm utilisé lors de la campagne d’automne 2026 en France. La disponibilité de NUVAXOVID XFG en France reste à confirmer.

Au 25 août 2026, les autorités sanitaires françaises n'ont pas encore publié les modalités définitives de mise à disposition des vaccins pour la campagne d'automne 2026. Les informations officielles françaises indiquent que les vaccins adaptés aux variants les plus récents doivent être privilégiés et que les vaccins retenus pour la prochaine campagne seront précisés en temps voulu.

Cette rubrique sera donc à actualiser dès la publication des instructions françaises pour la campagne 2026-2027.

3. Efficacité et sécurité des vaccins autorisés dans l'Union européenne

L'efficacité et la sécurité de chaque vaccin sont décrites précisément dans son autorisation de mise sur le marché, son résumé des caractéristiques du produit (RCP) et sa fiche sur MesVaccins.net.

L'objectif principal de la vaccination actuelle est de réduire le risque de forme grave de covid 19, d'hospitalisation et de décès, particulièrement chez les personnes âgées, immunodéprimées ou présentant des facteurs de risque.

La protection contre l'infection et les formes symptomatiques est plus variable. Elle diminue avec le temps et peut être réduite lorsque les variants circulants s'éloignent antigéniquement de la souche contenue dans le vaccin. C'est la raison pour laquelle la composition antigénique des vaccins est régulièrement réévaluée.

Une nouvelle vaccination permet de réactiver la réponse immunitaire et d'améliorer la protection, notamment contre les formes graves.

Les vaccins adaptés à de nouveaux variants ne font pas systématiquement l'objet de nouveaux essais d'efficacité clinique de grande ampleur comparables à ceux réalisés en 2020. Leur autorisation repose notamment sur l'expérience acquise avec la plateforme vaccinale, les données de qualité pharmaceutique, les données d'immunogénicité et de neutralisation ainsi que sur la surveillance de leur efficacité et de leur sécurité après leur mise à disposition.

Les effets indésirables les plus fréquents sont généralement transitoires et comprennent notamment :

  • douleur, rougeur ou gonflement au point d'injection ;
  • fatigue ;
  • céphalées ;
  • douleurs musculaires ou articulaires ;
  • frissons ;
  • fièvre.

Des réactions allergiques graves peuvent exceptionnellement survenir.

Des myocardites et péricardites ont été observées dans de rares cas après certains vaccins contre la covid 19, notamment les vaccins à ARNm. Elles surviennent principalement dans les jours suivant la vaccination. Ce risque doit être mis en regard du risque de myocardite et d'autres complications cardiovasculaires associé à l'infection par le SARS-CoV-2 elle-même.

Des myocardites et péricardites ont également été rapportées avec Nuvaxovid.

La pharmacovigilance se poursuit en permanence au niveau français et européen. Les informations sur l'efficacité, la sécurité et les effets indésirables de chaque vaccin sont détaillées et régulièrement actualisées dans les fiches vaccins de MesVaccins.net.

4. Contre-indications et précautions d'emploi des vaccins contre la covid 19

Les contre-indications dépendent du vaccin utilisé. Elles sont précisées dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) et doivent toujours être vérifiées avant la vaccination.

Il convient de distinguer :

  • les contre-indications figurant dans le RCP du vaccin ;
  • certaines situations médicales particulières dans lesquelles les recommandations françaises conduisent à ne pas initier ou poursuivre la vaccination ;
  • les situations dans lesquelles la vaccination doit seulement être différée.

Les anciens dispositifs réglementaires relatifs au passe sanitaire ou à l'obligation vaccinale ont conduit à établir une liste réglementaire de situations permettant la délivrance d'un certificat de contre-indication. Il n'est plus pertinent de présenter aujourd'hui les contre-indications principalement sous l'angle de ce certificat : la décision doit avant tout reposer sur le vaccin utilisé, son RCP et la situation clinique individuelle.

4.1. Contre-indications et situations dans lesquelles la vaccination ne doit pas être initiée ou poursuivie

Les situations suivantes sont notamment prises en compte dans les recommandations françaises :

  1. Contre-indication figurant dans le RCP du vaccin utilisé, notamment une hypersensibilité à la substance active ou à l'un de ses excipients.
  2. Myocardite ou myo-péricardite associée à une infection par le SARS-CoV-2 : une recommandation médicale de ne pas initier la vaccination peut être formulée.
  3. Effet indésirable sévère ou grave attribué à une précédente dose de vaccin contre la covid 19 : une décision de ne pas administrer une dose supplémentaire peut être prise après concertation médicale pluridisciplinaire. Il peut s'agir notamment d'une myocardite ou, selon le contexte et le vaccin, d'un autre événement grave signalé au système de pharmacovigilance.
  4. Situation médicale exceptionnelle liée à une maladie rare : un Centre de référence maladies rares (CRMR) ou un Centre de compétence maladies rares (CCMR) peut, après concertation médicale pluridisciplinaire, recommander de ne pas initier la vaccination.

Une réaction allergique immédiate sévère après une précédente injection ou un antécédent d'allergie à un composant du vaccin doit faire l'objet d'une évaluation médicale adaptée, éventuellement allergologique, avant toute nouvelle administration.

4.2. Contre-indications temporaires ou situations conduisant à différer la vaccination

La vaccination doit être temporairement différée dans certaines situations, notamment :

  • myocardite ou péricardite évolutive, d'étiologie non liée à une infection par le SARS-CoV-2 et survenue avant la vaccination ;
  • syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) après une infection par le SARS-CoV-2 : la vaccination doit être différée pendant au moins trois mois après le PIMS. Elle peut ensuite être envisagée après récupération d'une fonction cardiaque normale et disparition du syndrome inflammatoire.

Comme pour les autres vaccins, la vaccination est généralement différée en cas de maladie fébrile aiguë sévère. Une infection mineure ou une fièvre peu importante ne constitue pas nécessairement une raison de reporter la vaccination.

4.3. NUVAXOVID et alternatives aux vaccins à ARNm

NUVAXOVID est un vaccin protéique recombinant avec adjuvant et constitue une technologie différente de celle des vaccins à ARNm.

Lors de certaines campagnes antérieures, Nuvaxovid a été proposé comme alternative aux vaccins à ARNm chez les personnes ne souhaitant pas recevoir un vaccin à ARNm ou ne pouvant en bénéficier.

Le vaccin NUVAXOVID adapté à JN.1 n'a pas été intégré au portefeuille vaccinal français de la campagne 2025-2026, qui reposait sur Comirnaty LP.8.1.

Une formulation NUVAXOVID XFG est désormais autorisée dans l'Union européenne pour les personnes âgées de 12 ans et plus. Sa disponibilité en France pour la campagne d'automne 2026 n'est cependant pas encore confirmée au 25 août 2026.

Il convient donc de ne pas présenter actuellement NUVAXOVID comme une alternative effectivement disponible en France tant que les modalités de la campagne 2026-2027 n'ont pas été publiées.

Les recommandations générales

Les objectifs principaux de la vaccination contre la covid 19 sont de réduire le risque de forme grave de la maladie, d'hospitalisation et de décès, particulièrement chez les personnes les plus vulnérables, et de contribuer ainsi à préserver les capacités du système de soins.

Vaccination annuelle à l'automne

La vaccination contre la covid 19 est recommandée chaque année à l'automne pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Elle est également recommandée, quel que soit leur âge, aux personnes présentant un risque accru de forme grave de covid 19, notamment :

  • les nourrissons à partir de 6 mois, les enfants, les adolescents et les adultes atteints de certaines comorbidités augmentant le risque de forme grave : hypertension artérielle compliquée, maladies cardiaques, vasculaires, hépatiques, rénales ou pulmonaires chroniques, diabète, obésité, cancers, transplantation, trisomie 21, certains troubles psychiatriques ou démences ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de grossesse ;
  • les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et des unités de soins de longue durée (USLD) ;
  • les personnes présentant un très haut risque de forme grave en raison de leur situation médicale individuelle ;
  • les personnes vivant dans l'entourage ou ayant des contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, notamment les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social.

Un délai d'au moins 6 mois est habituellement recommandé depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2. Ce délai peut être réduit à 3 mois chez les personnes âgées de 80 ans ou plus, les personnes immunodéprimées et les personnes à très haut risque de forme grave.

La vaccination annuelle n'est plus spécifiquement recommandée chez les personnes qui ne font pas partie de ces groupes. Toutefois, toute personne âgée de 5 ans ou plus qui souhaite se faire vacciner peut recevoir gratuitement une dose de vaccin contre la covid 19, même si elle n'appartient pas à une population ciblée par les recommandations.

Chez les enfants âgés de 6 mois à 4 ans, la vaccination concerne notamment ceux présentant un risque de forme grave ou vivant dans l'entourage d'une personne immunodéprimée.

Vaccination supplémentaire au printemps

Une dose supplémentaire au printemps est recommandée aux personnes dont la protection immunitaire est susceptible de diminuer plus rapidement :

  • les personnes âgées de 80 ans et plus ;
  • les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • les résidents des EHPAD et des USLD ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave, selon leur situation médicale individuelle.

Un délai d'au moins 3 mois doit être respecté depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2.

Vaccination concomitante contre la covid 19 et la grippe

La vaccination concomitante contre la covid 19 et la grippe saisonnière est recommandée lorsqu'une personne est éligible aux deux vaccinations, quel que soit son âge.

Les deux vaccins peuvent être administrés au cours de la même séance, sur deux sites d'injection différents, par exemple un vaccin dans chaque bras.

Si les vaccins contre la grippe et contre la covid 19 ne sont pas administrés lors de la même séance, aucun délai minimal n'est à respecter entre les deux vaccinations.

Cette possibilité de coadministration s'applique aux vaccins contre la covid 19 et aux vaccins contre la grippe saisonnière disponibles en France.

Le vaccin contre la covid 19 peut également être administré concomitamment avec certains vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS). Lorsque les vaccins concernés le permettent, l'administration concomitante des vaccins contre la covid 19, la grippe et le VRS est possible.

Les recommandations particulières

L'âge constitue l'un des principaux facteurs de risque de forme grave de covid 19, d'hospitalisation et de décès. Ce risque augmente fortement avec l'âge et est particulièrement élevé chez les personnes les plus âgées.

D'autres facteurs augmentent également le risque de forme grave, notamment certaines maladies chroniques, l'obésité, l'immunodépression et la grossesse. Le cumul de plusieurs facteurs de risque peut accroître la vulnérabilité individuelle.

Certaines situations augmentent par ailleurs le risque d'exposition au SARS-CoV-2 ou de transmission à des personnes vulnérables, notamment les contacts réguliers avec des personnes fragiles et l'exercice d'une profession dans les secteurs sanitaire ou médico-social.

En complément de la recommandation générale de vaccination annuelle à l'automne chez les personnes âgées de 65 ans et plus, la vaccination contre la covid 19 est recommandée chaque année à l'automne aux personnes suivantes.

  1. Les nourrissons à partir de 6 mois, les enfants, les adolescents et les adultes atteints de comorbidités augmentant le risque de forme grave de covid 19, notamment :
    • hypertension artérielle compliquée ;
    • pathologies cardiaques ;
    • pathologies vasculaires ;
    • pathologies hépatiques ;
    • pathologies rénales ;
    • pathologies pulmonaires chroniques ;
    • diabète ;
    • obésité ;
    • cancers ;
    • transplantation ;
    • trisomie 21 ;
    • troubles psychiatriques ;
    • démence.
  2. Les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge.
  3. Les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse.
  4. Les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et des unités de soins de longue durée (USLD).
  5. Les personnes présentant toute autre comorbidité ou une situation médicale individuelle les exposant à un risque élevé de forme grave, dans le cadre d'une décision médicale partagée avec l'équipe soignante.
  6. Les personnes vivant dans l'entourage ou ayant des contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, y compris les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social.

Un délai d'au moins 6 mois doit habituellement être respecté depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2.

Ce délai peut être réduit à 3 mois chez :

  • les personnes âgées de 80 ans ou plus ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave, selon leur situation médicale individuelle et dans le cadre d'une décision médicale partagée avec l'équipe soignante.
Vaccination supplémentaire au printemps

Une dose supplémentaire de vaccin contre la covid 19 est recommandée au printemps pour les personnes dont la protection immunitaire est susceptible de diminuer plus rapidement :

  • les personnes âgées de 80 ans et plus ;
  • les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • les résidents des EHPAD et des USLD, quel que soit leur âge ;
  • toute personne à très haut risque de forme grave, selon sa situation médicale individuelle et dans le cadre d'une décision médicale partagée avec l'équipe soignante.

Pour cette vaccination supplémentaire, un délai d'au moins 3 mois doit être respecté depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2.

Les recommandations professionnelles

La vaccination contre la covid 19 est recommandée chaque année à l'automne aux personnes ayant des contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, notamment les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social.

La vaccination des professionnels de santé reste fortement recommandée, notamment afin de réduire leur risque de forme grave et de contribuer à la protection des personnes vulnérables dont ils assurent la prise en charge.

Un délai d'au moins 6 mois doit habituellement être respecté depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2.

Lorsque le professionnel appartient lui-même à une catégorie justifiant un délai raccourci — personne âgée de 80 ans ou plus, personne immunodéprimée ou personne à très haut risque de forme grave — ce délai peut être réduit à 3 mois conformément aux recommandations générales.

Les recommandations pour les voyageurs

Il n'existe pas de recommandation spécifique de vaccination contre la covid 19 pour l'ensemble des voyageurs. Les voyageurs doivent être vaccinés conformément aux recommandations françaises applicables à leur âge, à leurs facteurs de risque et à leur situation médicale.

Les exigences sanitaires peuvent cependant varier selon le pays de destination. Il est recommandé de vérifier avant le départ les conditions d'entrée et les recommandations sanitaires du pays concerné.

Cas particulier du pèlerinage en Arabie saoudite

Pour le Hajj 2026, les autorités saoudiennes prévoient des dispositions particulières concernant la covid 19 pour les pèlerins présentant un risque accru de forme grave.

Sont notamment concernés les pèlerins présentant l'une des situations suivantes :

  • âge supérieur à 65 ans ;
  • grossesse ;
  • maladie cardiaque chronique ;
  • maladie respiratoire chronique ;
  • insuffisance rénale chronique ;
  • hémoglobinopathie héréditaire, notamment drépanocytose ou thalassémie ;
  • immunodépression congénitale ou acquise, notamment liée à un traitement ;
  • cancer ;
  • maladie neurologique chronique.

Pour ces personnes, les autorités saoudiennes demandent une preuve d'immunisation contre la covid 19 répondant aux critères définis pour la saison du pèlerinage.

Les modalités exactes étant susceptibles d'être modifiées chaque année par les autorités saoudiennes, elles doivent être vérifiées avant le départ dans les recommandations sanitaires aux voyageurs et auprès des autorités compétentes d'Arabie saoudite.

La vaccination contre la covid 19 est par ailleurs recommandée aux autres pèlerins conformément aux recommandations vaccinales applicables à leur situation individuelle.

Le schéma vaccinal

Il est recommandé d'utiliser des vaccins contre la covid 19 adaptés aux variants du SARS-CoV-2 les plus récents.

Chez les personnes âgées de 12 ans et plus à risque de forme grave, le vaccin à protéine recombinante Nuvaxovid peut être utilisé au même titre que les vaccins à ARNm dès lors qu'il présente le même niveau d'adaptation aux souches circulantes.

Dans l'attente de données complémentaires, les vaccins à ARNm sont recommandés chez les femmes enceintes.

Les vaccins effectivement utilisés au cours de chaque campagne dépendent de leur disponibilité et des instructions des autorités sanitaires. Leur composition antigénique peut être adaptée d'une campagne à l'autre.

1. Nourrissons et enfants âgés de 6 mois à 4 ans

La formulation de COMIRNATY 3 µg, antérieurement utilisée chez les enfants âgés de 6 mois à 4 ans, n'est plus commercialisée pour les prochaines campagnes vaccinales.

Elle est remplacée par la formulation COMIRNATY 10 µg, désormais utilisable chez les enfants âgés de 6 mois à 4 ans.

La vaccination dans cette tranche d'âge est recommandée aux enfants à risque de forme grave de covid 19 ainsi qu'aux enfants vivant dans l'entourage d'une personne immunodéprimée.

1.1. Enfants âgés de 6 mois à 4 ans n'ayant jamais été vaccinés contre la covid 19

La primo-vaccination comporte 2 doses de COMIRNATY 10 µg.

La seconde dose est administrée 8 semaines après la première dose.

Si l'enfant atteint l'âge de 5 ans entre les deux doses, le schéma commencé avec le dosage à 10 µg est poursuivi avec ce même dosage.

1.2. Enfants ayant déjà eu une infection par le SARS-CoV-2

Chez les enfants âgés de 6 mois à 4 ans ayant un antécédent documenté d'infection par le SARS-CoV-2, une seule dose de Comirnaty 10 µg est recommandée.

1.3. Enfants ayant déjà été vaccinés

Chez les enfants ayant déjà complété une primo-vaccination contre la covid 19, le renouvellement vaccinal consiste en une dose de vaccin adaptée à leur âge, lorsqu'ils restent éligibles à la vaccination.

Un délai d'au moins 6 mois est habituellement respecté depuis la dernière dose de vaccin ou la dernière infection par le SARS-CoV-2. Ce délai peut être réduit à 3 mois chez les enfants immunodéprimés ou à très haut risque de forme grave, selon leur situation médicale.

1.4. Enfants ayant commencé l'ancien schéma avec COMIRNATY 3 µg sans l'avoir terminé

Chez les enfants ayant reçu une ou deux doses de l'ancienne formulation COMIRNATY 3 µg sans avoir terminé leur primo-vaccination, des doses de COMIRNATY 10 µg peuvent être utilisées pour compléter le schéma conformément au résumé des caractéristiques du produit et aux recommandations en vigueur.

Il n'est pas nécessaire de recommencer une primo-vaccination déjà débutée.

2. Enfants âgés de 5 à 11 ans révolus

Le schéma comporte une seule dose de vaccin à ARNm dosé à 10 µg, quel que soit le passé vaccinal.

La vaccination annuelle à l'automne est recommandée chez les enfants appartenant à une population à risque de forme grave ou vivant dans l'entourage d'une personne immunodéprimée ou vulnérable.

Un délai d'au moins 6 mois doit habituellement être respecté depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2.

Ce délai peut être réduit à 3 mois chez les enfants immunodéprimés ou à très haut risque de forme grave, selon leur situation médicale individuelle.

3. Personnes âgées de 12 ans et plus

Le schéma vaccinal comporte une seule dose, quel que soit le passé vaccinal.

Peuvent être utilisés, conformément aux recommandations et à leur disponibilité :

  • un vaccin à ARNm adapté aux variants récents ;
  • à partir de 12 ans, un vaccin à protéine recombinante NUVAXOVID présentant un niveau d'adaptation comparable aux souches circulantes.

Chez la femme enceinte, un vaccin à ARNm est recommandé dans l'attente de données complémentaires concernant Nuvaxovid.

La vaccination est recommandée chaque année à l'automne :

  • aux personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • aux personnes présentant un risque de forme grave de covid 19 ;
  • aux personnes immunodéprimées ;
  • aux femmes enceintes ;
  • aux résidents d'EHPAD et d'USLD ;
  • aux personnes vivant dans l'entourage ou ayant des contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, notamment les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social.

Toute personne âgée de 5 ans ou plus souhaitant se faire vacciner peut également recevoir une dose, même si elle ne fait pas partie des populations pour lesquelles la vaccination est spécifiquement recommandée.

4. Délais entre les vaccinations et les infections

Un délai d'au moins 6 mois doit habituellement être respecté depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2.

Ce délai peut être réduit à 3 mois chez :

  • les personnes âgées de 80 ans ou plus ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave, selon leur situation médicale individuelle et dans le cadre d'une décision médicale partagée avec l'équipe soignante.

5. Vaccination supplémentaire au printemps

Une dose supplémentaire de vaccin contre la covid 19 est recommandée au printemps aux personnes dont la protection immunitaire est susceptible de diminuer plus rapidement :

  • les personnes âgées de 80 ans et plus ;
  • les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • les résidents des EHPAD et des USLD ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave, selon leur situation médicale individuelle et dans le cadre d'une décision médicale partagée avec l'équipe soignante.

Un délai d'au moins 3 mois doit être respecté depuis la dernière dose de vaccin contre la covid 19 ou la dernière infection par le SARS-CoV-2.

6. Personnes sévèrement immunodéprimées

Des doses supplémentaires peuvent être administrées aux personnes sévèrement immunodéprimées lorsque leur situation le justifie, notamment chez certaines personnes ayant reçu une greffe d'organe solide ou une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

Le nombre de doses et leur calendrier sont déterminés individuellement en fonction du degré d'immunodépression, des traitements reçus, des antécédents vaccinaux et infectieux et des recommandations en vigueur.

Références

Voir plus

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