Essais cliniques en cours

Description

Vaccin à ADN plasmidique anti-covid 19.

Classe

Inerte
- ADN

Indications

Essais cliniques en cours 

Phase 1

Les résultats d’un essai clinique de phase 1 du vaccin INO-4800 enregistré sous le numéro NCT04336410 ont été publiés dans la revue EClinicalMedicine (https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2020.100689). Cette étude avait pour objectif d’évaluer la sécurité, la tolérance et l’immunogénicité du vaccin INO-4800, un vaccin à ADN codant pour la glycoprotéine S du SARS-CoV-2 homologue de la souche Wuhan. L’étude a inclus 40 participants adultes (âge entre 18 et 50 ans) sans antécédent de covid, les personnes exerçant une profession à risque élevé d'exposition au SARS-CoV-2 ou ayant un antécédent d’exposition connue au SARS-CoV-2 étant exclues. La population testée était composée de 55% d’hommes et avait un âge médian de 34,5 ans.  Elle a été répartie en deux bras équivalents vaccinés respectivement avec INO-4800 1 mg et INO-4800 2 mg à raison de deux doses à 4 semaines d’intervalle. Un participant du bras 2 mg a abandonnée l’étude. Le vaccin était administré par voie intradermique suivi d’une étape d’électroporation au niveau du site d’injection par le dispositif CELLECTRA®2000.

Les événements indésirables locaux et systémiques survenus au cours des 8 semaines après la première administration ont été recueillis et un suivi est prévu sur 52 semaines. L’évaluation de l’immunogénicité après deux dose (prélèvements à S0 S6 S8) a porté sur la réponse humorale [titrage des anticorps spécifiques des sous-unités S1 et S2 de la protéine S (ELISA) un répondeur étant défini devant toute augmentation des titres à S6 ; titrage des anticorps neutralisants (test de séroneutralisation par réduction des plages de lyse de 50%) un sujet étant répondeur pour un titre à la S6 ≥10 ou ≥4 si un sujet était répondeur en ELISA] et cellulaire [étude de la production d’IFN-g après stimulation par un peptide de la protéine S de SARS-CoV-2, un sujet étant répondeur si à la S6 ou S8 ≥12 spot/106 cellules mononucléées circulantes (PBMC) (ELISpot) ; caractérisation de la production d’ IFN-g, TNF-a, IL-2 and IL-4 des lymphocytes CD4+ et CD8+ en cytométrie de flux après stimulation in vitro des cellules mononucléées circulantes par la protéine S].  

Les auteurs concluent que le vaccin INO-4800 présente un profil d'innocuité irréprochable et qu’il induit des réponses humorales et cellulaires ce qui fait de ce vaccin un option vaccinale dont l’étude doit se poursuivre. Les principaux résultats sont présentés dans les champs « effets indésirables » et « pharmacodynamie » ci-dessous.

Phase 1/2

Phase 2

Phase 2/3

Posologie

Deux doses : J0, J28.

Mode d'administration

Ce vaccin est administré par voie intradermique.

Effets indésirables

Essais cliniques en cours 

Phase 1

Les résultats de l'étude de tolérance de l'essai clinique de phase 1 du vaccin INO-4800 enregistré sous le numéro NCT04336410 ont été publiés dans la revue EClinicalMedicine (https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2020.100689).

Au total, 11 effets indésirables (EI) locaux et systémiques ont été signalés au cours des 8 semaines suivant l'administration de la première dose ; six d'entre eux ont été jugés liés au vaccin. Les EI concernent moins de 10% des participants. Aucune différence n’a été notée entre les bras, ou entre la primovaccination et le rappel. Ces effets sont survenus le jour de l’injection et aucun effet sévère n’a été Relevé.

Pharmacodynamie

Essais cliniques en cours 

Phase 1

Les résultats de l'étude d'immunogénicité de l'essai clinique de phase 1 du vaccin INO-4800 enregistré sous le numéro NCT04336410 ont été publiés dans la revue EClinicalMedicine (https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2020.100689).

Réponse humorale :

  • L’étude de la production d’anticorps dirigés contre les sous-unités S1 et S2 de la protéine S a identifié respectivement 89 % (17/19) et 95 % (18/19) de répondeurs dans les groupes 1 mg et 2 mg. A S6, la moyenne géométrique des titres (MGT) était de 655,5 (IC95 : 255,6-1681) et 994,2 (IC95 : 395,3-2500,3) dans les groupes 1,0 mg et 2,0 mg, respectivement.
  • L’étude de la production d’anticorps neutralisants à S6  a montré que la MGT des anticorps neutralisants était de 10,8 (IC 95% : 4,4-27,0) et de 11,5 (IC 95% : 5,3-24,9) dans les groupes de 1,0 mg et 2,0 mg, respectivement. Dans chaque groupe, il y a eu une augmentation statistiquement significative à S6 par rapport au niveau de référence. Le pourcentage de répondeurs était de 78 % (14/18) et 84 % (16/19) dans les groupes 1 mg et 2 mg, respectivement, et la MGT chez les répondeurs était de 102,3 (IC 95 % : 37,4, 280,3) et 63,5 (IC 95 % : 39,6, 101,8) dans les groupes 1 mg et 2 mg.
  • La séroconversion globale (définie comme les participants qui répondent par des anticorps de neutralisation et/ou de liaison à la protéine S) à S6 était de 95 % (18/19) pour chaque groupe.

Réponse cellulaire :

  • Le pourcentage de répondeurs au test ELISpot à S8 était de 74% (14/19) dans le groupe 1 mg, et 100 % (19/19) dans le groupe 2 mg. Ces données cumulées avec les données de séroconversion donnent une réponse immunitaire de 100% (19/19) dans chaque groupe. A S8, chez les répondeurs, le nombre médian de « spots » pour 106 PBMC était de 46 (IC 95% : 21,1-142,2) et de 71 (IC 95% : 32,2-194.4) pour les groupes 1 mg et 2 mg respectivement. A S8, ces chiffres étaient respectivement de 22,3 (IC 95% : 2,2-63,4) et 62,8 (IC 95% : 22,2-191,1).  L’augmentation par rapport au niveau de base était significative. Trois échantillons de convalescents d’un covid symptomatique non grave, testés par le test ELISpot ont montré une réponse médiane de 33 spots/106 PBMC, inférieure à la réponse obtenue avec le vaccin 2 mg.
  • A S6, dans le groupe ayant reçu la dose de 2,0 mg, une augmentation significative des cellules T CD8+ produisant de l'IFN-?, du TNF-a  et/ou de l'IL-2 et des cellules CD4+T produisant le TNF- a  a été mise en évidence.
  • Dans les deux groupes de dose, après stimulation in vitro par la protéine S, les lymphocytes CD8+ étaient répartis dans les populations ce cellules naïves, de cellules mémoires effectrices et de cellules mémoire centrales, alors que les lymphoytes CD4+ étaient principalement de type cellules mémoire centrale.
  • L’étude de la production de cytokines a montré que 41 % des lymphocytes CD8+ dans le groupe 2 mg étaient polyfonctionnels produisant IFN-? et TNF-a ; dans le groupe 1 mg les lymphocytes CD8+ étaient principalement des cellules monofonctionnelles productrices d'IFN-?. Le compartiment des cellules T CD4+ était également de nature polyfonctionnelle avec 6 et 9 %, dans les groupes 1 mg et 2 mg, respectivement, produisant les 3 cytokines, IFN-?, TNF-a et IL-2. 
  • Il n’a pas observé aucune réponse Th2 dans aucun des groupes après la vaccination.