Augmentation depuis plusieurs années de l'encéphalite à tiques en République Tchèque Médecine des voyages

Publié le 30 mar. 2021 à 21h48

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En République tchèque, en 2020 le nombre de cas d'encéphalite à tiques (TBE) est passé à 854 en constante augmentation depuis 2016 selon les données du National Health Institut (SZU) publiées le 25 mars 2021. En revanche, la fréquence de la maladie de Lyme a diminué au cours des 2 dernières années. La raison de l'augmentation des cas de TBE au cours des 5 dernières années n'est pas donnée. Le virus TBE est endémique en République tchèque et des cas s'y produisent chaque année. Bien que les pays d'Europe centrale et orientale soient endémiques pour la TBE à l'inverse les cas ont diminué de manière significative en Autriche et l'incidence reste faible en Allemagne, en Pologne, et en Slovaquie.

Rappels sur l'encéphalite à tique :

L'encéphalite à tique (TBE) ou méningoencéphalite à tique est une encéphalite virale due à un arbovirus de la famille des Flaviviridae, le TBEV. La transmission est presque exclusivement vectorielle et presque toujours transmise par des tiques, et notamment en Europe par Ixodes ricinus, ou moins souvent par ingestion de lait et produits laitiers non pasteurisés.

Elle est observée dans certaines régions délimitées d'Europe (principalement en Suède, en Finlande, dans le Nord de la Suisse, en Autriche, dans le Sud de l'Allemagne), en Russie et les pays de l'ex-URSS et en Asie du Nord. La « saison des piqûres de tiques » en Europe s'étend généralement d'avril à octobre (selon les années et le climat, de mars à novembre).

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.
  • Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).
  • Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.
  • Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.
  • En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est recommandée pour tous les voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière d'endémie en Europe centrale, orientale et septentrionale, du printemps à l'automne. Trois vaccins inactivés sont disponibles en France. A côté d'un schéma de primovaccination conventionnel qui s'étale sur 5 ou 9 mois selon le vaccin utilisé, existe une possibilité de vaccination selon un schéma dit "accéléré". Le maintien d'une protection vaccinale efficace nécessite des injections de rappel selon un rythme qui dépendra de l'âge.

Source : ProMED.