Premier cas de choléra confirmé en République Dominicaine Médecine des voyages

Publié le 31 oct. 2022 à 18h15

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En République Dominicaine le ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale (MISPAS) a notifié à la population que le premier cas importé de choléra dans le pays a été confirmé.

Le cas suspect a été détecté le lendemain de son entrée dans le pays par le Système national de surveillance épidémiologique (SINAVE). Grâce à cette notification rapide, le comité de réponse rapide a été immédiatement activé, réalisant les interventions sur place.

Le cas correspond à une patiente haïtienne de 32 ans.Elle a confirmé avoir passé 14 jours à Port-au-Prince enHaïti, où des cas de choléra sont enregistrées (voir la nouvelle 19851). La patiente est entré en République Dominicaine le 17 octobre, en provenance de Port-au-Prince, en se rendant dans la province de La Altagracia, et a présenté une diarrhée aiguë suspectée de choléra. La jeune femme est admise à l'hôpital Nuestra Señora de La Altagracia, dans la municipalité de Higuey, où elle reçoit un traitement adéquat.

La confirmation du diagnostic a été obtenue le 20 octobre par le Laboratoire national de surveillance Doctor Defilló, qui a signalé la présence de Vibrio Cholerae, sérogroupe 01, sérotype Ogawa.

Recommandations pour les voyageurs :

Le choléra est rare chez les voyageurs. Une prévention efficace est assurée par le respect des règles d'hygiène simples communes à la prévention de la diarrhée du voyageur et des autres risques liés au péril fécal :

  • hygiène des mains : se laver les mains, avant les repas, avant toute manipulation d'aliments ou après passage aux toilettes. En l'absence d'eau et de savon, un gel ou une solution hydro-alcoolique peuvent être utilisés. Se sécher les mains après lavage avec un linge propre ou, à défaut, les sécher à l'air ;
  • hygiène appliquée à l'eau : ne consommer que de l'eau en bouteille capsulée (et ouverte devant soi) ou, à défaut, rendue potable (ébullition 1 minute à gros bouillons ou désinfection (dichloroisocyanurate de sodium ou hypochlorite de sodium), éventuellement précédée d'une filtration (filtre portatif) si l'eau est trouble ; éviter la consommation de glaçons ;
  • hygiène appliquée à la nourriture : éviter les jus de fruits frais préparés de façon artisanale ; ne consommer du lait que s'il est pasteurisé ou bouilli ; privilégier l'allaitement maternel chez les nourrissons ; laver ou peler les fruits soi-même après s'être lavé les mains ; éviter les crudités, les coquillages, les plats réchauffés ; éviter les glaces artisanales (glaces industrielles, de moindre risque si l'emballage est intact) ; bien cuire les œufs, les viandes, les poissons et les crustacés ;

En cas de diarrhée :

  • une réhydratation précoce est importante ;
  • une consultation médicale est recommandée dans les formes aiguës modérées ou sévères et les formes persistantes (plus de 2 semaines), particulièrement chez l'enfant de moins de 2 ans, et, systématiquement, en cas de fièvre associée.

La vaccination contre le choléra n'est pas recommandée pour les voyageurs. Elle peut être recommandée pour les personnels devant intervenir auprès de malades, en situation d'épidémie et chez les personnels déployés dans le cadre de mandats ONU dans les pays où le choléra est présent.

Source : Outbreak News Today.