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Une jeune fille décède d'une infection invasive à méningocoque à Lyon - Rappel des mesures de prévention

Publié le 31 déc. 2009 à 13h08

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 18 novembre 2019.

MesVaccins.net.

Une jeune fille de 18 ans est décédée lundi d’une infection invasive à méningocoque. Le méningocoque est hébergé dans la gorge de l'être humain et se transmet de personne à personne à courte distance, moins d'un mètre, par l'intermédiaire des particules de salive émises lors de la toux ou de la parole. C'est pourquoi les personnes en contact proche avec cette jeune fille ont bénéficié d'un traitement préventif par un antibiotique capable d'éradiquer le portage du méningocoque dans la gorge.

L'infection invasive à méningocoque peut prendre la forme d'une méningite ou d'une méningococcémie (septicémie à méningocoque), dont l'expression la plus grave est appelée purpura fulminans. Les infections invasives à méningogoque frappent surtout les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. En France, elles sont mortelles dans environ 11 % des cas. Mais le risque de mourir d'une infection à méningocoque est très variable selon la bactérie en cause. Il existe en effet plusieurs sortes de méningocoques, appelées sérogroupes. Ceux-ci sont désignés par des lettres de l'alphabet, parfois associées à des chiffres. La répartition des sérogroupes est variable selon le pays. En 2008, les méningocoques les plus fréquents en France étaient dans l'ordre le méningocoque B (69 %), le méningocoque C (23 %), le méningocoque Y (4 %) et le méningocoque W135 (3 %).

Les infections dus aux méningocoques A, C, Y et W135, ainsi que certains méningocoques B, peuvent être prévenus par la vaccination. Depuis juin 2009, la vaccination contre le méningocoque C en une seule injection est recommandée pour tous les enfants dès l'âge de 12 mois, avec un rattrapage jusqu'à l'âge de 24 ans révolus en attendant que la plupart des nourrissons soient vaccinés. Le méningocoque C est en effet le plus virulent, puisque l'infection qu'il entraîne est mortelle une fois sur cinq. Le remboursement de cette vaccination par la sécurité sociale pourrait entrer en application en 2010.