Diminution du nombre de cas de tuberculose dans le monde en 2009

Publié le 24 nov. 2010 à 11h41

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 18 novembre 2019.

En 2009, l’incidence de la tuberculose dans le monde était estimée à 9,4 millions nouveaux cas (8,9 à 9,9 millions), et la prévalence de cette maladie était estimée à 14 millions (12 à 16 millions). Le taux de l'incidence annuelle mondiale (137 cas pour 100 000 personnes) a donc diminué, après avoir atteint un record de 142 pour 100 000 personnes en 2004.

La plupart des cas sont survenus en Afrique, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental. Les personnes vivant avec le VIH représentaient entre 11 et 13 % de l'ensemble des nouveaux cas de tuberculose et vivaient pour la plupart en Afrique. 

En 2009, 1,7 millions de personnes (dont 380 000 femmes) ont perdu la vie des suites de la tuberculose, dont 380 000 vivant avec le VIH, soit 4 700 morts par jour. Le taux de mortalité dû à la tuberculose a chuté de 35 % depuis 1990.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 440 000 les nouveaux cas et à 150 000 le nombre de décès dus à la tuberculose multirésistante en 2008. En 2009, les patients atteints de tuberculose multirésistante représentaient 3,3 % des nouveaux cas. En 2010, les données collectées par l'OMS font état des plus hautes proportions de cas de tuberculose multirésistante jamais enregistrés, avec des records de 28 % des nouveaux cas dans certaines parties de l'ex-Union soviétique. Cinquante-huit pays ont recensé des cas confirmés.

Le taux de mortalité de la tuberculose à l'échelle mondiale a chuté d'environ 35 % entre 1990 et 2009, et la cible d'une réduction de 50 % d'ici 2015 pourra être atteinte si la baisse du taux actuel se poursuit. 

Source : Organisation mondiale de la santé.