Comment se transmet l'hépatite B ?

Publié le 27 déc. 2010 à 23h08

Biographie

- Professeur agrégé du Val-de-Grâce, professeur invité à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 25 novembre 2021.

Les données concernant l'hépatite B ont été mises à jour le 20 décembre 2010 sur le site de l'Institut de veille sanitaire (InVS). L'hépatite B aiguë fait en effet l'objet d'une surveillance épidémiologique. Une fiche de notification est complétée pour chaque cas d'hépatite B aiguë, permettant de recueillir des informations intéressantes sur les facteurs de risque de la maladie.

Entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009, 754 cas d’hépatite B aiguë ont été notifiés (147 en 2005, 185 en 2006, 165 en 2007, 146 en 2008 et 111 en 2009). Parmi ces cas, 359 (48 %) ont été hospitalisés, dont 29 dans un tableau d’hépatite fulminante (8 %) : 10 sont décédés en l’absence de greffe, 12 ont été greffés, 7 ont guéri spontanément. 

Les cas d'hépatite B aiguë sont plus fréquents chez les hommes (532 cas) que chez les femmes (222 cas). La distribution par âge est identique entre les deux sexes. La classe d’âge des 30-39 ans est la plus atteinte.

Les données épidémiologiques étaient disponibles pour 730 cas, dont 219 (30 %) n’ont signalé aucun facteur de risque au cours des 6 mois précédant les signes. Les circonstances de la transmission ou les facteurs de risque de l'infection par le virus de l'hépatite B sont donc insuffisamment connus.

Parmi les 511 sujets ayant signalé un facteur de risque potentiel de contamination, 362 (50 %) en ont précisé un seul (50 %) et 149 (20 %) en ont signalé deux ou plus. Ces facteurs de risque étaient les suivants :

  • Risque sexuel : 36 % (partenaires mutiples : 24 % ; homosexualité masculine : 18 % ; partenaire infecté par le virus de l'hépatite B : 8 %) ;
  • Voyage en pays d’endémie 21 % ;
  • Soins invasifs : 9 % (transfusion : 0,7 % ; chirurgie : 3 % ; exploration invasive : 3,3 % ; dialyse : 0,4 %) ;
  • Exposition familiale : 7 % ;
  • Tatouage, piercing : 5 % ;
  • Vie en institution : 3,5 % ; 
  • Toxicomanie (intraveineuse ou par voie nasale) : 2,5 % ;
  • Autres (mésothérapie, auto surveillance de glycémie, soins de pédicure, acupuncture) : 2,5 %
  • Risque périnatal (nourrissons de moins d’1 an, nés de mère positive pour l’AgHBs, n’ayant reçu aucune sérovaccination) : 0,5 %.

Les données ci-dessus ne concernent que les cas d'hépatite B aiguë diagnostiqués et notifiés. Pour la période 2005-2009, le nombre total d’infections symptomatiques et asymptomatiques dues au VHB a été estimé en moyenne à 2 421 infections par an, soit un taux d'incidence de 3,8 cas pour 100 000 habitants. Selon une enquête réalisée en 2004, près de 300 000 personnes seraient porteurs du virus de l'hépatite B en France.

Source : Institut de veille sanitaire.