Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo, situation au 31 mai 2018 Médecine des voyages

Publié le 1 juin 2018 à 16h31

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En République Démocratique du Congo, le 8 mai 2018, les autorités sanitaires ont notifié à l'Organisation mondiale de la santé, une épidémie de maladie à virus Ebola avec 2 cas, notifiés dans la zone de santé de Bikoro dans la partie nord-ouest du pays. Le diagnostic a été confirmé à l'Institut National de Recherche Biomédicale à Kinshasa. 

Au 31 mai les autorités sanitaires ont notifié 54 cas, dont 25 décès (létalité 52 %). 

Parmi ces cas :

  • 35 cas sont des cas biologiquement confirmés ;
  • 13 sont des cas probables ;
  • 6 cas sont suspects.
  • parmi les 54 cas, 5 professionnels de santé sont contaminés et 74% des 992 contacts enregistrés ont été retracés.
  • la tranche d'âge de tous les cas est de 8 à 80 ans et l'âge médian est de 41 ans ;
  • 60% des cas sont de sexe masculin ;
  • le cas signalé dans la zone de santé de Ntondo le 25 mai a été testé négatif et a été exclu.

Jusqu'à présent, tous les cas ont été signalés dans trois zones de santé Bikoro (22 cas : 10 confirmés, 11 probables et 1 cas suspect), Iboko (27 cas : 21 confirmés, deux probables et quatre cas suspects) et Wangata (4 cas deux ont un lien épidémiologique avec un cas probable à Bikoro à partir d'avril 2018), dans la province de l'Équateur.

Le cas confirmé à Mbandaka, un grand centre urbain situé sur les principaux fleuves, routes et voies aériennes nationales et internationales, accroît le risque de propagation en République démocratique du Congo et dans les pays voisins. L'Organisation mondiale de la santé a donc évalué le risque pour la santé publique à un niveau très élevé au niveau national et élevé au niveau régional. Neuf pays voisins, notamment le Congo-Brazzaville et la République Centrafricaine, ont été informés qu'ils couraient un risque élevé de propagation et des activités de préparation étaient en cours. 

Au niveau mondial, le risque reste actuellement faible. Cette évaluation des risques fait l'objet d'un examen continu au fur et à mesure que des informations supplémentaires deviennent disponibles.

Source : Organisation mondiale de la santé ; European Centre for Disease Prevention and Control.


Référence principale :