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Etats-Unis : nouveaux cas d’encéphalite équine de l’Est chez des chevaux en Floride Médecine des voyages

Publié le 18 juin 2018 à 13h46

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, au cours des 2 dernières semaines, deux chevaux ont été testés positifs pour le virus de l'encéphalite équine de l'Est  dans le comté de Nassau en Floride, portant à quatre le nombre de cas signalés dans le comté depuis le début de l'année 2018.

Les fonctionnaires de la santé ont déclaré que le risque de transmission à l'homme a augmenté, et incitent les habitants à prendre des précautions contre l'exposition aux moustiques, qui transmettent le virus.  

Rappel sur l'encéphalite équine de l'Est

Le virus de l'encéphalite équine de l'Est est un Alphavirus de la famille des Togaviridae. Dans la nature, l'alternance des infections chez les oiseaux et les moustiques maintient la circulation du virus. Il est hébergé par les oiseaux et est transmis aux équidés (chevaux, ânes et zèbres) et plus rarement à l'homme par la piqûre d'un moustique infecté. 

Les signes cliniques de l'encéphalite équine de l'Est chez le cheval peuvent être compatibles avec d'autres maladies neurologiques comme la rage et l'infection à Equine Herpes virus (EHV-1), il est donc important pour les propriétaires de chevaux de consulter un vétérinaire pour obtenir un diagnostic précis.

Selon les Centers for Diseases Control and Prévention (CDC) la maladie est rare chez l'homme, seuls quelques cas étant signalés aux États-Unis chaque année. Si la plupart des personnes infectées n'ont pas de maladie apparente, des cas graves impliquant une encéphalite sont néanmoins signalés avec une mortalité de 30 % avec un risque significatif de lésions cérébrales chez de nombreux survivants.

Le voyageur doit réduire le risque d'être infecté par ce virus en portant des vêtements couvrants imprégnés d'insecticides et en utilisant un répulsif à base de DEET sur les parties découvertes aux heures où les moustiques sont les plus actifs (les moustiques piquent généralement au crépuscule et à l'aube). 

Chez les animaux la prévention la plus efficace est la vaccination.

Source : Promed.


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