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Nouveau cas fatal de méningo-encéphalite amibienne au Pakistan Médecine des voyages

Publié le 14 juil. 2018 à 13h57

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Pakistan, les autorités sanitaires de la ville de Nazimabad ont confirmé le 11 juillet 2018 qu'un garçon âgé de 14 ans qui avait été admis à l'hôpital souffrant de méningo-encéphalite amibienne primitive à Naegleria fowleri. L'adolescent a été amené à l'hôpital un état critique où il est mort au bout de 3 jours, après avoir été confirmé positif.
Il s'agit du cinquième cas fatal en un peu plus de 2 mois. Selon les fonctionnaires du ministère de la Santé Naegleria fowleri avait tué 6 personnes en 2017. Les fonctionnaires ont déclaré qu'ils avaient testé l'eau fournie à la région et qu'ils n'avaient trouvé aucune trace de chlore.

Rappel sur la méninge-encéphalite amibienne

La méningo-encéphalite amibienne primitive est due à une amibe libre de l'espèce Naegleria fowleri vivant dans les lacs, marais, piscines mal entretenues et la terre humide : la méningo-encéphalite amibienne primitive est une maladie hydrique.

Le parasite se transmet par contact avec l'eau douce et chaude particulièrement en pratiquant de la plongée en apnée sans masque. Il pénètre dans l'encéphale à partir des fosses nasales en traversant l'épithélium olfactif, provoquant une réaction inflammatoire

La méningo-encéphalite amibienne primitive entraîne l'apparition brutale de maux de têtes, fièvre modérée, de nausées parfois associée à une irritation de la gorge et une rhinite. Le tout pouvant s'accompagner de léthargie, raideur de la nuque, photophobie, diverses atteintes oculaires (mydriase, nystagmus, sensibilité à la pression) , convulsions involontaires, évoluant rapidement vers un syndrome confusionnel, une hyperthermie (39 à 41 °C), des vomissements et crises épileptiformes puis un coma irréversible suivi de la mort de la personne atteinte par dépression respiratoire après moins d'une ou deux semaines suivant l'apparition des symptômes.

L'infection est de pronostic catastrophique en une semaine environ.

Source : Promed.


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