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Foyers épidémiques de schistosomose en Birmanie Médecine des voyages

Publié le 24 juil. 2018 à 18h48

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Birmanie, selon le ministère de la santé publique, plus de 500 cas de bilharziose ( ou schistosomoses) ont été notifiés dans l'État Rakhine et du lac Inle  dans l'État de Shan, des activités de traitement sont en cours dans les zones touchées.

  • Dans l'État Rakhine, le nombre de cas est le plus élevé dans la ville de Pauktaw. Au total 8 cantons sont touchés, y compris Ponnagyun et Sittwe. Il a été enregistré un total de 302 cas. 
  • Environ 200 cas ont également été rapportés dans la région du lac Inle
  • Certains cas ont été signalés à Shwekyin dans la région de Bago.

Les premier cas dans le pays ont été découverts en mars 2018, avec environ 59 cas dans la ville de Sittwe dans l'Etat de l’État Rakhine

Rappels sur la schistosomiase

Les schistosomoses, (schistosomiases ou bilharzioses) sont des maladies parasitaires dues à des vers trématodes du genre Schistosoma. Plusieurs espèces sont en cause et leur répartition dans la zone intertropicale est variable selon l'espèce. Deux principaux parasites touchent l'Homme, Schistosoma mansoni sur les continents africain et américain et Schistosoma haematobium principalement sur le continent africain.

La contamination se fait par contact avec l'eau dans laquelle se trouvent des mollusques  hôtes intermédiaires contaminés.

On reconnaît dans la maladie trois phases

  • Une phase de pénétration cutanée de la larve du parasite, elle n'est pas constante et se manifeste par une éruption et un prurit (dermatite cercarienne)
  • Une phase d'invasion qui évolue sur quelques semaines et  au cours de laquelle la larve migre dans l'organisme et peut être responsable d'un tableau clinique très protéiforme, parfois fébrile et inquiétant. La manifestation biologique contemporaine  de cette phase est une augmentation importante du taux des polynucléaires éosinophiles dans le sang.
  • Une phase d'état qui est longue et au cours de laquelle les lésions sont induites par les œufs du parasite enchâssés dans les organes. Au cours de la schistosomose à Schistosoma mansoni, les organes touchés sont le tube digestif et le foie, le parasite adulte vivant dans les capillaires mésentériques qui sont drainés par le système porte digestif.

Chez le voyageur, la prévention repose sur l'absence de contact avec l'eau douce en zone d'endémie. Si ces contacts ont eu lieu (toilettes, traversée de gué, …, baignade récréative !!)  il est important de le signaler au médecin traitant au retour de voyage et fortiori en cas de manifestations cliniques.

Source : Promed.


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