Syndrome pulmonaire à Hantavirus fatal au Nouveau Mexique, Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 29 juin 2019 à 13h22

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, selon le Département de la santé du Nouveau Mexique, une femme de 42 ans résidente du comté de McKinley est décédée d'un syndrome pulmonaire à Hantavirus (HPS).

Une enquête environnementale a été menée au domicile de la patiente. Il s'agit du deuxième cas de syndrome pulmonaire à Hantavirus confirmé au Nouveau Mexique en 2019, le premier ayant touché une femme du même comté (nouvelle n° 13864 du 27 mai 2019).

Le virus Sin Nombre est endémique au Nouveau-Mexique.
Au Nouveau-Mexique, la souris sylvestre (Peromyscus maniculatus) est le principal réservoir du virus Sin Nombre qui peut être transmis par des aérosols contaminés par l'urine, les excréments ou la salive du réservoir.

Rappels sur les Hantavirus du Nouveau Monde :

Le syndrome pulmonaire à hantavirus est une maladie pulmonaire grave causée par un hantavirus, virus appartenant à la famille des Bunyaviridae.

Les symptômes surviennent généralement 2-4 semaines après l'exposition au virus. Les premiers symptômes sont la fatigue, la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête. Puis 1à 5 jours après le début des symptômes se produit le syndrome pulmonaire à hantavirus qui associe toux et difficulté à respirer.

Il n'y a pas de traitement spécifique ni de vaccin.

L'animal réservoir est un rongeur dont l'espèce varie selon les régions du monde, l'homme est un hôte accidentel de ces virus qui peuvent être transmis par inhalation d'aérosols contaminés par les excréments ou l'urine des rongeurs infectés, par contact direct avec les rongeurs infectés vivants ou morts ou avec les matières fécales ou l'urine de ces rongeurs.

Source : Promed.