Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Cas d’encéphalite à virus Powassan dans le Maine aux Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 26 juil. 2019 à 10h07

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, le Center for Disease Control and Prevention du Maine a rapporté le premier cas d'encéphalite a virus Powassan observé dans l'Etat depuis 2017. Le patient est un adulte du sud du Maine qui a été hospitalisé dans le New Hampshire mais qui a probablement contracté le virus dans le Maine. 

Les derniers cas d'infection à virus Powassan dans le Maine ont eu lieu en 2017, lorsque 2 personnes avaient contracté le virus et avaient été hospitalisés avec une encéphalite. Ce dernier cas est le 11èmecas dans le Maine depuis 2000.

À l'échelle nationale, environ 7 cas sont signalés chaque année. 

Rappels sur le virus Powassan :

Le virus Powassan du genre Flavivirus est transmis a l'homme par les tiques infectées (Ixodes). Il est responsable d'une maladie à tropisme neurologique. En dehors de l'homme, de nombreux animaux peuvent héberger ce virus : les marmottes, les lièvres, les coyotes, les renards, les ratons laveurs et mouffettes, ainsi que les chats et les chiens domestiques.

La maladie est présente en Amérique du Nord au Canada, aux Etats-Unis avec plus de 40 cas depuis 1952, et en Russie. L'incidence saisonnière varie selon l'activité des tiques (Ixodes cookei, Ixodes marxi, Ixodes spinipalpus) qui servent de vecteurs, plus élevée dans les régions rurales ou forestières et le risque de transmission est maximal de juin à septembre.

Après une incubation de 7 à 14 jours, apparition d'une encéphalite avec dans les formes bénignes fièvre, céphalée ou méningite aseptique.

Les signes cliniques de l'infection peuvent inclure de la fièvre, des maux de tête, vomissements, un syndrome confusionnel, des convulsions et perte de mémoire. Des séquelles neurologiques peuvent se produire. Il n'existe pas de traitement spécifique, il n'existe aucun vaccin.

La maladie se manifeste surtout dans les zones forestières avec une survenue saisonnière (transmission maximale de juin à septembre) correspondant avec l'activité des tiques (Ixodes cookei, Ixodes marxi, Ixodes spinipalpus).

Les tiques vivent dans les forêts et les sous-bois, les hautes herbes, mais également sur les parcours de golf et dans les jardins publics.

Pour réduire le risque d'être infecté il est conseillé au voyageur de :

  • porter des vêtement couvrant la peau et des chaussettes remontant sur le bas des pantalons ;
  • marcher au centre des sentiers pour éviter l'herbe et les buissons ;
  • utiliser un répulsif contenant du DEET à 50% sur les parties découvertes et un insecticide contenant de la perméthrine sur les vêtements ;
  • vérifier régulièrement au bout de quelques heures l'absence de tiques sur le corps (cuisses, bras, aisselles et jambes) ;
  • en cas de présence d'une tique, l'enlever à l'aide d'une "pince à tique" en la saisissant le plus près possible de la peau et en tirant progressivement (il faut éviter d'écraser la tique, de la bruler ou d'appliquer divers substances) ;
  • laver et désinfecter la zone de piqûre et les mains ;
  • en cas de fièvre, de rougeur de la peau (en forme d'anneau) ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin.

Source : Promed.