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Cas de méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP) en Caroline du Nord, Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 26 juil. 2019 à 12h53

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, les responsables de la santé de l'État de Caroline du Nord et du comté de Cumberland ont notifié un décès par méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP), infection à Naegleria fowleri confirmée.

Selon les responsables de la santé, cette personne serait tombée malade après avoir nagé dans le parc aquatique Fantasy Lake, dans le comté de Cumberland, le 12 juillet 2019. Les responsables de la santé locaux travaillent avec le parc aquatique pour fournir des conseils et sur la manière de prendre des précautions dans les étendues naturelles d'eau douce.

Rappel sur la méninge-encéphalite amibienne

La méningo-encéphalite amibienne primitive est due à une amibe libre de l'espèce Naegleria fowleri vivant dans les lacs, marais, piscines mal entretenues et la terre humide : la méningo-encéphalite amibienne primitive est une maladie hydrique.

Le parasite se transmet par contact avec l'eau douce et chaude particulièrement en pratiquant de la plongée en apnée sans masque. Il pénètre dans l'encéphale à partir des fosses nasales en traversant l'épithélium olfactif, provoquant une réaction inflammatoire

La méningo-encéphalite amibienne primitive entraîne l'apparition brutale de maux de têtes, fièvre modérée, de nausées parfois associée à une irritation de la gorge et une rhinite. Le tout pouvant s'accompagner de léthargie, raideur de la nuque, photophobie, diverses atteintes oculaires (mydriase, nystagmus, sensibilité à la pression) , convulsions involontaires, évoluant rapidement vers un syndrome confusionnel, une hyperthermie (39 à 41 °C), des vomissements et crises épileptiformes puis un coma irréversible suivi de la mort de la personne atteinte par dépression respiratoire après moins d'une ou deux semaines suivant l'apparition des symptômes.

L'infection est de pronostic catastrophique en une semaine environ.

Source : Outbreak News Today.