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Foyer épidémique de syphilis déclaré dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada Médecine des voyages

Publié le 25 août 2019 à 14h24

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Canada, une augmentation spectaculaire des cas de syphilis dans les Territoires du Nord-Ouest (TNO) a été notifiée par les autorités de santé publique. Depuis le début de l'année, 28 cas de syphilis ont été signalés dans la province, dont la majorité (70%) à Yellowknife.

L'un des cas concernait un nouveau-né chez qui on avait diagnostiqué une syphilis congénitale.

Il s'agit du premier cas de syphilis congénitale dans les Territoires du Nord-Ouest depuis 2009. La syphilis congénitale se produit lorsqu'une mère transmet l'infection à la syphilis à son bébé pendant la grossesse. 

Rappels sur la syphilis :

La syphilis est une infection sexuellement transmissible contagieuse causée par une bactérie appelée Treponema pallidum. La bactérie se transmet par des rapports sexuels non protégés (vaginal, anal ou bucco-génital), par voie sanguine (transfusion ou rarement usage de matériel souillé) et par voie transplacentaire pendant la grossesse, de la mère à l'enfant. La période d'incubation est de 3 semaines à 1 mois.

La syphilis évolue classiquement en plusieurs stades successifs :

Au stade primaire, la maladie n'a pas toujours de signes apparents. Quand ils existent il s'agit d'un ulcération (le chancre d'inoculation), petite plaie rosée, creuse, propre, et indolore, qui se retrouve au niveau du fourreau de la verge, sur le gland, ou au niveau du vagin ou de la vulve. Cette lésion, extrêmement contagieuse, s'accompagne d'une adénopathie importante.

En absence de traitement la maladie évolue vers le stade secondaire trois à dix semaines après le chancre et correspond à une diffusion générale du tréponème dans le corps, et s'accompagne d'éruptions multiples sur la peau et/ou sur les muqueuses (sans démangeaison) : c'est la roséole.

Le stade tertiaire, devenu très rare, n'apparaît qu'après des années de développement (3 à 15 ans en moyenne après le chancre, chez 10 % des patients non traités) et se présente avec des atteintes cardio-vasculaires, nerveuses et articulaires.

Il est fortement recommandé aux voyageurs d'utiliser un préservatif avec tout nouveau partenaire sexuel.

Source : Outbreak News Today.


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