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Forte incidence des cas d’encéphalite à tiques en 2019 en Suisse Médecine des voyages

Publié le 21 nov. 2019 à 10h02

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Suisse, l'Office fédéral pour la santé publique, depuis le début de l'année, a notifié 251 cas d'encéphalite à tiques  à la fin du mois d'octobre 2019.

C'est le 2e chiffre le plus élevé depuis l'an 2000.

Dans l'ensemble, les cas annuels ont oscillé, autour de 100 incidents, mais avec une augmentation constante ces 5 dernières années. La plupart des cas sont rapportés dans les mois d'été, en 2019 le pic est survenu en juillet.
Selon l'Organisation mondiale de la santé le risque de contracter une encéphalite à tiques est le plus élevé lors d'une randonnée ou en campant dans les zones forestières jusqu'à une altitude d'environ 1500 mètres.

Le vecteur le plus répandu en Suisse est la tique du bois (Ixodes ricinus, communément connue sous le nom de tique de ricin) qui préfère les bois feuillus avec sous-bois abondant, les bordures de forêt et des chemins forestiers. 

Rappels sur l'encéphalite à tique 

L'encéphalite à tique (TBE) ou méningoencéphalite à tique est une encéphalite virale due à un arbovirus de la famille des Flaviviridae, le TBEV. La transmission est presque exclusivement vectorielle et presque toujours transmise par des tiques, et notamment en Europe par Ixodes ricinus, ou moins souvent par ingestion de lait et produits laitiers non pasteurisés. 

Elle est observée dans certaines régions délimitées d'Europe (principalement en Suède, en Finlande, dans le Nord de la Suisse, en Autriche, dans le Sud de l'Allemagne), en Russie et les pays de l'ex-URSS et en Asie du Nord. La « saison des piqûres de tiques » en Europe s'étend généralement d'avril à octobre (selon les années et le climat, de mars à novembre).

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.
  • Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).
  • Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.
  • Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.
  • En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est recommandée pour tous les voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière d'endémie en Europe centrale, orientale et septentrionale, du printemps à l'automne :

  • trois injections à M0, entre M1 et M3 puis entre M5 et M12 ; 
  • le premier rappel dans les 5 ans suivant la 3ème dose (3 ans pour les voyageurs âgés de plus de 60 ans) ;
  • il existe une présentation pédiatrique, administrée selon le même schéma à partir de l'âge de 1 an. 

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites Mesvaccins.netou Medecinedesvoyages.net.

En cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin. 

Source : Promed.