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Nouveau cas d'infection à Hantavirus au Chili Médecine des voyages

Publié le 5 déc. 2019 à 11h08

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Chili, l'Institut de la santé publique a notifié le 1er cas de syndrome pulmonaire à hantavirus dans la région O'Higgins pour l'année 2019.

La patiente est une femme âgée de 32 ans, résident de San Vicente qui selon un rapport du 1er décembre serait en unité de soins intensifs à l'hôpital del Torax à Santiago.

Le Secrétariat ministériel régional de la santé (SEREMI) a déclaré qu'un cas suspect chez un mineur est en cours d'analyse. 

Bien que l'espèce ne soit pas spécifiée dans le rapport, l'hantavirus  impliqué dans ces cas est sans aucun doute le virus Andes endémique dans la région et dont le rongeur hôte réservoir est le rat pygmée du riz à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus).

Rappels sur les Hantavirus du Nouveau Monde :

Le syndrome pulmonaire à hantavirus est une maladie pulmonaire grave causée par un hantavirus, virus appartenant à la famille des Bunyaviridae.

Les symptômes surviennent généralement 2-4 semaines après l'exposition au virus. Les premiers symptômes sont la fatigue, la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête. Puis 1à 5 jours après le début des symptômes se produit le syndrome pulmonaire à hantavirus qui associe toux et difficulté à respirer.

Il n'y a pas de traitement spécifique ni de vaccin.

L'animal réservoir est un rongeur dont l'espèce varie selon les régions du monde, l'homme est un hôte accidentel de ces virus qui peuvent être transmis par inhalation d'aérosols contaminés par les excréments ou l'urine des rongeurs infectés, par contact direct avec les rongeurs infectés vivants ou morts ou avec les matières fécales ou l'urine de ces rongeurs.

Sources : Promed.


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