Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Encéphalite japonaise en Inde

Publié le 4 nov. 2009 à 21h35

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 18 novembre 2019.

MesVaccins.net.

Avec 3 décès supplémentaires le 4 novembre 2009, ce sont 481 décès qui sont survenus dans les districts orientaux de l'Uttar Pradesh (état de l'Inde) depuis janvier 2009, dans un tableau neurologique fébrile. Au total, environ 2.800 cas d'encéphalite japonaise ou d'encéphalite aiguë de cause inconnue ont été hospitalisés au cours de l'année 2009 dans cette région ; près de 500 d'entre eux sont décédés.

Des cas d'encéphalite japonaise sont rapportés dans quatre états du Nord et du Nord-Est de l’Inde : Uttar Pradesh, Bihar, Nagaland et Assam. On sait d'une manière générale que l’encéphalite japonaise est endémique dans cette partie de l’Inde et que le risque est plus élevé en fin de mousson (de juillet à novembre).

En 2006, une étude réalisée par les "Centers for disease control" (CDC, USA) avait montré qu'environ 20 % des cas d'encéphalite aiguë étaient peut-être dus à une infection par un enterovirus. Certains estiment que le virus Nipah pourrait aussi être en cause.

L'encéphalite japonaise est transmise par les piqûres de moustiques du genre Culex le soir et la nuit dans les régions rurales d’Asie du Sud et du Sud-Est. Les symptômes sont une fièvre élevée, des maux de tête et une raideur de la nuque. Il n'existe pas de traitement spécifique. La maladie est rare chez les voyageurs et peut être prévenue en se protégeant contre les moustiques et surtout par la vaccination. Le Haut Conseil de santé publique recommande que le vaccin de l’encéphalite japonaise ne soit disponible que dans les Centres de vaccinations internationales, afin que le risque puisse être évalué de manière individuelle et aussi pour faciliter le suivi de pharmacovigilance. Le formulaire personnalisé de MesVaccins.net recueille les informations nécessaires à l'évaluation du rapport bénéfice-risque de la vaccination.

Source : Promed.