Cas de méningo-encéphalite amibienne au Costa Rica Médecine des voyages

Publié le 9 jan. 2020 à 07h20

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Costa Rica, le 7 janvier 2020, le ministère de la santé a signalé un deuxième cas de méningo-encéphalite amibienne, infection à Naegleria fowleri.

Il s'agit d'un jeune de 15 ans qui a présenté un tableau clinique de méningo-encéphalite amibienne primaire (PAM) et a été admis dans un état grave à l'hôpital de Libéria.

L'enquête montre que le jeune homme a été contaminé en inhalant de l'eau dans les sources thermales de Guayabo de Bagaces.

Le premier cas de méningo-encéphalite amibienne primaire de l'histoire du Costa Rica a été enregistré en 2014 chez un enfant américain décédé plus tard.

Rappel sur la méningo-encéphalite amibienne

La méningo-encéphalite amibienne primitive est due à une amibe libre de l'espèce Naegleria fowleri vivant dans les lacs, marais, piscines mal entretenues et la terre humide : la méningo-encéphalite amibienne primitive est une maladie hydrique.

Le parasite se transmet par contact avec l'eau douce et chaude particulièrement en pratiquant de la plongée en apnée sans masque. Il pénètre dans l'encéphale à partir des fosses nasales en traversant l'épithélium olfactif, provoquant une réaction inflammatoire

La méningo-encéphalite amibienne primitive entraîne l'apparition brutale de maux de têtes, fièvre modérée, de nausées parfois associée à une irritation de la gorge et une rhinite. Le tout pouvant s'accompagner de léthargie, raideur de la nuque, photophobie, diverses atteintes oculaires (mydriase, nystagmus, sensibilité à la pression) , convulsions involontaires, évoluant rapidement vers un syndrome confusionnel, une hyperthermie (39 à 41 °C), des vomissements et crises épileptiformes puis un coma irréversible suivi de la mort de la personne atteinte par dépression respiratoire après moins d'une ou deux semaines suivant l'apparition des symptômes.

L'infection est de pronostic catastrophique en une semaine environ.

Source : Outbreak News Today.