Déclaration sur la deuxième réunion du Comité d'urgence du Règlement sanitaire international (2005) concernant l'apparition d'un nouveau coronavirus (2019-nCoV) Médecine des voyages

Publié le 31 jan. 2020 à 10h33

Biographie

Médecin retraité, spécialisé en médecine des voyages. Membre de la Société de médecine des voyages (depuis 2000) Formateur en vaccinologie et médecine des voyages (depuis 2000)

Liens d'intérêt

Absence de lien d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques

La deuxième réunion du Comité d'urgence convoquée par le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en vertu du Règlement sanitaire international (RSI) (2005) concernant l'épidémie de nouveau coronavirus 2019 en République populaire de Chine, avec des exportations vers d'autres pays, a eu lieu jeudi, 30 janvier 2020, de 13h30 à 18h35, heure de Genève. 

Le rôle du Comité est de conseiller le Directeur général, qui prend la décision finale sur la détermination d'une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Le Comité fournit également des conseils de santé publique ou propose des recommandations temporaires formelles, le cas échéant. 

Le point sur la situation

Le 30 janvier y a 7 711 cas confirmés et 12 167 cas suspects en Chine. Sur les cas confirmés, 1 370 sont graves et 170 personnes sont décédées. 124 personnes ont guéri et sont sorties de l'hôpital. 

A l'extérieur de Chine, il y a 83 cas dans 18 pays. Parmi ceux-ci, seulement 7 n'avaient pas d'antécédents de voyages en Chine. Il y a eu une transmission inter-humaine dans 3 pays en dehors de la Chine. L'un de ces cas est grave et il n'y a eu aucun décès. 

Le Comité a exprimé des vues divergentes sur la question de savoir si cet événement constituait une USPPI ou non. 

Le Directeur général a déclaré que l'épidémie de 2019-nCoV constituait une USPPI et a accepté l'avis du Comité et a émis cet avis en tant que recommandations temporaires au titre du RSI. 

Recommandations 

Le Comité ne recommande aucune restriction de voyage ou de commerce sur la base des informations disponibles actuellement.  

Les pays doivent informer l'OMS des mesures de voyage prises, comme l'exige le RSI. 

Les pays sont mis en garde contre les actions qui encouragent la stigmatisation ou la discrimination, conformément aux principes de l'article 3 du RSI. 

Le Comité a demandé au Directeur général de fournir de nouveaux avis sur ces questions et, si nécessaire, de faire de nouvelles recommandations au cas par cas, compte tenu de cette situation en évolution rapide.