Encéphalite équine du Venezuela chez des chevaux au Belize Médecine des voyages

Publié le 20 fév. 2020 à 13h28

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Belize, l'Agricultural Health Authority a notifié le 15 février 2020 à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) 4 cas d'encéphalite équine du Venezuela (VVE) chez des chevaux à Little Belize, district de Corozal South, Newland, Corozal, dans une communauté mennonite récemment installée dans une zone boisée du nord du Belize.

Parmi 5 chevaux utilisés comme animaux de trait et pour le transport 4 sont morts depuis le 30 octobre 2019 . 

Le diagnostic a été confirmé le 4 décembre 2019 par technique de séroneutralisation par réduction de plaque au Laboratoire des Services vétérinaires nationaux (NVSL) (Laboratoire de référence).

Le virus de l'encéphalite équine du Venezuela est connu pour circuler dans la partie nord du Belize et une vaccination de routine y est réalisée. Cette communauté de Newland installée récemment n'avait pas pu être encore vaccinée.

Rappel sur le virus de l'encéphalite équine du Vénézuela

Le virus de l'encéphalite équine du Venezuela est due à un arbovirus, un Alphavirus de la famille des Togaviridae. Le virus est présent du nord de l'Argentine à la Floride et dans certaines régions des Rocheuses, mais la prévalence culmine dans le nord de l'Amérique du Sud

Le cheval et l'homme sont les hôtes les plus fréquents. Le virus est transmis par piqûre d'un moustique infecté (Culex) ou par des aérosols. L'instillation nasale et le contact avec la peau lésée ou la litière d'animaux contaminés constituent d'autres voies de transmission du virus.

Après une période d'incubation de 2 à 6 jours, le virus entraîne habituellement des symptômes d'allure grippale d'intensité légère (maux de tête, myalgie, fatigue, vomissements, nausées, diarrhée, pharyngite et fièvre) à grave, mais 4 à 14 % des cas présentent des complications neurologiques. Les symptômes d'encéphalite, qui ne surviennent que dans une minorité de cas, se manifestent de 4 à 10 jours après l'exposition et comprennent la somnolence, les convulsions, la confusion, la photophobie et le coma.

Source : Organisation mondiale de la santé animale (OIE).