Augmentation du nombre de cas de paludisme en Namibie Médecine des voyages

Publié le 12 avr. 2020 à 13h25

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Le ministère de la Santé de Namibie a notifié 827 cas de paludisme depuis le mois de janvier 2020 dans les régions de Kavango Ouest et Kavango Est, et encourage les habitants à utiliser des répulsifs anti-moustiques pour freiner la propagation. 

En 2019 ces 2 régions avaient eu seulement moins de 200 cas combinés. Le programme de prévention du paludisme dans les 2 régions de Kavango endémiques pour le paludisme est en cours d'exécution. L'incidence annuelle est d'environ 200 à 300 cas pour 1000 habitants.

Les personnes qui envisagent de voyager sont invités à prendre des mesures adéquates pour se protéger contre la piqûre du  moustique : 

  • réduire le contact avec les moustiques en limitant l'activité en plein air à la nuit tombée ;
  • porter des vêtements couvrant (pantalons, chemises manches longues) ;
  • protéger la peau nue (sans oublier les pieds et les chevilles), en utilisant des répulsifs anti-moustiques contenant 50 % de DEET ; 
  • utiliser des moustiquaires imprégnées d'insecticides. 

L'évolution de ces données épidémiologiques doivent faire rappeler aux voyageurs que les recommandations de prévention s'appuient toujours sur le triptyque : 

  • protection personnelle antivectorielle ;
  • une chimioprophylaxie adaptée, dans les zones concernées par le risque de transmission ;
  • information du voyageur sur l'importance du diagnostic en urgence d'une fièvre au retour d'une zone impaludée.

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur le site Medecinedesvoyages.net, qui prend en compte les nouvelles recommandations des autorités sanitaires françaises et de l'Organisation mondiale de la santé.

Source : Promed.