Plusieurs cas d'anisakiase signalés en Espagne Médecine des voyages

Publié le 17 mai 2020 à 09h03

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Espagne, les autorités espagnoles ont rapporté 3 cas d'anisakiase en Andalousie chez des personnes ayant présenté des symptômes légers. 

Les patients auraient consommé des anchois. 

Selon l'Agence espagnole pour la sécurité alimentaire et la nutrition le produit en cause, des anchois conservés dans le vinaigre, est « Boquerones en Vinagre » de la marque « Pescados Medina » en contenant plastique de 250 grammes avec le code de lot 270420 et la date limite de consommation au 27 juillet 2020.

Le produit visé a été fabriqué en Andalousie et distribué en Andalousie, ainsi qu'en Aragon, Catalogne, les îles Canaries, Castille et Leon et Madrid.

Rappels sur l'anisakiase

Anisakis est un nématode de l'ordre des Ascarididae, de la famille des Anisakideae. Le genre comprend plusieurs espèces : Anisakis pegreffii, Anisakis physeteris, Anisakis schupakovi, Aanisakis simplex, Anisakis typica, Anisakis ziphidarum. 

Le parasite qui au cours de sa vie passe par des poissons et des mammifères marins, peut infecter les êtres humains par consommation de poisson cru infecté. Les sources communes de ce parasite sont la morue, l'aiglefin, le saumon du pacifique, le hareng, la plie et la baudroie, ainsi que le calmar.

L'anisakiase est une parasitose cosmopolite, observée surtout au Japon (après consommation de sushi et de sashimi), en Scandinavie (foies de cabillaud), aux Pays-Bas (harengs conservés ou Maatjes) et le long de la côte Pacifique de l'Amérique du Sud.

Chez l'Homme, les larves vivantes meurent en quelques jours après l'ingestion et n'évoluent jamais en adultes (impasse parasitaire). Dans les heures qui suivent l'ingestion de larves contagieuses peuvent survenir des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales violentes. Dans quelques cas les larves peuvent se fixer sur la paroi du tube digestif et tenter de s'y enfoncer, déterminant plusieurs syndromes :

  • manifestations pseudo-ulcéreuses qui surviennent quelques heures après l'ingestion, et peuvent s'accompagner de troubles réflexes du transit (dilatation aigüe de l'estomac) ;
  • occlusion intestinale par fixation dans l'iléon et constitution en quelques semaines d'un granulome ;
  • Chez les personnes allergiques ont peut parfois observer un choc anaphylactique.

La Food and Drug Administration recommande pour tuer les parasites une cuisson à une température interne de 65° ou une congélation à -20° pendant 24 heures. 

Source : Food Safety News.