Alerte aux médicaments de contrebande à Mayotte Médecine des voyages

Publié le 20 août 2020 à 13h23

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

L'Agence Régionale de Santé de Mayotte (ARS) appelle à la plus grande vigilance après la découverte le week-end du 15 août 2020 de dizaines de plaquettes de médicaments de cotrebande, présentées sous la marque IBUCAP, échouées sur les plages de Mayotte. La prise de médicaments, obtenus hors des pharmacies de ville ou sans prescription médicale, peut être très dangereuse, voire mortelle, de nombreux médicaments étant copiés, contrefaits et distribués partout dans le monde. C'est un trafic criminel, rentable pour les trafiquants, dangereux pour les usagers.

Les médicaments de la « marque » IBUCAP, retrouvés sur les plages de Mayotte ce week-end, seraient distribués au Congo par la société SHALINA. Ce produit, entreposé et transporté dans des conditions inconnues, n'a pas d'autorisation de mise sur le marché en France ; il n'est donc pas autorisé à la vente.

En l'absence de tout contrôle sanitaire, sa composition n'est pas vérifiée. Il peut contenir d'autres substances que celles mentionnées sur l'emballage, être surdosé ou encore inefficace.

Source : Agence Régionale de Santé de Mayotte.