Un nouveau cas fatal de méningo-encéphalite amibienne signalé en Floride Médecine des voyages

Publié le 13 sept. 2020 à 14h25

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, un deuxième cas de méningo-encéphalite amibienne a été signalé cet été en Floride.

Le patient est un enfant de 13 ans de Palatka dans le comté de Putnam, qui est décédé le 2 août d'une infection à Naegleria fowleri. L'enfant aurait été contaminé lors d'une baignade dans un parc aquatique dans un camping au nord de la Floride.

Ce cas fait suite à un autre cas signalé environ un mois auparavant dans le comté de Hillsborough. 

Rappel sur la méningo-encéphalite amibienne.

La méningo-encéphalite amibienne primitive est due à une amibe libre de l'espèce Naegleria fowleri, qui vit dans les lacs, marais, piscines mal entretenues et la terre humide : la méningo-encéphalite amibienne primitive est une maladie d'origine hydrique.

Le parasite se transmet par contact avec de l'eau douce et chaude particulièrement en pratiquant de la plongée en apnée sans masque. Il pénètre dans l'encéphale à partir des fosses nasales en traversant l'épithélium olfactif, provoquant une réaction inflammatoire.

La méningo-encéphalite amibienne primitive entraîne l'apparition brutale de maux de têtes, une fièvre modérée, des nausées parfois associée à une irritation de la gorge et une rhinite. Peuvent ensuite survenir une léthargie, une raideur de la nuque, une photophobie, diverses atteintes oculaires (mydriase, nystagmus, sensibilité à la pression) et des convulsions involontaires. La maladie évolue rapidement vers un syndrome confusionnel, une hyperthermie (39 à 41 °C), des vomissements et des crises épileptiformes. Un coma irréversible suivi de la mort de la personne par dépression respiratoire survient après moins d'une à deux semaines d'évolution.

L'infection est de pronostic catastrophique en une semaine environ.

Source : Outbreak News Today.