Aux Etats-Unis, le New Jersey rapporte le premier cas d'encéphalite équine de l'Est de l'année chez un cheval Médecine des voyages

Publié le 23 sept. 2020 à 21h17

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, le Department of Agriculture du New Jersey a signalé une encéphalite équine de l'Est (EEE) chez une jument de 4 ans dans le comté d'Atlantic. L'animal a été euthanasié. C'est le premier cas d'EEE signalé dans le New Jersey pour 2020. Le cheval n'était pas vacciné.

Rappels sur l'encéphalite équine de l'Est.

Le virus de l'encéphalite équine de l'Est est un Alphavirus de la famille des TogaviridaeDans la nature, l'alternance des infections chez les oiseaux et les moustiques maintient la circulation du virus.

Le virus de l'encéphalite équine de l'Est est hébergé par les oiseaux et est transmis aux équidés (chevaux, ânes et zèbres), plus rarement à l'homme, par la piqûre d'un moustique infecté. 

Les signes cliniques de l'encéphalite équine de l'Est chez le cheval peuvent être compatibles avec d'autres maladies neurologiques comme la rage ou l'infection à Equine Herpes virus (EHV-1). Il est donc important pour les propriétaires de chevaux de consulter un vétérinaire pour obtenir un diagnostic précis. Chez les chevaux, le virus EEE met deux à cinq jours pour provoquer des symptômes et entraine une létalité (proportion de décès parmi les cas) de 90 %. Le virus provoque des trébuchements et une mauvaise coordination, une incapacité à se lever, une paralysie, une pression sur la tête, des cercles et des convulsions.

Selon les Centers for Disease Control and Prévention, la maladie est rare chez l'homme, seuls quelques cas étant signalés aux États-Unis chaque année. 

Si la plupart des personnes infectées n'ont pas de maladie apparente, des cas graves impliquant une encéphalite sont néanmoins signalés avec une létalité (proportion de décès parmi les cas) de 30 %. Le risque de lésions cérébrales est important chez les survivants.

Le voyageur doit réduire le risque d'être infecté par ce virus en portant des vêtements couvrants imprégnés d'insecticides et en utilisant un répulsif à base de DEET, Picaridine ou IR 3535 sur les parties découvertes aux heures où les moustiques sont les plus actifs (au crépuscule et à l'aube). 

Chez les animaux, la prévention la plus efficace est la vaccination.

Source : Outbreak News Today.