Méningo-encéphalite amibienne au Texas, Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 27 sept. 2020 à 20h14

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, les autorités de la ville de Lake Jackson au Texas, dans la zone métropolitaine de Houston, ont publié le 26 septembre 2020 une mise en garde après la détection du parasite Naegleria fowlerdans des échantillons d'eau au cours d'une enquête portant sur un enfant de 6 ans du comté de Brazoria ayant été hospitalisé pour une méningo-encéphalite amibienne.

Sur la base des informations fournies par la famille, des échantillons d'eau ont été prélevés au Lake Jackson Civic Center Splash Pad et ont été testés par un laboratoire privé. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont testé l'eau de la pataugeoire et celle du domicile de l'enfant : 3 des 11 échantillons d'eau testés au préalable étaient positifs pour le parasite - le réservoir de stockage du coussin d'éclaboussement, un tuyau au domicile de l'enfant et une bouche d'incendie sans issue près du coussin d'éclaboussement.

Rappel sur la méningo-encéphalite amibienne

La méningo-encéphalite amibienne primitive est due à une amibe libre de l'espèce Naegleria fowleri vivant dans les lacs, marais, piscines mal entretenues et la terre humide : la méningo-encéphalite amibienne primitive est une maladie hydrique.

Le parasite se transmet par contact avec l'eau douce et chaude particulièrement en pratiquant de la plongée en apnée sans masque. Il pénètre dans l'encéphale à partir des fosses nasales en traversant l'épithélium olfactif, provoquant une réaction inflammatoire

La méningo-encéphalite amibienne primitive entraîne l'apparition brutale de maux de têtes, fièvre modérée, de nausées parfois associée à une irritation de la gorge et une rhinite. Le tout pouvant s'accompagner de léthargie, raideur de la nuque, photophobie, diverses atteintes oculaires (mydriase, nystagmus, sensibilité à la pression), convulsions involontaires, évoluant rapidement vers un syndrome confusionnel, une hyperthermie (39 à 41 °C), des vomissements et crises épileptiformes puis un coma irréversible suivi de la mort de la personne atteinte par dépression respiratoire une à deux semaines après l'apparition des symptômes.

L'infection est de pronostic catastrophique en une semaine environ.

Source : Outbreak News Today.