Etats-Unis : un nouveau cas d'encéphalite de Saint Louis signalé en Californie Médecine des voyages

Publié le 25 oct. 2020 à 22h06

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux États-Unis, en Californie, les responsables sanitaires du comté de San Joaquin ont signalé le 22 octobre 2020 avoir confirmé un cas humain d'encéphalite de Saint-Louis (SLEV) chez un résident de Stockton.

Au mois d'août 2020, les responsables de la santé publique du comté avaient isolé le virus SLEV chez des moustiques collectés près de Lodi. Des moustiques positifs pour SLEV ont également été capturés dans le comté de Stanislaus, mais aucun cas humain n'a été confirmé dans cette zone.

Il s'agit du deuxième cas d'encéphalite de Saint-Louis en Californie publié jusqu'à présent cette année (2020). Le cas précédent a été fatal (nouvelle n°16301du 5 octobre 2020).

Rappel sur l'encéphalite de Saint Louis

L'encéphalite de Saint Louis est une encéphalite virale due au virus de l'encéphalite de Saint Louis, un Flavivirus, transmis par les moustiques du genre Culex. Le virus est endémique dans le middle-west des Etats-Unis, présent également à la Jamaïque, à Trinidad, au Panama et au Brésil. Les oiseaux sont le réservoir de virus.
La maladie débute brutalement par une forte fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête. Après une brève rémission, la température remonte très vivement, avec agitation, puis torpeur. Des contractures musculaires se manifestent ainsi que des tremblements.
La mort peut survenir, mais l'évolution se fait le plus souvent lentement vers la guérison. Dans ce cas elle ne laisse habituellement pas de séquelles.

Source : ProMED.