Réapparition du virus West Nile en Roumanie Médecine des voyages

Publié le 26 juil. 2011 à 11h52

Biographie

- Doctorat de microbiologie, option virologie médicale ;
- Responsable du laboratoire des arbovirus et maladies virales émergentes, Institut Pasteur du Laos ;
- Fonctions précédentes : responsable adjoint du Centre National de référence des arbovirus (Institut Pasteur ; 2008-2011) ; responsable adjoint du laboratoire associé au CNR des arbovirus (IMTSSA-Le Pharo, Marseille ; 2004-2008).

Liens d'intérêt

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Le virus West Nile est transmis à l'homme par la piqûre de moustique du genre Culex. L'infection est le plus souvent inapparente ou pauci-symptomatique, mais des formes neurologiques graves peuvent survenir dans environ un pour cent des cas. Le risque de transmission est plus élevé de mai à octobre, période d'activité principale des Culex. Un premier cas de fièvre de West Nile vient d'être confirmé dans l'est de la Roumanie, région de Galati. Dans cette même région, 42 cas confirmés ont été rapportés en 2010, parmi lesquels 4 décès sont survenus, tous chez des personnes âgées de plus de 60 ans. D'autres pays d'Europe (notamment la Grèce avec 262 cas et 35 décès, mais aussi la Hongrie, l'Espagne et l' Italie), la Russie et la Turquie ont signalé des cas d'infection à virus West Nile en 2010 (voir le site de l'ECDC). Le traitement des infections à virus West Nile est symptomatique. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de vaccin utilisable chez l'homme (seul un vaccin vétérinaire est commercialisé en France depuis 2010). La prévention repose donc sur la réduction de l'exposition au vecteur (application de répulsifs, vêtements couvrants imprégnés si possible d'insecticides et moustiquaires).

Source : Promed.