Situation de la pandémie de COVID-19 - N°13 - 8 février 2021 (Partie 2) - Situation dans les régions Méditerranée orientale, Amériques et Afrique de l'OMS

Publié le 10 fév. 2021 à 21h51

Biographie

- Professeur agrégé du Val-de-Grâce.
- Médecin épidémiologiste.

Liens d'intérêt

- Pas de lien d'intérêt avec l'industrie du médicament

Région OMS de la Méditerranée orientale

Tous les pays de cette région sont touchés par la pandémie (Figure 3).

Six pays l'Iran, l'Irak, le Pakistan, le Maroc, l'Arabie saoudite et la Jordanie sont les seuls à avoir déclarés plus de 300 000 cas de Covid-19.

L'Iran est toujours le plus touché dans cette région avec 1 324 395 cas et 56 717 décès cumulés le 17 janvier 2021. La létalité cumulée depuis le début de l'épidémie dans le pays est égale à 4,3 %. Depuis mi-décembre le nombre de cas déclarés évolue à l'image de certains pays d'Europe de l'Ouest, en plateau avec 6 cas quotidiens en moyenne (Figure 41). Le nombre de décès par million d'habitants est le plus élevé de la région, égal à 675.

En Iraq, comme en Iran le nombre de cas semble évoluer en plateau avec moins de 1 000 cas quotidiens (Figure 42). . La létalité cumulée est égale à 2,1 % (12 935 décès / 607 587 cas).

Au Pakistan, le nombre de cas semble, depuis début janvier, à nouveau progresser lentement (Figure 43). La létalité cumulée progresse légèrement égale à 2,1 % (10 997 décès / 521 211 cas) dans un pays à population jeune.

Au Maroc, le nombre de cas est toujours à la baisse depuis le 15 novembre. La létalité cumulée est toujours égale à 1,7 % depuis le 18 octobre (7 911 décès / 458 865 cas) (Figure 64 dans le paragraphe consacré à l'Afrique).

En Jordanie, après une longue phase sans véritable épidémie contrairement à la plupart des pays de la région, a connu une « première vague » brutale à partir de septembre 2020. Actuellement le nombre de cas diminue régulièrement depuis le 18 novembre (Figure 44). La létalité cumulée est égale à 1,3 % (4137 décès / 313 557 cas). La mortalité par million d'habitants est élevée égale à 405. Sans doute faudrait-il tenir compte des nombreux réfugiés présents dans le pays pour mieux évaluer la situation. Les autorités ont d'ailleurs commencé à vacciner les réfugiés. Le premier est un réfugié iraquien vivant à Irbid au nord de la Jordanie, qui a reçu le vaccin COMIRNATY à la clinique de la ville (Référence 11).

En Arabie saoudite le nombre de nouveaux cas baisse toujours depuis le 15 novembre. La létalité cumulée est égale à 1,7 % (6 318 décès / 364 753 cas) dans un pays également à population jeune (Figure 45).

Dans cette région de l'OMS le nombre de cas est globalement en baisse ou stabilisé dans les principaux pays, sauf peut-être au Pakistan, en ce début d'année.


Figure 41 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par l'Iran entre le 20 février 2020 et 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 42 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par l'Iraq entre le 24 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 43 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par le Pakistan entre le 27 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS ; Google Covid)


Figure 44 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par la Jordanie entre le 2 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 45 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par l'Arabie Saoudite entre le 3 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Région OMS des Amériques

Tous les pays de cette région, comme ceux de la Méditerranée orientale, sont touchés par la pandémie. Un foyer de Covid-19 a été diagnostiqué sur la base antarctique chilienne de Bernardo O'higgins Riquelme avec cas 36 positifs (26 militaires et 10 civils d'une société qui effectuait des travaux de maintenance). La contagion remontait à la visite d'un navire de la Marine chilienne en décembre (Figure3) (Référence 2).

Les huit pays ayant déclaré le plus de cas de Covid-19 sont présentés par ordre croissant de la date d'apparition du premier cas.

Les États-Unis d'Amérique sont toujours, le 17 janvier 2021, le pays du monde qui a déclaré le plus de cas et de décès depuis le début de la pandémie avec 23 758 855 cas (25,5 % du total mondial) et 395 851 décès (20 % du total mondial) déclarés (Figures 3-6 et 46). La létalité cumulée du pays est égale à 1,7 %.

Les États-Unis (331 000 000 habitants) sont 5 fois plus peuplés que la France (65 273 000 habitants). Si l'on compare les deux pays le bilan le 17 janvier 2021 est différent en termes de nombre de cas pour 100 000 habitants (7 178 aux États-Unis vs 4 460 en France). Ce taux est sous-évalué en France lors de la première « vagues », car les malades hospitalisés étaient principalement testés. Lorsque l'on rapporte à la même date les décès à la population, le nombre de décès par million d'habitant est égal à 1 196 aux Etats-Unis, 10 % plus élevé que celui de la France (1 077), alors qu'il était supérieur de 28 % le 18 octobre et de 9 % le 15 novembre. Les évolutions des courbes épidémiques de l'incidence des cas pour 100 000 habitants et des décès par million d'habitants des deux pays (lissage sur 7 jours) sont assez différentes (Figures 47 et 48) :

  • en France : la courbe d'incidence des cas présente deux recrudescences épidémiques dont la deuxième a amorcé un net déclin mais évolue actuellement en « plateau » légèrement ascendant ; cet aspect est lié à la stratégie de confinement national mis en œuvre de mars à mai sans recrudescence pendant la période estivale et au couvre-feu dans les grands centres urbains en octobre associé au confinement national fin octobre, contrairement aux États-Unis où ces stratégies ont été appliquées de façon très variable selon les états ; la courbe des décès présente des pics supérieurs à ceux des États-Unis ;
  • aux États-Unis : la courbe des cas évolue avec trois recrudescences épidémiques « en escalier » dont le pic de la première est supérieure à la première recrudescence de la France ; la troisième recrudescence est supérieure en durée à celle de la France ; en ce qui concerne la courbe des décès si le pic des décès en France est supérieur à celui des États-Unis lors de la première vague, on observe une situation inverse le 17 janvier 2021 avec un pic des décès supérieur aux États-Unis (Figure 48).

Au total on observe une situation assez comparable en termes de mortalité entre les deux pays et différente en termes d'incidence en lien avec une stratégie de dépistage très précoce aux États-Unis, avec plus de 277 millions de tests réalisés le 17 janvier 2021.

Au Canada on observe une diminution du nombre de cas depuis le 8 janvier (Figure 49). La létalité déclarée cumulée est égale à 2,5 % (18 041 décès / 709 847 cas).

Le Brésil, pays le plus peuplé d'Amérique du sud (212 millions d'habitants), est toujours le 17 janvier 2021, celui qui a déclaré le plus de cas et de décès depuis le début de la pandémie, et qui le restera lorsque la pandémie prendra fin, avec 8 393 492 cas (9,0 % du total mondial) et 208 246 décès (10,3 % du total mondial) déclarés (Figures 3-6 et 50). Avec les États-Unis, ces deux pays représentent un tiers du poids de la pandémie dans le monde (34,5 % des cas et 30,0 % des décès). Le rebond des cas observé depuis la semaine 46 2020 (23 au 29 novembre) se poursuit toujours le 17 janvier 2021. En janvier un variant plus contagieux du SARS-Cov-2 a été identifié au Japon chez des touristes de retour d'Amazonie. Ce variant (P.1 lignée 501Y.V3) a été mis en évidence au Brésil fin décembre. Les deux États avec le plus de cas déclarés sont celui de São Paulo (1 625 339 cas) et celui contiguë de Minas Gérais (643 609 cas) (Figure 51).Quatre états ont une mortalité par million très élevée supérieure à 6 000, ce sont par ordre décroissant : l'État de Santa Catarina (10 039), celui de Rio de Janeiro (8 372), celui de Amazonas (7 340) et celui de São Paulo (6 942) (Figure 52).

Au Mexique, l'épidémie est toujours hors de contrôle avec depuis début janvier 2021 une augmentation exponentielle des cas (Figure 53). La létalité est égale à 9,6 % (140 704 décès / 1 641 428 cas), soit la deuxième la létalité la plus élevée du monde après le Yémen (29 %), pays en conflit avec un système de santé complètement inopérant. Le nombre de décès par million d'habitants est égal à 1 097, proche de celui de la France égal à 1 077, mais avec une proportion de 65 ans et plus trois fois moins élevée (Figure 53).

En Argentine, après le 13 décembre 2020 le nombre de cas déclarés est reparti à la hausse. Mais depuis début janvier 2021 on observe à nouveau une baisse du nombre de cas (Figure 54). La létalité cumulée est égale à 2,7 % (45 227 décès / 1 783 047 cas). Le nombre de décès par million d'habitants est un des plus élevés de l'Amérique du Sud égal à 1 001.

Au Chili, le nombre de cas augmente à nouveau depuis mi-décembre 2020. La létalité cumulée est égale à 2,6 % (17 435 décès / 665 493 cas) et le nombre de décès par million d'habitants est un des plus élevé de l'Amérique du Sud égal à 912 (Figure 55).

En Colombie, on observe à nouveau un rebond du nombre de cas déclarés d'allure exponentielle depuis mi-décembre 2020 (Figure 56). La létalité cumulée est égale à 2,5 % (47 868 décès / 1 810 179 cas) et le nombre de décès par million d'habitants est égal à 941 (Figure 56).

Au Pérou, on observe comme dans les autres principaux pays d'Amérique latine un rebond des cas d'allure exponentielle depuis fin décembre 2020. La létalité cumulée est égale à 3,7 % (38 654 décès / 1 056 023 cas). Le Pérou présente une mortalité par million d'habitants égale à 1 172 supérieure à celle des Etats-Unis (1 096) (Figures 7 et 57), avec un système de santé particulièrement précaire et de nombreux décès qui ont lieu à domicile.

Le nombre de cas cumulés le 17 janvier 2021 dans l'ensemble des territoires français de l'arc caraïbe atteint 16 304 et celui des décès 211 (Figures 23 et 58).

Au total la pandémie a diffusé dès janvier 2020 en Amérique du nord puis de fin février à début mars dans les pays d'Amérique centrale et du sud. Cette région reste le 17 janvier 2021 la plus touchée par la pandémie avec une recrudescence des cas dans la plupart des pays et de fortes mortalités (Figures 7 et 59).


Figure 46 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par les États-Unis entre le 21 janvier 2020 et le 17 janvier 2020 (CDC)


Figure 47 : Incidence des cas de Covid-19 déclarés pour 100 000 habitants aux États-Unis et en France entre le 27 janvier 2020 et le 17 janvier 2021 (CDC ; Santé publique France)


Figure 48 : Décès de Covid-19 déclarés par million d'habitants aux États-Unis et en France entre le 27 janvier 2020 et le 17 janvier 2021 (CDC ; Santé publique France)


Figure 49 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par le Canada entre le 26 janvier 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 50 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par le Brésil entre le 27 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 51 : Cas cumulés de Covid-19 déclarés au Brésil entre le 27 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS, Google Covid)


Figure 52 : Décès cumulés de Covid-19 déclarés par million d'habitants au Brésil entre le 27 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS, Google Covid)


Figure 53 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par le Mexique entre le 1er mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 54 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés par l'Argentique entre le 3r mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 55 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés au Chili entre le 4 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS ; Google Covid)


Figure 56 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés au Chili entre le 6 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS ; Google Covid)


Figure 57 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés au Pérou entre le 8 mars 2020 et le 21 janvier 2021 (OMS)


Figure 58 : Cas cumulés de Covid-19 déclarés dans les pays et territoires de la mer des Caraïbes le 17 janvier 2021 (OMS, Santé Publique France, CDC, Université John Hopkins)


Figure 59 : Décès cumulés de Covid-19 déclarés par million d'habitants dans les pays et territoires de la mer des Caraïbes le 17 janvier 2021 (OMS, Santé Publique France, CDC, Université John Hopkins)


Afrique et sud de l'Océan indien

Dans ce document cette zone est formée de l'ensemble des pays du continent africain, englobant les pays de la région OMS Afrique et ceux de la région OMS Méditerranée orientale d'Afrique (Annexe 1), les pays et territoires du sud de l'Océan indien et les territoires espagnoles des Canaries et des enclaves de Ceuta et Melilla au Maroc.

Tous les pays ont déclaré des cas de Covid-19 dans cette zone, excepté le territoire britannique de Sainte Hélène au large de l'Angola (Figure 3). Après la baisse observée de la semaine 29 2020 (19-15 juillet) à la semaine 40 2020 (28 septembre-4 octobre) dans cette zone, l'augmentation des cas observée jusqu'en semaine 01 2021 (4-10 janvier) semble marquer le pas en semaine 02 2021 (11-17 janvier) (Figure 60). L'augmentation des décès se poursuit compte-tenu du décalage de plusieurs jours entre hospitalisation et décès pour les cas graves (Figure 60). Le bilan global le 17 janvier 2021 est de 3 134 529 cas et 78 995 décès (+31 % des cas et 40 % des décès depuis le 13 décembre compte-tenu de la recrudescence épidémique de fin d'année dans de nombreux pays). Sept pays représentent 93 % de l'augmentation des cas depuis le 13 décembre 2020 : l'Afrique du Sud (63 %), la Tunisie (9 %), le Maroc (8 %), le Nigéria (5 %), l'Ouganda (3 %), la Zambie (2,5 %) et l'Éthiopie (2 %). Les pays et territoires les plus touchés en nombre de cas (Figure 61) et de décès déclarés le 17 janvier 2021 sont par principale région géographique :

  • au sud du continent : toujours l'Afrique du sud qui est le pays le plus touché du continent (1 325 659 cas, 36 851 décès) et la Zambie (36 074 cas, 532 décès) (OMS) ;
  • au nord : le Maroc (397 597 cas, 6 589 décès), la Tunisie (177 393 cas, 5 616 décès), l'Égypte (155 507 cas, 8 527 décès), la Lybie (108 017 cas, 1 651 décès), l'Algérie (103 611 cas, 2 831 décès) (OMS) et les îles Canaries (Es) (31 699 cas, 476 décès) (Ministère santé Espagne) ;
  • en Afrique intertropicale [pays avec plus de 30 000 cas confirmés] : l'Éthiopie (130 772 cas, 2 029 décès), le Nigéria (108 943 cas, 1 420 décès), le Kenya (99 082 cas, 1 728 décès), le Ghana (56 981 cas, 341 décès), l'Ouganda (38 085 cas et 304 décès) et la Namibie (30 198 cas et 280 décès) (OMS) ;
  • dans le sud de l'Océan indien [pays avec plus de 5 000 cas confirmés] : Madagascar (18 001 cas, 267 décès), La Réunion (Fr) (9 443 cas, 41 décès) et Mayotte (Fr) (6 611 cas, 58 décès) (OMS).

La Tanzanie n'a toujours pas déclaré de cas depuis le 8 mai. Le Burundi a déclaré un nouveau décès le 14 décembre. Depuis le 13 décembre plus de 400 cas ont été déclarés par le Burundi, portant le total du pays à 1 236 (Figure 61).

La recrudescence depuis le 13 décembre 2020 est due à peu de pays et pour la plus grande partie par l'Afrique du Sud (environ 2 tiers des cas). Au final la progression de la pandémie dans cette zone reste encore limitée avec une incidence cumulée des cas pour 100 000 habitants égale à 233, six fois inférieure à l'incidence cumulée du reste du monde (sans les pays et territoires de cette zone) égale à 1 396. La létalité cumulée globale (2,5 %) de la zone est toujours proche des autres régions du monde (Figure 1). La mortalité par million d'habitants est inférieure à celle du reste du monde (300) dans 54 pays ou territoires de la zone, notamment dans la majorité des pays de l'Afrique sub-saharienne (Figure 62). La jeunesse des populations de ces pays explique sans doute en grande partie ce constat. La mortalité réelle sera réévaluée en fin de pandémie en tenant compte des inévitables décès survenus à domicile, fréquents dans cette région du monde.

L'Égypte est le premier pays touché par la pandémie sur la zone en février 2020. Depuis le 31 décembre 2020 le nombre de nouveaux cas est en baisse. La létalité cumulée est toujours élevée, égale à 5,5 % (8 527 décès / 155 507 cas) (Figure 63).

En Algérie, la forte défervescence se poursuit depuis début décembre 2020 après le renforcement des mesures collectives de prévention. La létalité cumulée est égal à 2,7 % (2 831 décès / 103 611 cas) (Figure 64).

Au Maroc, la forte défervescence des cas observée depuis mi-novembre 2020 se poursuit. La létalité cumulée est égale à 1,7 % stable depuis le 18 octobre (7 911 décès / 458 865 cas) (Figure 65).

En Afrique du Sud, on observe depuis le 13 janvier 2021 une diminution des cas. La létalité cumulée est plus élevée que le 13 décembre 2020, égale à 2,8 % (36 851 décès / 1 325 659cas) (Figure 66).En l'espace d'un mois le nombre de décès déclaré a augmenté de près de 14 000, soit 38 % du total des décès depuis le début de la pandémie (!). Le rôle de la variante B1.351, identifiée en octobre 2020 dans la région de Durban, dans cette augmentation de la mortalité sera précisé dans les futures semaines.

En Côte d'Ivoire depuis mi-décembre 2020 on observe une augmentation exponentielle des cas dont le pic atteint près de 300 cas le 12 janvier 2021. La létalité est très peu élevée égale à 0,6 % (141 décès / 24 856 cas) (Figure 67).

En Guinée la situation reste stable avec quelques dizaines de cas quotidiens depuis le 18 octobre 2020. La létalité cumulée reste peu importante égale à 0,6 % (81 décès/ 14 172 cas) depuis le 18 octobre 2020 (Figure 68).

En Éthiopie, l'épidémie évolue toujours en « plateau » depuis le 15 novembre 2020. La létalité cumulée est stable égale à 1,5 % (2 029 décès / 130 772 cas) (Figure 69).

Au total les pays de l'Afrique intertropicale sont toujours moins touchés par la pandémie même si on observe une recrudescence dans certains pays qui semble diminuer d'intensité en ce début d'année 2021. Toutefois cette « deuxième vague » de quelques pays de l'Afrique sub-saharienne n'atteint pas l'intensité de celle des pays d'Europe de l'Ouest. Par contre en Afrique du Nord et en Afrique australe, notamment en Afrique du sud, une forte résurgence de la pandémie a été observée comme en Europe de l'Ouest. Ce sont les pays et territoires de ces deux zones nord et sud du continent africain qui expliquent la plus grande part de la recrudescence observée depuis la semaine 40 2020 (Figure 60).


Figure 60 : Évolution hebdomadaire des cas et des décès de Covid-19 déclarés en Afrique et dans le sud de l'Océan indien entre le 2 février 2020 et le 17 janvier (semaine 02) 2021 (OMS, Google Covid)


Figure 61 : Cas cumulés de Covid-19 déclarés en Afrique et dans le sud de l'Océan indien entre le 15 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS, Google Covid)


Figure 62 : Décès cumulés de Covid-19 déclarés par million d'habitants en Afrique et dans le sud de l'Océan indien entre le 15 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS, Google Covid)


Figure 63: Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés en Égypte entre le 15 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS ; Google Covid)


Figure 64 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés en Algérie entre le 26 février 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 65 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés au Maroc entre le 2 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)


Figure 66 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés en Afrique du sud entre le 6 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS ; Google Covid)


Figure 67 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés en Côte d'Ivoire entre le 11 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS ; Google Covid ; Ministère santé Côte d'Ivoire)


Figure 68 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés en Guinée entre le 12 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS ; Ministère de la Santé)


Figure 69 : Évolution quotidienne des cas et des décès de Covid-19 déclarés en Éthiopie entre le 13 mars 2020 et le 17 janvier 2021 (OMS)

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