Encéphalite à tiques en Finlande et en Allemagne Médecine des voyages

Publié le 19 mar. 2021 à 09h46

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Finlande, les autorités sanitaires finlandaises signalent une extension des régions à risque d'encéphalite à tiques pour lesquelles la vaccination est désormais recommandée, incluant nouvellement la zone de Luoma à Kirkkonummi et une partie de l'archipel de Sipoo suite à une augmentation significative de l'incidence de la maladie dans ces régions au cours des cinq dernières années. En 2020, un total de 91 cas d'encéphalite à tiques a été enregistré dans le pays, ce qui constitue une légère augmentation par rapport aux années précédentes (69 cas en 2019, 79 en 2018, 85 cas en 2017).

En Allemagne, 5 nouvelles zones ont été ajoutées aux zones à risque de l'encéphalite à tiques. Quatre d'entre elles sont adjacentes aux anciennes zones à risque (un district en Bavière, en Hesse, en Saxe et en Thuringe). Le district urbain de Dessau-Rosslau (Saxe-Anhalt) devient une zone à risque. En 2020, 704 cas d’encéphalite à tiques ont été signalés, ce qui est le nombre le plus élevé de cas diagnostiqués depuis le début de la collecte des données en 2001.

Rappels sur l'encéphalite à tique :

L'encéphalite à tique (TBE) ou méningoencéphalite à tique est une encéphalite virale due à un arbovirus de la famille des Flaviviridae, le TBEV. La transmission est presque exclusivement vectorielle et presque toujours transmise par des tiques, et notamment en Europe par Ixodes ricinus, ou moins souvent par ingestion de lait et produits laitiers non pasteurisés.

Elle est observée dans certaines régions délimitées d'Europe (principalement en Suède, en Finlande, dans le Nord de la Suisse, en Autriche, dans le Sud de l'Allemagne), en Russie et les pays de l'ex-URSS et en Asie du Nord. La « saison des piqûres de tiques » en Europe s'étend généralement d'avril à octobre (selon les années et le climat, de mars à novembre).

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.
  • Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).
  • Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.
  • Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.
  • En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est recommandée pour tous les voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière d'endémie en Europe centrale, orientale et septentrionale, du printemps à l'automne. Trois vaccins inactivés sont disponibles en France. A côté d'un schéma de primovaccination conventionnel qui s'étale sur 5 ou 9 mois selon le vaccin utilisé, existe une possibilité de vaccination selon un schéma dit "accéléré". Le maintien d'une protection vaccinale efficace nécessite des injections de rappel selon un rythme qui dépendra de l'âge.

Source : Safetravel.