Augmentation des cas d'encéphalite à tiques en Suède Médecine des voyages

Publié le 9 juil. 2021 à 17h47

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Suède, selon l'enquête de l'Agence de la santé publique il a été constaté une augmentation des cas d'encéphalite à tiques (TBE) : 62 cas ont été signalés depuis le début de l'année, contre 31 cas pendant la même période de l'année 2020. En Suède, la TBE est plus fréquente autour de la mer Baltique, et dans les zones autour du lac Vattern et du lac Vanern. Mais la maladie s'est propagée à la côte ouest, et se rencontre dans de grandes parties du sud et du centre de la Suède.

L'augmentation des cas serait due aux conditions climatiques favorable aux tiques vecteurs et à l' absence de vaccination habituelle des personnes fréquentant les habitats des tiques. Habituellement, les gens sont vaccinés en mai et juillet, mais cette année un grand nombre de personnes ont été vaccinées contre le COVID-19 au cours de la même période.

Rappels sur l'encéphalite à tique :

L'encéphalite à tique (TBE) ou méningoencéphalite à tique est une encéphalite virale due à un arbovirus de la famille des Flaviviridae, le TBEV. La transmission est presque exclusivement vectorielle et presque toujours transmise par des tiques, et notamment en Europe par Ixodes ricinus, ou moins souvent par ingestion de lait et produits laitiers non pasteurisés.
Elle est observée dans certaines régions délimitées d'Europe (principalement en Suède, en Finlande, dans le Nord de la Suisse, en Autriche, dans le Sud de l'Allemagne), en Russie et les pays de l'ex-URSS et en Asie du Nord. La « saison des piqûres de tiques » en Europe s'étend généralement d'avril à octobre (selon les années et le climat, de mars à novembre).

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.
  • Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).
  • Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.
  • Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.
  • En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est recommandée pour tous les voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière des régions d'endémie en Europe centrale, orientale et septentrionale, du printemps à l'automne. Trois vaccins inactivés (Encepur, Ticovac adulte et Ticovac enfant) sont disponibles en France. A côté d'un schéma de primovaccination conventionnel qui s'étale sur 5 ou 9 mois selon le vaccin utilisé, existe une possibilité de vaccination selon un schéma dit "accéléré". Le maintien d'une protection vaccinale efficace nécessite des injections de rappel selon un rythme qui dépendra de l'âge.

Source : ProMED.