Détection de Mycobacterium leprae agent de la lèpre chez des chimpanzés en Afrique de l'Ouest Médecine des voyages

Publié le 18 oct. 2021 à 15h04

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Alors que l'homme est considéré comme l'hôte principal de Mycobacterium leprae, l'agent étiologique de la lèpre, la maladie s'est propagée à d'autres mammifères qui sont maintenant des hôtes d'entretien, comme les tatous à neuf bandes et les écureuils rouges. Une équipe internationale de chercheurs a identifié pour la première fois la lèpre chez des chimpanzés sauvages en Afrique de l'Ouest.

Bien que la lèpre naturellement acquise ait également été décrite chez des primates non humains en captivité, l'origine exacte de l'infection reste incertaine. Des lésions lépreuses ont été décrites chez deux populations sauvages de chimpanzés occidentaux (Pan troglodytes verus) dans le parc national de Cantanhez, en Guinée-Bissau, et dans le parc national de Taï, en Côte d'Ivoire, en Afrique occidentale. Le suivi longitudinal des deux populations a révélé la progression des symptômes de la maladie compatibles avec une lèpre avancée. Le dépistage des échantillons fécaux et nécropsiques a confirmé la présence de M. leprae comme agent causal sur chaque site et les comparaisons phylogénomiques avec d'autres souches provenant d'humains et d'autres animaux montrent que les souches de chimpanzés appartiennent à des génotypes différents et rares (4N/O et 2F). Ces résultats suggèrent que M. leprae pourrait circuler chez un plus grand nombre d'animaux sauvages que l'on ne le soupçonne, que ce soit à la suite d'une exposition à l'homme ou à d'autres sources environnementales inconnues.

Ref : Leprosy in wild chimpanzees. Kimberley J. Hockings, Benjamin Mubemba, […]Fabian H. Leendertz. Nature (2021). Published: 13 October 2021.

Source : Nature.