L'Australie signale un quatrième décès dû à l'encéphalite japonaise, cette fois dans le Queensland. Médecine des voyages

Publié le 10 mai 2022 à 22h21

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Australie, les autorités sanitaires australiennes ont signalé un 4è décès humain dû au virus de l'encéphalite japonaise (JEV) transmis par les moustiques. Le décès a été signalé le 4 mai dans le Queensland. Ce décès s'ajoute à ceux signalés précédemment en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie-Méridionale et à Victoria.
Actuellement, 38 cas humains d'encéphalite japonaise ont été signalés en Australie cette année.

La maladie est peu fréquente chez le voyageur. La prévention de l'encéphalite japonaise repose sur la stratégie suivante.

1. Le respect des mesures individuelles de protection contre les piqûres de moustiques :

  • se protéger contre les piqûres d'insectes, notamment par l'application de répulsifs, en particulier sur les parties non couvertes ;
  • dormir la nuit sous une moustiquaire de préférence imprégnée d'insecticide ;
  • porter des vêtements légers, amples et couvrants (manches longues, pantalons et chaussures fermées) ;
  • utiliser des vêtements imprégnés d'insecticides pour des durées limitées et en cas de forte exposition.

 

2. La vaccination contre l'encéphalite japonaise :
Ses indications ont été précisées dans un avis du Haut Conseil de la santé publique du 20 décembre 2013 et concernent :

  • les voyageurs amenés à séjourner en zone endémique (quelle qu'en soit la durée), avec exposition en milieu extérieur (cyclisme, camping, randonnée, travail à l'extérieur), plus particulièrement dans les zones rurales : zones où l'irrigation par inondation est pratiquée (rizières), à proximité d'élevages de porcs, en période d'épidémie (ou de circulation accrue du virus chez l'animal dans les pays à couverture vaccinale élevée chez l'homme) ;
  • les personnes expatriées dans un pays situé dans la zone de circulation du virus ;
  • toute personne dont la situation est jugée à risque par le médecin vaccinateur.
Le schéma vaccinal consiste à administrer deux doses vaccinales de 0,5 ml à 28 jours d'intervalle chez les adultes, les adolescents et les enfants à partir de l'âge de 3 ans. Pour les enfants âgés de 2 mois à moins de 3 ans, on administre deux demi-doses (0,25 ml) à 28 jours d'intervalle. Il est maintenant possible, chez l'adulte âgé de 18 à 65 ans, d'effectuer un schéma accéléré en deux doses administrées à 7 jours d'intervalle. Le schéma d'administration de dose(s) de rappel est fonction de la persistance de l'exposition au risque et de l'âge du patient.

 

Source : Outbreak News Today.