Cas d'anisakiase après consommation de sashimi au Japon Médecine des voyages

Publié le 17 mai 2022 à 21h28

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Japon, les autorités sanitaires de la préfecture de Saga ont annoncé le 13 mai 2022 un cas d'intoxication alimentaire par le parasite anisakis après consommation d'un assortiment de sashimi au restaurant de sushi "Janome Sushi" à Saga City. Le restaurant a reçu l'ordre de suspendre ses activités pendant une journée le même jour.

Selon la Direction préfectorale de la santé, un homme d'une soixantaine d'années de la ville de Taku a mangé le 10 mai un plateau de sashimi de thaï, sériole, plie, maquereau, calmar et thon au magasin, et environ 6 heures plus tard a présenté des symptômes de maux de gorge et de douleur abdominale. 

Il y a eu 2 cas dans la préfecture cette année 2022.

Rappels sur l'anisakiase :

L'anisakiase ou anisakidose est une parasitose cosmopolite, due à un nématode du genre Anisakis, observée surtout au Japon (après consommation de sushi et de sashimi), en Scandinavie (foies de cabillaud), aux Pays-Bas (harengs conservés ou Maatjes) et le long de la côte Pacifique de l'Amérique du Sud (ceviches).
Le parasite, qui au cours de sa vie passe par des poissons et des mammifères marins peut infecter les êtres humains par consommation de poisson cru infecté.

  • Dans les heures qui suivent l'ingestion de larves contagieuses, qui se fixent à la paroi gastrique ou duodénale, peuvent survenir des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales violentes. En cas de fixation sur l'iléon il peut se constituer un granulome entrainant une occlusion.
  • Les personnes sensibilisées aux nématodes peuvent, après avoir mangé du poisson infecté par Anisakis spp., présenter des manifestations allergiques allant de l'urticaire aux réactions anaphylactiques sévères.

 

La prévention repose sur :

  • la cuisson à cœur du poisson de mer frais.
  • pour les amateurs de poisson cru, il est conseillé la congélation pendant 7 jours dans un congélateur domestique. Une éviscération rapide du poisson après l'achat est conseillée.
  • pour les individus souffrant d'allergie aux antigènes anisakiens, l'éviction alimentaire est la seule solution.

Source : ProMED.