Attention à la rage en Afrique du Sud Médecine des voyages

Publié le 25 sept. 2022 à 08h10

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Afrique du Sud, les autorités sanitaires sud-africaines signalent qu'au cours du mois d'août 2022, deux nouveaux cas de rage ont été signalés chez deux enfants de la province du Cap oriental, dont l'un a été confirmé sur une biopsie cérébrale post mortem. Les cas proviennent de la municipalité de Nelson Mandela Bay et du district d'OR Tambo.

Au 25 août 2022, l'Afrique du Sud a signalé dix cas humains de rage confirmée en laboratoire, dont cinq dans la province du Cap-Oriental, municipalité de Nelson Mandela Bay (n=5) ; trois dans la province du Limpopo, districts de Mopani (n=2) et de Vhembe (n=1) ; et deux dans la province du KwaZuluNatal, municipalité d'eThekwini (n=1) et district d'iLembe (n=1). En outre, cinq décès dus à une rage probable ont été signalés dans les districts d'OR Tambo (n=4) et d'Amathole (n=1) de la province du Cap-Oriental.

La majorité des cas résultent de morsures de chiens.

En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Les soins locaux avec nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

Source : Outbreak News Today.