En rupture de stock sur le marché de ville, où seuls des dépannages d'urgence peuvent être réalisés. La remise à disposition est contingentée sur le marché des collectivités (hôpitaux ou centres de vaccination) depuis le 2 juillet 2018. La remise à disposition normale n'est pas connue à ce jour. En septembre 2018, en plus de la voie intramusculaire, la Haute Autorité de santé a recommandé la vaccination des personnes exposées à la rage en prophylaxie post-exposition par voie intradermique (situation hors-AMM en France).

Description

Vaccin rabique pour usage humain, préparé sur cultures cellulaires

Classe

Inerte
- Entier inactivé

Forme et présentation

Poudre et solvant pour solution injectable.

La poudre est blanche.

Le solvant est limpide et incolore.

Boîte contenant :

  • 1 flacon de poudre (verre de type I) contenant l'antigène lyophilisé, muni d’un bouchon (chlorobutyle)
  • 1 seringue préremplie jetable (verre de type I), sans aiguille, contenant le solvant stérile de reconstitution (1 ml) munie d'un bouchon-piston (bromobutyle) et d'un capuchon (bromobutyle).
  • 1 petite aiguille orange pour injection (25 G x 25 mm) et 1 longue aiguille verte pour reconstitution (21 G x 40 mm).

Composition

Par dose de 1 ml de solution reconstituée :

1. Antigène

  • Virus de la rage* (inactivé, souche Flury LEP) ≥ 2,5 UI

* produit sur des cellules purifiées d'embryon de poulet (PCEC).

2. Excipients

  • Trométamol
  • Chlorure de sodium
  • Edétate disodique
  • L-glutamate de potassium
  • Polyogéfine
  • Saccharose

3. Résidus de fabrication (à l'état de traces)

  • Amphotéricine B
  • Chlortétracycline chlorhydrate (résidu de fabrication)
  • Néomycine
  • Protéines d'oeuf
  • Protéines de poulet
  • Trométamol

Après reconstitution de la poudre avec le solvant, la solution obtenue est claire et incolore.

Indications

  • Vaccination de préexposition (avant risque possible d'exposition à la rage).
  • Traitement de postexposition (après exposition connue ou possible à la rage).

Les recommandations nationales ou de l'OMS concernant la prévention de la rage doivent être prises en compte.

L'avis du Haut Conseil de la santé publique publié le 22 février 2013 actualise les recommandations relatives à la vaccination antirabique préventive, au traitement post-exposition et au suivi sérologique des personnes régulièrement exposées au virus de la rage (voyageurs, professionnels, chiroptérologues).

Posologie

La quantité recommandée pour une dose, aussi bien pour la primo-vaccination que pour les rappels, est de 1,0 ml.

1. Prophylaxie pré-exposition

1.1. Primo-vaccination

Chez des personnes n'ayant jamais été vaccinéestrois doses doivent être administrées conformément aux schémas conventionnel ou accéléré, comme présenté dans le Tableau 1.

Tableau 1 : Schémas de primo-vaccination

* Le schéma de vaccination accéléré ne doit être envisagé que chez les adultes âgés de 18 à 65 ans ne pouvant pas réaliser dans sa totalité le schéma conventionnel de prophylaxie pré-exposition en 21 ou 28 jours avant qu’une protection ne soit nécessaire.

1.2. Rappel

Des doses de rappel sont généralement recommandées tous les 2 à 5 ans. Le délai d’administration de la dose de rappel après une primo-vaccination avec un schéma accéléré n’a pas encore été établi (voir aussi rubrique 5.1). Le recours à des contrôles sérologiques visant à détecter la présence d'anticorps ≥ 0,5 UI/ml afin d’évaluer la nécessité d'administrer des doses de rappel doit être évalué conformément aux recommandations officielles.

Rabipur peut être utilisé comme vaccin de rappel chez les personnes précédemment vaccinées avec un vaccin rabique cultivé sur cellules diploïdes humaines.

2. Prophylaxie post-exposition

Nouveau en 2018 : voie intradermique (cf. Mode d'administration).

L'immunisation de post-exposition doit commencer dès que possible après l'exposition, et doit être accompagnée de mesures locales au site d'inoculation afin de réduire le risque d'infection. Il convient d'obtenir les recommandations officielles concernant les mesures concomitantes appropriées à prendre pour éviter l'infection (cf également Mises en garde et précautions d'emploi).

La prophylaxie post-exposition doit démarrer le plus rapidement possible après l'exposition.

Le Tableau 2 résume les recommandations d'une prophylaxie post-exposition, dont la vaccination en fonction du type d’exposition.

Tableau 2 : Prophylaxie post-exposition recommandée en fonction du type d'exposition

a) Une exposition à des rongeurs, lapins ou lièvres ne nécessite généralement pas de prophylaxie post-exposition.

b) L'instauration du traitement peut être reportée, s'il s'agit d'un chien ou d'un chat apparemment en bonne santé résidant ou provenant d'une région à faible risque et si l’animal est sous observation.

c) Cette période d'observation ne s'applique qu'aux chiens et aux chats. A l’exception des espèces menacées ou en voie de disparition, les autres animaux domestiques ou sauvages suspectés d'être porteurs de la rage devront être euthanasiés et leurs tissus devront être examinés afin de détecter la présence d'antigènes de la rage à l'aide de techniques de laboratoire appropriées.

d) Les morsures, en particulier au niveau de la tête, du cou, du visage, des mains et des parties génitales, constituent des expositions de catégorie III en raison de l'importante innervation de ces parties du corps.

e) Une prophylaxie post-exposition doit être envisagée en cas de contact entre un Homme et une chauve-souris, sauf si la personne exposée est certaine de ne pas présenter de morsure, de griffure ou d'exposition d'une muqueuse.

Lors d’une prophylaxie post-exposition de personnes n’ayant jamais été vaccinées contre la rage, le vaccin doit être administré selon les recommandations du Tableau 3.

Tableau 3 : Schémas de vaccination post-exposition chez des personnes n’ayant jamais été vaccinées contre la rage 

1 une injection dans chacun des deux sites suivants : deltoïdes ou cuisses

2 ce schéma de « Essen » réduit peut être utilisé comme une alternative chez les sujets sains et immunocompétents, dont l’exposition a été classée dans la catégorie II ou III à condition que la morsure soit soignée, que des immunoglobulines et un vaccin rabique pré-qualifié par l’OMS soient administrées

Chez les personnes qui ont déjà été vaccinées, la prophylaxie post-exposition comprend deux doses administrées aux jours 0 et 3. Dans ce cas, l’administration complémentaire d’immunoglobulines antirabiques n’est pas nécessaire.

Chez les patients immunodéprimés et en cas d’exposition de catégorie II et III, 5 doses de vaccin doivent être administrées en association à une prise en charge complète de la plaie et à l'infiltration locale d'immunoglobulines antirabiques comme précisé dans le Tableau 4.

Tableau 4 : Schémas de vaccination post-exposition chez les patients immunodéprimés

1 Deux doses de vaccin peuvent être administrées à J0 : une dose unique de 1,0 ml sera injectée dans le deltoïde droit et une autre dose dans le deltoïde gauche. Chez les enfants en bas âge, une dose doit être injectée dans la région antérolatérale de chaque cuisse. Au total, 6 doses seront administrées.

Si possible, le titre d'anticorps neutralisants doit être mesuré 2 à 4 semaines (de préférence à J14) après le début de la vaccination afin d'évaluer s'il est nécessaire d'injecter une dose supplémentaire de vaccin. Des agents immunosuppresseurs ne doivent être administrés pendant un traitement post-exposition que s'ils sont indispensables au traitement d'autres pathologies (voir rubrique 4.5).

Population pédiatrique

Les enfants reçoivent la même dose que les adultes (1,0 ml).

Mode d'administration

Le vaccin doit être administré par injection intramusculaire dans le deltoïde ou dans la région antérolatérale de la cuisse chez l'enfant en bas âge.

Ne pas injecter dans le muscle fessier.

Ne pas injecter par voie intravasculaire (voir la rubrique "Mises en garde et précaution d'emploi").

Nouveau en 2018 : voie intradermique.

La Haute Autorité de santé (HAS), bien que disposant de peu de données comparatives à la voie intramusculaire, recommande la vaccination des personnes exposées à la rage en prophylaxie post-exposition par les vaccins Rabipur et le vaccin rabique Pasteur : 

  • soit par voie intradermique ; situation hors-autorisation de mise sur le marché (AMM) en France ; 
  • soit par voie intramusculaire.

Dans ce contexte, la vaccination en centre antirabique présente de multiples intérêts qui s’expliquent par la sécurité attendue de l’administration intradermique, en centre antirabique, des vaccins, par des professionnels de santé expérimentés dans la vaccination contre la rage. 

Conformément aux schémas préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination par voie intradermique en prophylaxie post-exposition sera réalisée par injection intradermique en 2 sites aux jours 0, 3 et 7. Une dose intradermique correspond à 0,1 ml de vaccin antirabique. L’utilisation de seringues compatibles avec ce dosage est préconisée temporairement, dans l’attente de la mise à disposition par les firmes pharmaceutiques de présentations vaccinales adaptées à la voie intradermique. 

Les schémas vaccinaux portant sur la prophylaxie post-exposition par voie intramusculaire, selon les protocoles Essen (cinq injections de vaccin aux jours 0, 3, 7, 14 et 28 ) ou Zagreb (avec deux injections de vaccin au jour 0, une dans chaque deltoïde, puis une injection aux jours 7 et 21), sont inchangés et restent valides.

Les personnes exposées ou réexposées à la rage qui ont déjà reçu une prophylaxie pré-exposition, une prophylaxie post-exposition ou qui ont arrêté la prophylaxie post-exposition après avoir reçu au moins deux doses de vaccin devraient recevoir : 

  • une injection ID en 1 site à J0 et J3 ou 
  • l’administration en 4 sites ID à J0.

La HAS recommande également la mise en place d’un dispositif de pharmacovigilance renforcé.

La HAS encourage, par ailleurs, les laboratoires commercialisant les vaccins en France à déposer, auprès des autorités compétentes, une demande de modification d’AMM visant à autoriser l’administration par voie intradermique, selon les schémas vaccinaux recommandés par l’OMS sur le territoire français.

Les recommandations de vaccination contre la rage en prophylaxie pré-exposition seront produites ultérieurement.

Contre-indications

Prophylaxie de post-exposition

  • Il n'existe aucune contre-indication à la vaccination post-exposition lorsque la prophylaxie de post-exposition est indiquée. Cependant, les personnes qui présentent un risque de réaction d'hypersensibilité grave doivent recevoir un autre vaccin antirabique si un produit adéquat est disponible (voir rubrique Mises en garde et précaution d'emploi). 

Vaccination de pré-exposition

  • Rabipur ne doit pas être administré aux personnes ayant des antécédents de réactions d'hypersensibilité grave à l'un des constituants du vaccin. A noter que le vaccin contient de la polygéline et des résidus de protéines de poulet, et peut contenir des traces de néomycine, de chlortétracycline et d'amphotéricine B (voir rubrique Mises en garde et précaution d'emploi).
  • La vaccination doit être différée chez les sujets souffrant d'une maladie fébrile aiguë. Les infections mineures ne sont pas une contre-indication à la vaccination.

Mises en garde et précautions d'emploi

Comme pour tous les vaccins, on s'assurera toujours de disposer de l'équipement nécessaire pour traiter les rares cas de choc anaphylactique au cours de la vaccination.

Des antécédents d'allergie aux oeufs ou une réaction positive au test cutané de l'ovalbumine n'indiquent pas nécessairement que le sujet sera allergique à Rabipur. Cependant, les sujets qui présentent des antécédents de réaction d'hypersensibilité grave aux oeufs ou à des produits dérivés ne doivent pas recevoir de vaccination de préexposition. Dans le traitement de postexposition, le vaccin ne doit pas être administré aux sujets ayant des antécédents de réaction d'hypersensibilité grave aux oeufs ou à des produits dérivés, sauf en l'absence d'un autre vaccin adapté, auquel cas toutes les injections seront administrées sous stricte surveillance médicale en s'assurant de disposer de l'équipement thérapeutique d'urgence.

De même, les sujets ayant des antécédents de réaction d'hypersensibilité grave à l'un des constituants de Rabipur, comme la polygéline (stabilisant), l'amphotéricine B, la chlortétracycline ou la néomycine (qui peuvent être présents sous forme de traces), ne doivent pas recevoir ce vaccin en traitement de postexposition, sauf si un autre vaccin adapté n'est pas disponible, auquel cas les précautions indiquées ci-dessus doivent être prises.

Ne pas injecter par voie intravasculaire

En cas d'administration par inadvertance du vaccin en intravasculaire, il existe des risques de réactions indésirables graves, éventuellement de choc.

Suite à un contact avec un animal susceptible d'être atteint de la rage, il est essentiel de suivre les procédures suivantes (d'après l'OMS 1997)

  • Traitement immédiat de la blessure.
  • Afin d'éliminer le virus rabique, nettoyer immédiatement au savon puis rincer abondamment à l'eau. Ensuite, appliquer de l'alcool (70 %) ou de la teinture d'iode. Si possible, ne pas suturer une plaie due à une morsure ou suturer seulement pour assurer l'apposition.

Vaccination antitétanique et administration d'immunoglobulines rabiques

  • Si nécessaire, le traitement sera complété par une prophylaxie antitétanique.
  • Lorsqu'une immunisation passive est également indiquée, appliquer autant de la dose recommandée d'immunoglobulines rabiques humaines (IgRH) qu'il est anatomiquement possible de le faire et aussi profondément que possible autour de la plaie et à l'intérieur. S'il en reste, on l'injectera en intramusculaire à un site distant du site d'administration du vaccin, de préférence dans la région fessière. Pour des informations détaillées, se rapporter au résumé des caractéristiques du produit et/ou à la notice d'accompagnement des IgRH.

Interactions

Un traitement immunosuppresseur peut interférer avec le développement de la réponse immunitaire au vaccin rabique. Il est donc recommandé de surveiller les réponses sérologiques chez ces sujets et il peut être nécessaire de leur administrer des doses supplémentaires de vaccin (voir rubrique "Posologie").

Le vaccin ne doit pas être mélangé dans la même seringue avec d'autres médicaments. S’il est recommandé d’administrer des immunoglobulines antirabiques en plus de la vaccination par Rabipur, l’administration devra être faite dans un site distant du site d'administration du vaccin.

Les données cliniques disponibles confirment l’administration concomitante de Rabipur avec le vaccin inactivé contre l’encéphalite japonaise et le vaccin méningococcique des groupes A, C, W, Y conjugués chez les adultes ; il existe des données limitées dans la population pédiatrique (voir rubrique "Pharmacodynamie").

La quasi-totalité des sujets adultes présentait une réponse immunitaire indicatrice de protection (anticorps neutralisant du virus de la rage (ANVR) ³0,5 UI/ml) 7 jours après une primo-vaccination comportant trois injections de Rabipur administrées par voie intramusculaire en PrPE que le schéma de vaccination ait été réalisée selon le schéma conventionnel ou accéléré, lors de l’administration concomitante avec un vaccin inactivé contre l’encéphalite japonaise. A partir du 57ème post-vaccination, une diminution plus rapide de la réponse immunitaire à la rage a été observée chez les personnes vaccinées en PrPE selon le schéma accéléré comparativement au schéma conventionnel lors de l’administration concomitante avec un vaccin inactivé contre l’encéphalite japonaise ou au schéma conventionnel de PrPE à la rage sans co-administration. A J366, les pourcentages de sujets ayant une concentration en ANVR ³0,5 UI/ml, étaient de respectivement 68 %, 76 % et 80 % dans les groupes vaccinés contre la rage en schéma accéléré lors d’une co-administration avec un vaccin inactivé contre l’encéphalite japonaise, les groupes vaccinés contre la rage en schéma conventionnel lors d’une co-administration avec un vaccin inactivé contre l’encéphalite japonaise et dans le goupe vacciné contre la rage selon un schéma conventionnel sans co-administration.

La totalité des sujets adultes présentait une réponse immunitaire indicatrice de protection (ANVR ³0,5 UI/ml) 28 jours après une primo-vaccination comportant trois injections de Rabipur administrées par voie intramusculaire selon le schéma conventionnel recommandé, lors de l’administration concomitante avec un vaccin méningococcique des groupes A, C, W, Y conjugués.

L'administration concomitante d'autres vaccins doit toujours avoir lieu dans des sites d’injection séparés, de préférence dans les membres opposés.

Grossesse

Aucun effet préjudiciable attribuable à l'utilisation de Rabipur pendant la grossesse n’a été observé.

Lorsqu'une prophylaxie post-exposition est nécessaire, Rabipur peut être administré aux femmes enceintes.

Le vaccin peut également être utilisé à des fins de prophylaxie pré-exposition pendant la grossesse si les bénéfices attendus l’emportent sur les risques éventuels pour le fœtus.

Fertilité

Aucune étude clinique de toxicité sur la reproduction et le développement n'a été réalisée.

Allaitement

Bien que l’excrétion de Rabipur dans le lait maternel ne soit pas connue, aucun risque n'a été identifié pour le nourrisson allaité. Rabipur peut être administré aux femmes qui allaitent lorsqu'une prophylaxie post-exposition est nécessaire.

Le vaccin peut également être utilisé à des fins de prophylaxie pré-exposition pendant l'allaitement si les bénéfices attendus l’emportent sur les risques éventuels pour le nourrisson.

Effets indésirables

Des réactions anaphylactiques incluant les chocs anaphylactiques qui sont très rares mais cliniquement graves voire fatals et des réactions allergiques systémiques peuvent apparaître après une vaccination par Rabipur. Des réactions allergiques légères (telle qu’une hypersensibilité), incluant des éruptions cutanées (très fréquentes) et de l’urticaire (fréquent), peuvent survenir après la vaccination. Ces réactions sont généralement légères et se résolvent en quelques jours.

De très rares cas de sujets ayant des symptômes d’encéphalite et un syndrome de Guillain-Barré ont été rapportés après une vaccination par Rabipur.

Dans les essais cliniques, les effets indésirables sollicités les plus fréquemment rapportés étaient une douleur au site d’injection (30 – 85 %,) ou une induration au site d'injection (15 - 35%). La plupart des réactions au site d’injection n’étaient pas graves et ont disparu dans les 24 à 48 heures.

Les effets indésirables considérés comme les plus probablement liés à la vaccination ont été classés par fréquence.

Les fréquences sont définies comme ci-dessous :

  • Très fréquent : (≥1/10)
  • Fréquent : (≥1/100 to <1/10)
  • Peu fréquent : (≥1/1 000 to <1/100)
  • Rare : (≥1/10 000 to <1/1 000)
  • Très rare : (<1/10 000)

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont classés par ordre décroissant de gravité.

En plus des effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques, des effets indésirables notifiées spontanément dans le monde depuis la commercialisation de Rabipur ont été inclus dans la liste. Ces effets sont notifiés spontanément par une population de taille inconnue et ont été sélectionnés en raison de leur gravité, de leur fréquence de signalement, de leur relation causale à Rabipur ou d'une association de ces facteurs.

Effets indésirables rapportés dans les essais cliniques et durant la surveillance après commercialisation

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Fréquent : Lymphadénopathie

Affections du système immunitaire

  • Rare : Hypersensibilité
  • Très rare : Anaphylaxie dont choc anaphylactique*

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Fréquent : Perte d’appétit

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : Céphalées, sensation vertigineuse
  • Rare : Paresthésie
  • Très rare : Encéphalite*, syndrome de Guillain-Barré*, présyncope*, syncope*, vertiges*

Affections gastro-intestinales

  • Fréquent : Nausées, vomissement, diarrhée, douleur/gêne abdominale

Affections de la peau et du tissu sous-cutané 

  • Très fréquent : Eruption cutanée
  • Fréquent : Urticaire
  • Rare : Hyperhidrose (sécrétion de sueur)
  • Très rare : Angiœdème*

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Fréquent : Myalgies, arthralgies

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

  • Très fréquent : Réactions au site d’injection, malaise, fatigue, asthénie, fièvre
  • Rare : Frissons

*Effets indésirables additionnels rapportés de façon spontanée

Population pédiatrique

Aucune différence n’est attendue pour la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez les enfants par rapport aux adultes.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance.

Pharmacodynamie

Code ATC : J07BG01. 

1. Mécanisme d’action

Rabipur induit une stimulation des lymphocytes et des plasmocytes sécrétant des anticorps permettant la production d’ANVR.

2. Efficacité et sécurité cliniques

2.1. Prophylaxie de pré-exposition

Au cours d'essais cliniques chez les sujets n’ayant jamais été vaccinés la quasi-totalité des sujets présentait une réponse immunitaire indicatrice de protection (anticorps neutralisant du virus de la rage : ANVR ≥ 0,5 UI/ml) 3 à 4 semaines après une primo-vaccination comportant trois injections de Rabipur, administrées par voie intramusculaire selon le schéma recommandé.

Les essais cliniques ont montré une persistance de la réponse immunitaire indicatrice de protection (ANVR ≥ 0,5 UI/ml) jusqu’à 2 ans après la primo-vaccination par Rabipur, sans dose de rappel. La concentration d’anticorps diminuant lentement, les doses de rappel peuvent être nécessaires pour maintenir un taux d’anticorps au-dessus de 0,5 UI/ml.

Le délai d’administration de rappels après une primo-vaccination par le schéma accéléré ou après une administration concomitante n’a pas encore été établi. En raison d’une diminution plus rapide de la réponse immunitaire comparativement avec un schéma conventionnel, un intervalle plus court entre la primo-vaccination et l’administration du rappel peut être nécessaire (voir rubrique "Posologie").

Dans un essai clinique, il a été observé une augmentation de 10 fois voire plus, de la moyenne géométrique des concentrations (MGC) en anticorps 30 jours après une dose de rappel par Rabipur administré 1 an après la première immunisation. Il a également été démontré que les sujets identifiés comme ayant déjà été immunisés par le vaccin rabique cultivé sur cellules diploïdes humaines (HDVC) présentaient une réaction anamnestique rapide après une injection de rappel de Rabipur.

2.2. Prophylaxie de post-exposition

Au cours d'essais cliniques, Rabipur a induit des anticorps neutralisants (≥ 0,5 UI/ml) chez pratiquement tous les sujets à J14 et J30, après administration selon le protocole de « Essen » à 5 doses (jour 0, 3, 7, 14, 28 ; 1,0 ml chacune, administration intramusculaire) ou le protocole de « Zagreb » à 4 doses (jour 0 [2 doses], 7, 21 ; 1,0 ml chacune, administration intramusculaire). L'administration concomitante d'immunoglobulines antirabiques humaines et de la première dose de vaccin rabique a provoqué une légère baisse de la MGC (protocole de « Essen »). Toutefois, cette baisse n’a pas été considérée comme cliniquement significative.

Conservation

Durée de conservation: 4 ans

A conserver entre + 2 °C et + 8 °C (au réfrigérateur).

Ne pas congeler.

Après reconstitution, le vaccin doit être utilisé immédiatement.

Conserver le flacon et l’ampoule dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

Le vaccin ne doit pas être utilisé après la date de péremption mentionnée sur l'emballage et le récipient.

Manipulation

Instructions d'utilisation de la seringue préremplie jetable de Rabipur : 

Seringue préremplie

Etape 1 : D'une main, tenez la seringue (E) avec le capuchon vers le haut. Veillez à tenir la seringue par la bague de fixation blanche texturée (D).

Etape 2 : De l'autre main, tenez le capuchon (A) et basculez-le fermement d'avant en arrière pour le détacher de la bague de fixation (D). Ne pas tordre et ne pas tourner le capuchon.

Etape 3 : Soulevez le capuchon pour le retirer (A) ainsi que le capuchon d'embout gris attaché (B). Veillez à ne pas toucher l'extrémité stérile de la seringue (C).

Fixation de l'aiguille (ces instructions s'appliquent à l'aiguille verte et à l'aiguille orange) :

Etape 1 : Tournez pour détacher le socle (H) de l'aiguille de reconstitution verte. Ne retirez pas le protège-aiguille en plastique (G). Cette aiguille est la plus longue des 2 aiguilles.

Etape 2 : D'une main, tenez fermement la seringue (E) par la bague de fixation blanche texturée (D). De l'autre main, insérez l'aiguille (F) et tournez-la dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à ce qu'elle se verrouille en place. Une fois l'aiguille verrouillée, retirez le protège-aiguille en plastique (G).

La seringue est alors prête à l'emploi.

Instructions de reconstitution de Rabipur avec la seringue préremplie :

Le vaccin doit être inspecté visuellement avant et après la reconstitution afin de détecter la présence de particules et/ou un changement d'apparence physique. Le vaccin ne doit pas être utilisé en cas de changement de son aspect physique.

Le vaccin reconstitué est limpide à légèrement opalescent et incolore à légèrement rosé.

La poudre pour solution injectable doit être reconstituée à l'aide du solvant pour solution fourni et agitée avec précaution avant l'injection. Le vaccin reconstitué doit être utilisé immédiatement.

Pendant la fabrication, le flacon est scellé sous vide. Après reconstitution du vaccin, pour éviter les problèmes lors du prélèvement du vaccin reconstitué, il est recommandé de dévisser la seringue de l'aiguille afin d'éliminer la pression négative. Le vaccin peut alors être aisément prélevé du flacon. Il est déconseillé d'induire une pression excessive, car une surpression rendra difficile le prélèvement de la quantité appropriée de vaccin.

Après la reconstitution du vaccin, retirez le socle de l'aiguille d'injection orange (comme expliqué à l'étape 1 pour l'aiguille verte) et remplacez l'aiguille de reconstitution verte par l'aiguille d'injection orange ou une autre aiguille appropriée.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Autres informations

L'avis du Haut Conseil de la santé publique publié le 22 février 2013 actualise les recommandations relatives  à la vaccination antirabique préventive, au traitement post-exposition et au suivi sérologique des personnes régulièrement exposées au virus de la rage (voyageurs, professionnels, chiroptérologues).

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Certains des effets indésirables mentionnés à la rubrique 4.8 peuvent affecter la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines. 

Surdosage

Aucun symptôme de surdosage n'est connu. 

Données de sécurité préclinique

Les données précliniques, issues des études à dose unique, à doses répétées et des études de tolérance locale, n’ont révélé ni de résultat inattendu ni de toxicité pour les organes cibles. Aucune étude de génotoxicité, de carcinogénicité ou de toxicité pour la reproduction n’a été réalisée.

Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, Rabipur ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments dans la même seringue.

Résumé à l'intention du public

http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=60163226&typedoc=N