Ajout en mars 2022 de la voie d’administration intradermique (ID) en prophylaxie post-exposition, conformément aux recommandations vaccinales françaises de la Haute autorité de santé (HAS). Il y a donc coexistence de deux voies d'administration, intramusculaire et intradermique, nécessitant des doses à administrer différentes.

Description

vaccin rabique inactivé produit sur cellules Vero.

Classe

Inerte
- Entier inactivé

Forme et présentation

Vaccin Rabique Pasteur, poudre et solvant pour suspension injectable en seringue préremplie.

Vaccin rabique, inactivé.

Avant reconstitution, la poudre est de couleur blanche uniforme.

Le solvant est une solution claire et incolore.

Nature et contenu de l'emballage extérieur

  • Poudre en flacon (verre de Type I) muni d'un bouchon (chlorobutyle) et d'une capsule + 0,5 mL de solvant en seringue préremplie (verre de Type I) munie d'un bouchon-piston ( chlorobutyle ou bromobutyle).
    Boîte de 1 ou de 10.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Composition

Une dose (0,5 mL) contient après reconstitution :

1. Antigènes

  • Virus de la rage 1, souche WISTAR Rabies PM/WI38 1503-3M (inactivé)  3,25 UI 2

1 : produit sur cellules Véro ;
2 : quantité mesurée selon le test ELISA par rapport à l'étalon international.

2. Excipients

2.1 Poudre (avant l’étape de lyophilisation)

  • Maltose
  • Solution d'albumine humaine à 20 %
  • Milieu de Base de Eagle : mélange de sels minéraux (dont le potassium), de vitamines, de dextrose et d’acides aminés (dont un excipient à effet notoire : 4,1 microgrammes de L-Phénylalanine  - Voir ci-dessous et rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi")
  • Acide chlorhydrique et hydroxyde de sodium pour ajustement du pH
  • Eau pour préparations injectables

2.2 Solvant

  • Chlorure de sodium
  • Eau pour préparations injectables

2.3. Excipient à effet notoire

  • Phénylalanine : 4,1 microgrammes

VACCIN RABIQUE PASTEUR peut contenir des traces de polymyxine B, streptomycine et néomycine, utilisées lors du procédé de fabrication.

Indications

L'avis du Haut Conseil de la santé publique publié le 22 février 2013 actualise les recommandations relatives à la vaccination antirabique préventive, au traitement post-exposition et au suivi sérologique des personnes régulièrement exposées au virus de la rage (voyageurs, professionnels, chiroptérologues).

VACCIN RABIQUE PASTEUR est indiqué pour la prophylaxie pré-exposition et post-exposition au virus de la rage pour tous les groupes d'âge (voir les rubriques "Posologie" et "Pharmacodynamie").

VACCIN RABIQUE PASTEUR doit être utilisé sur la base des recommandations officielles.

Prévention de la rage avant exposition (vaccination de pré-exposition)

La vaccination de pré-exposition doit être proposée aux sujets ayant un risque élevé de contamination par le virus de la rage. 

Toute personne à risque continu, tel que le personnel de laboratoire de diagnostic, de recherche et de production qui travaille sur le virus rabique, doit être vaccinée.

La vaccination est également recommandée pour les catégories suivantes :

  • les chiroptérologues et personnes régulièrement exposées aux virus de la rage des chauves-souris ;
  • les professionnels exposés (personnels des services vétérinaires, personnels des laboratoires manipulant du matériel contaminé ou susceptible de l’être, équarrisseurs, personnels des fourrières, naturalistes, taxidermistes, gardes- chasse, gardes forestiers, personnels des abattoirs) ;
  • les adultes et les enfants résidant ou séjournant dans les zones d'enzootie.

Les rappels seront fonction du niveau de risque d’exposition et des contrôles sérologiques, conformément aux recommandations officielles.

Prévention de la rage après exposition (vaccination de post-exposition) 

La vaccination doit être immédiatement commencée au moindre risque de contamination rabique. Elle doit impérativement être effectuée dans un centre antirabique sous surveillance médicale. 

Le traitement de post-exposition comprend le traitement local non spécifique de la blessure, la vaccination et l'immunisation passive par les immunoglobulines rabiques. Ce traitement sera adapté à la nature du contact ou de la blessure, à l'état de l'animal et au statut vaccinal antirabique du patient (voir rubrique "Posologie"). 

Dans tous les cas un traitement local de la blessure doit être réalisé.

Posologie

Mise à jour mars 2022 : concerne principalement l’ajout de la voie d’administration intradermique (ID) en prophylaxie post-exposition conformément aux recommandations vaccinales françaises de la HAS "Vaccination contre la rage en prophylaxie post-exposition" émises en septembre 2018 et aux recommandations de vaccination contre la rage en prophylaxie post-exposition de l’Organisation Mondiale de la Santé publiées en avril 2018.

La dose recommandée est de 0,5 mL de vaccin reconstitué par voie intramusculaire (IM) ou de 0,1 mL de vaccin reconstitué par voie intradermique (ID).

1. Prophylaxie pré-exposition

Trois doses de VACCIN RABIQUE PASTEUR de 0,5 mL sont administrées par voie intramusculaire aux jours (J) J0, J7, J28. La dose prévue à J28 pourra éventuellement être administrée à J21.

Les rappels seront fonction du niveau de risque d’exposition et des contrôles sérologiques, conformément aux recommandations officielles.

VACCIN RABIQUE PASTEUR peut être administré comme injection de rappel après primo-vaccination avec un vaccin rabique de culture cellulaire (vaccin rabique préparé sur cellules VERO ou préparé sur cellules diploïdes humaines (HDCV)).

Recommandations de traitement de pré-exposition suivant la nature du risque.

* : quand le taux d'anticorps neutralisants est strictement inférieur au seuil protecteur (0,5 UI/mL par la méthode de RFFIT – Rapid Fluorescent Focus Inhibition Test), un rappel est nécessaire.

Pour les sujets immunodéficients, un contrôle sérologique doit être réalisé 2 à 4 semaines après la vaccination. Si le résultat du contrôle démontre un titre en anticorps strictement inférieur à 0,5 UI/mL, une injection supplémentaire est justifiée.

2. Prophylaxie post-exposition

La prophylaxie post-exposition comprend le traitement local non spécifique de la blessure, la vaccination et selon le cas l'immunisation passive par les immunoglobulines rabiques.

Elle doit être initiée le plus tôt possible après une exposition suspectée à la rage. Dans tous les cas, un traitement approprié de la plaie (lavage soigneux de toutes les morsures et griffures avec du savon ou du détergent et des quantités abondantes d’eau et/ou d’agents virucides) doit être effectué immédiatement ou dès que possible après exposition. Il doit être mis en œuvre avant l’administration du vaccin ou des immunoglobulines rabiques lorsqu’elles sont indiquées. La prophylaxie post-exposition sera adaptée en fonction de la catégorie d’exposition, de l’état de l’animal (voir tableau 2) et du statut vaccinal du patient, conformément aux recommandations officielles (voir Tableau 2, recommandations de l’OMS).

La prophylaxie post-exposition doit être effectuée sous contrôle médical et uniquement dans un centre antirabique, le plus tôt possible après l’exposition.

La prophylaxie post-exposition doit être complétée si nécessaire par une prophylaxie antitétanique et antibiotique afin de prévenir l'apparition d'infections autres que la rage.

Premiers soins : traitement local de la blessure

Un traitement local de toutes les morsures et griffures est très important et doit être dispensé immédiatement.

Les recommandations de premiers soins incluent un lavage immédiat à grande eau de la blessure pendant un temps minimum de 15 minutes avec du savon, du détergent, de la povidone iodée ou avec toute autre substance ayant une action prouvée de destruction du virus de la rage. Si le savon ou un agent antiviral n'est pas disponible, la blessure doit être lavée à grande eau de manière extensive.

Tableau 1 : guide OMS de la prophylaxie post-exposition en fonction de la sévérité de l’exposition (à adapter selon les recommandations officielles locales).

a : s'il s'agit d'un chien ou d'un chat apparemment en bonne santé vivant dans une zone à risque faible et placé sous observation vétérinaire, le traitement peut être différé (voir tableau 2) ;
b : cette durée d’observation ne s’applique qu’aux chats et aux chiens. À l’exception des espèces en voie de disparition ou menacées, les animaux domestiques et les animaux sauvages présumés enragés seront euthanasiés et leurs tissus examinés par les techniques de laboratoire appropriées (voir tableau 2) ;
c : les morsures, en particulier celles de la tête, du cou, du visage, des mains et des organes génitaux sont des expositions de catégorie III en raison de la forte innervation de ces zones.

Tableau 2 : guide de la conduite à tenir après exposition en fonction du statut de l'animal.

a : en France, la surveillance vétérinaire comporte 3 certificats établis à J0, J7 et J14 déclarant l'absence de signe de rage. Selon les recommandations de l'OMS, la durée d'observation minimale de la surveillance vétérinaire pour les chiens et les chats est de 10 jours ;
b : le traitement est recommandé en fonction de la sévérité de l’exposition (voir tableau 1).

2.1. Prophylaxie post-exposition des sujets non-immunisés

Les sujets non-immunisés peuvent être vaccinés selon l'un des schémas de vaccination par voie intramusculaire (IM) ou par voie intradermique (ID) présentés dans le tableau 3.

Dans tous les cas se référer aux recommandations officielles locales.

Tableau 3 : prophylaxie post-exposition des sujets non-immunisés.

a : une injection IM dans la région antérolatérale de chaque cuisse (chez les nourrissons et les jeunes enfants) ou dans chaque deltoïde (chez les enfants plus âgés et les adultes) ;
b : à injecter en 2 sites distincts, si possible controlatéraux ;
c : à injecter en 4 sites distincts.

Quel que soit le protocole utilisé, la vaccination ne doit pas être interrompue sauf si l’animal contact est déclaré indemne de rage après surveillance vétérinaire (voir tableau 2).

Des immunoglobulines rabiques doivent être administrées en association avec le vaccin, en cas d'exposition de catégorie III (Classification OMS, voir tableau 1). Si possible, le vaccin doit être administré contro-latéralement aux sites d’administration des immunoglobulines. Se reporter au Résumé des Caractéristiques des immunoglobulines rabiques utilisées. 

2.2. Prophylaxie post-exposition des sujets déjà immunisés

Conformément aux recommandations officielles, ceci s’applique aux sujets ayant déjà reçu une prophylaxie pré-exposition, une prophylaxie post-exposition ou ayant arrêté la prophylaxie post-exposition après avoir reçu au moins deux doses de vaccin préparé sur culture cellulaire.

Les sujets déjà immunisés doivent recevoir 1 dose de vaccin (0,5 mL par voie intramusculaire ou 0,1 mL par voie intradermique) à J0 et 1 dose à J3.

Alternativement, 4 injections intradermiques de 0,1 mL peuvent être administrées en 4 sites distincts à J0.

Les immunoglobulines rabiques ne sont pas indiquées dans ce cas.

3. Sujets immunodéficients

3.1 Prophylaxie pré-exposition

Pour les sujets immunodéficients, un contrôle sérologique des anticorps neutralisants doit être réalisé 2 à 4 semaines après la vaccination afin d’évaluer la nécessité d’une éventuelle dose supplémentaire de vaccin.

3.2 Prophylaxie post-exposition

Pour les sujets immunodéficients, un schéma vaccinal complet doit être administré en post-exposition. Des immunoglobulines rabiques doivent être administrées en association avec le vaccin devant toute exposition de catégorie II et III (voir tableau 1).

4. Population pédiatrique

Un enfant doit recevoir la même dose qu’un adulte (0,5 mL par voie intramusculaire ou 0,1 mL par voie intradermique).

Mode d'administration

Précautions à prendre avant la manipulation ou l’administration du médicament.

  • Voie intramusculaire (IM) : le vaccin est administré, dans la région antérolatérale du muscle de la cuisse chez les nourrissons et les jeunes enfants ou dans le deltoïde chez les enfants plus âgés et les adultes.
  • Voie intradermique (ID) : le vaccin est administré de préférence dans le haut du bras ou l'avant-bras.

Ne pas injecter dans la région fessière.

Ne pas injecter par voie intravasculaire. 

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique "Manipulation".

Voie intradermique.

La Haute Autorité de santé (HAS) recommande la vaccination des personnes exposées à la rage en prophylaxie post-exposition par les vaccins Rabipur et le vaccin rabique Pasteur (avis du 15/09/2018) : 

  • soit par voie intradermique ; situation conforme à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) en France depuis mars 2022
  • soit par voie intramusculaire.

Dans ce contexte, la vaccination en centre antirabique présente de multiples intérêts qui s’expliquent par la sécurité attendue de l’administration intradermique, en centre antirabique, des vaccins, par des professionnels de santé expérimentés dans la vaccination contre la rage. 

Conformément aux schémas préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination par voie intradermique en prophylaxie post-exposition sera réalisée par injection intradermique en 2 sites aux jours 0, 3 et 7. Une dose intradermique correspond à 0,1 mL de vaccin antirabique. L’utilisation de seringues compatibles avec ce dosage est préconisée temporairement, dans l’attente de la mise à disposition par les firmes pharmaceutiques de présentations vaccinales adaptées à la voie intradermique. 

Les schémas vaccinaux portant sur la prophylaxie post-exposition par voie intramusculaire, selon les protocoles Essen (cinq injections de vaccin aux jours 0, 3, 7, 14 et 28 ) ou Zagreb (avec deux injections de vaccin au jour 0, une dans chaque deltoïde, puis une injection aux jours 7 et 21), sont inchangés et restent valides.

Les personnes exposées ou réexposées à la rage qui ont déjà reçu une prophylaxie pré-exposition, une prophylaxie post-exposition ou qui ont arrêté la prophylaxie post-exposition après avoir reçu au moins deux doses de vaccin devraient recevoir : 

  • une injection ID en 1 site à J0 et J3 ou 
  • l’administration en 4 sites ID à J0.

La HAS recommande également la mise en place d’un dispositif de pharmacovigilance renforcé.

Les recommandations de vaccination contre la rage en prophylaxie pré-exposition seront produites ultérieurement.

Contre-indications

1. Vaccination de pré-exposition

Hypersensibilité à la (aux) substance(s) active(s) ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition" ou à la polymyxine B, à la streptomycine, à la néomycine ou à un antibiotique de la même classe, à une précédente administration ou à un vaccin contenant les mêmes composants.

La vaccination doit être différée en cas de maladies fébriles ou aigües.

2. Vaccination de post-exposition

En raison de l’évolution toujours fatale de l’infection rabique déclarée, la vaccination de post-exposition ne connaît aucune contre-indication.

Mises en garde et précautions d'emploi

1. Mises en garde 

Comme tous les vaccins, VACCIN RABIQUE PASTEUR peut ne pas protéger 100 % des personnes vaccinées.

A utiliser avec prudence chez les personnes présentant une allergie connue à la polymyxine B, à la streptomycine, à la néomycine (présentes à l’état de traces dans le vaccin) ou à un antibiotique de la même classe.

2. Précautions d'emploi  

Les recommandations relatives au schéma d'injection doivent être scrupuleusement suivies. 

Le recours à des contrôles sérologiques (afin d’évaluer la séroconversion des sujets) doit être évalué conformément aux recommandations officielles.

Lorsque le vaccin est administré à des sujets présentant une immunodéficience connue, due à une maladie suppressive ou à un traitement immunosuppresseur concomitant (dont corticoïdes), un contrôle sérologique doit être réalisé pour s’assurer qu’une réponse immunitaire indicatrice de protection a été induite. Dans le cas d’une vaccination post-exposition, l’ensemble des doses de vaccin doit être administré. Des immunoglobulines rabiques doivent également être administrées en association avec le vaccin devant toute exposition de catégorie II et III (voir rubrique "Posologie"). 

Ne pas injecter par voie intravasculaire : s'assurer que l'aiguille ne pénètre pas dans un vaisseau sanguin.

Comme pour tout vaccin injectable, un traitement médical approprié doit être disponible immédiatement et une surveillance doit être effectuée dans le cas d’une réaction anaphylactique rare survenant après l’administration du vaccin, en particulier en cas de post-exposition chez les sujets ayant une hypersensibilité connue à la polymyxine B, à la streptomycine, à la néomycine ou à un antibiotique de la même classe. 

Comme tout vaccin injectable, VACCIN RABIQUE PASTEUR doit être administré avec précaution en cas de thrombocytopénie ou de troubles de la coagulation car l’injection intramusculaire peut entrainer un saignement chez ces sujets. 

Des réactions liées à l'anxiété, notamment des réactions vasovagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress peuvent survenir après toute vaccination, voire même avant, comme réaction psychogène à l'injection avec une aiguille. Ceci peut s'accompagner de plusieurs signes neurologiques comme un trouble transitoire de la vision et des paresthésies. Il est important que des mesures soient mises en place afin d'éviter toute blessure en cas d'évanouissement.

3. Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

4. Autres

Le VACCIN RABIQUE PASTEUR contient de la phénylalanine, du potassium et du sodium.

VACCIN RABIQUE PASTEUR contient 4,1 microgrammes de phénylalanine par dose de 0,5 mL équivalent à 0,068 microgrammes/kg chez une personne de 60 kg. La phénylalanine peut être dangereuse pour les personnes atteintes de phénylcétonurie (PCU), une maladie génétique rare caractérisée par un défaut d’élimination de la phénylalanine et son accumulation dans le corps.

Le VACCIN RABIQUE PASTEUR contient moins de 1 mmol (39 mg) de potassium et moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il est considéré comme essentiellement « sans potassium » et « sans sodium ».

5. Population pédiatrique

Le risque potentiel d’apnée avec nécessité de surveillance respiratoire pendant 48-72 h doit être soigneusement pris en compte lors de l’administration des doses de primovaccination chez les grands prématurés (nés à 28 semaines de grossesse ou moins) et particulièrement chez ceux ayant des antécédents d’immaturité respiratoire.

Interactions

Les traitements immunosuppresseurs, incluant la corticothérapie au long cours par voie systémique, peuvent interférer avec la production d’anticorps et entraîner l’échec de la vaccination. Il est donc recommandé de réaliser un contrôle sérologique 2 à 4 semaines après la vaccination (voir rubrique "Posologie").

Le VACCIN RABIQUE PASTEUR peut être associé au cours de la même séance de vaccination avec un vaccin typhoïdique polyosidique Vi en utilisant deux sites d'injection différents.

Les immunoglobulines rabiques ou tout autre produit et le vaccin rabique ne doivent jamais être associés dans la même seringue ou administrés au même site.

Etant donné que les immunoglobulines rabiques interfèrent avec le développement de la réponse immunitaire au vaccin rabique, les recommandations d’administration des immunoglobulines rabiques doivent être strictement suivies (voir rubrique "Posologie").

Le VACCIN RABIQUE PASTEUR ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments ou d'autres vaccins.

Grossesse

Une étude de toxicité chez l'animal sur la reproduction et le développement, conduite avec un autre vaccin rabique inactivé produit sur cellules VERO, n'a pas mis en évidence d'effet délétère sur la fertilité des femelles ni sur le développement pré et post natal.

En clinique, l'utilisation des vaccins contre la rage ("souche WISTAR Rabies PM/WI38 1503-3M" inactivée) au cours d'un nombre limité de grossesses n'a révélé aucun effet malformatif ou fœtotoxique à ce jour.

Prophylaxie pré-exposition

En raison de la gravité de la maladie, la vaccination doit être réalisée pendant la grossesse, conformément au schéma habituel de vaccination, en cas de risque élevé de contamination.

Prophylaxie post-exposition

En raison de la gravité de la maladie, la grossesse ne constitue pas une contre-indication.

Fertilité

VACCIN RABIQUE PASTEUR n’a pas été évalué dans des études de fertilité.

Allaitement

L'utilisation de ce vaccin est possible au cours de l'allaitement.

Effets indésirables

1. Résumé du profil de tolérance

Plus de 13 000 sujets, incluant environ 1000 enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans, ont reçu au moins une dose de VACCIN RABIQUE PASTEUR, dans le cadre d’études cliniques.

Une analyse combinée a été réalisée sur 3 études cliniques randomisées, contrôlées, partageant les mêmes standards de sécurité et rassemblant les données de 1001 sujets (17 nourrissons / jeunes enfants âgés de moins de 24 mois, 438 enfants et adolescents et 546 adultes âgés de 18 à 60 ans). Dans deux études, le vaccin a été administré par voie intramusculaire (n = 402). Dans la troisième étude (n = 599), les sujets ont reçu le vaccin par voie intradermique, la plupart d'entre eux ont reçu les immunoglobulines rabiques équines (IgRE) simultanément avec la première dose du VACCIN RABIQUE PASTEUR.

Les effets indésirables étaient généralement d’intensité modérée et sont survenus dans les 3 jours suivant la vaccination. La plupart des effets se sont spontanément résolus dans les 1 à 3 jours suivant leur apparition.

Les effets indésirables les plus fréquents, dans tous les groupes d’âges (sauf les nourrissons / jeunes enfants âgées de moins de 24 mois) étaient céphalées, malaise, et myalgies et douleur au site d’injection.

Les réactions au site d’injection (douleur, érythème et gonflement) étaient plus fréquentes après une injection ID par rapport à une injection IM. La douleur était la réaction au point d'injection la plus fréquente pour les deux voies d'administration.

2. Liste des effets indésirables

Les effets indésirables listés ci-dessous sont ceux issus d’études cliniques et de la surveillance après mise sur le marché à travers le monde. Dans chaque classe de système d’organes, les événements indésirables sont classés par fréquence selon la convention suivante :

  • très fréquent (≥ 1/10) ;
  • fréquent (≥ 1/100 et < 1/10) ;
  • peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100) ;
  • rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000) ;
  • très rare (< 1/10 000) ;
  • fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

2.1. Effets indésirables chez les Adultes (≥ 18 ans)

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Fréquent : lymphadénopathies.

Affections du système immunitaire

  • Peu fréquent : réactions allergiques (ex. rash, urticaire, prurit).
  • Indéterminée : réactions anaphylactiques et angioœdème.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Peu fréquent : diminution d'appétit.

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : céphalées.
  • Peu fréquent : étourdissement / vertiges.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

  • Indéterminée : perte d’audition soudaine pouvant persister.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
  • Rare : dyspnée.

Affections gastro-intestinales

  • Peu fréquent : nausées ; douleurs abdominales ; diarrhées.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

  • Très fréquent : myalgie.
  • Peu fréquent : arthralgie.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

  • Très fréquent : douleur au point d’injection (voie IM et ID).
  • Fréquent : érythème au point d’injection (voie IM). 
  • Très fréquent : érythème au point d’injection (voie ID). 
  • Fréquent : prurit au site d’injection ; gonflement au site d’injection (voie IM et ID).
  • Fréquent : induration au site d’injection (voie IM).
  • Peu fréquent : hématome au point d’injection (voie ID).
  • Très fréquent : malaise.
  • Fréquent : syndrome pseudo-grippal ; fièvre.
  • Peu fréquent : asthénie ; frissons.

2.2. Effets indésirables dans la population pédiatrique (moins de 18 ans)

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Fréquent : lymphadénopathies.

Affections du système immunitaire

  • Peu fréquent : réactions allergiques (ex. rash, urticaire, prurit).
  • Indéterminée : réactions anaphylactiques et angioœdème.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
  • Fréquent : diminution d'appétit.

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : céphalées ; irritabilité (chez les nourrissons / jeunes enfants) ; somnolence (chez les nourrissons / jeunes enfants).
  • Fréquent : insomnie (chez les nourrissons / jeunes enfants).

Affections de l'oreille et du labyrinthe

  • Indéterminée : perte d’audition soudaine pouvant persister.

Affections gastro-intestinales

  • Peu fréquent : douleurs abdominales ; Vomissements.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

  • Très fréquent : myalgie.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

  • Très fréquent : douleur au point d’injection (voie IM et ID).
  • Fréquent : érythème au point d’injection (voie IM). 
  • Très fréquent : érythème au point d’injection (voie ID). 
  • Peu fréquent : prurit au site d’injection (voie ID).
  • Fréquent : gonflement au site d’injection (voie IM).
  • Très fréquent : gonflement au site d’injection (voie ID).
  • Très fréquent : malaise.
  • Fréquent : fièvre.
  • Peu fréquent : frissons.
  • Très fréquent : pleurs inconsolables (chez les nourrissons / jeunes enfants).

3. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Des vertiges ont été fréquemment rapportés après vaccination (voir rubrique "Effets indésirables"). Ceci peut affecter temporairement l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.

4. Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté.

5. Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : vaccins rabiques.

Code ATC : J07BG01.

Mécanisme d’action

La protection après la vaccination est assurée par l'induction d'anticorps neutralisants antirabiques.

Des études cliniques ont été menées pour évaluer l'immunogénicité du vaccin en prophylaxie pré-exposition et post- exposition. Un taux d’anticorps neutralisants antirabiques ≥ 0,5 UI/mL est considéré comme protecteur.

Prophylaxie pré-exposition

Dans les essais cliniques évaluant un schéma à 3 doses (J0, J7, J28 (ou J21) par voie IM) chez les adultes et les enfants, tous les sujets ont obtenu une réponse immunitaire adéquate avec des taux d'anticorps neutralisants antirabiques ≥ 0,5 UI/mL deux semaines après la fin de la primo-vaccination.

Un suivi de dix ans chez 49 patients ayant reçu un schéma à 3 doses (J0, J7 et J28) suivi d'une dose de rappel à 1 an a montré la persistance de la réponse immunitaire avec des titres d’anticorps neutralisants maintenus jusqu'à 10 ans chez 96,9 % des sujets vaccinés.

Prophylaxie post-exposition

Dans les essais cliniques évaluant le régime Essen à 5 doses (J0, J3, J7, J14 et J28) et le schéma Zagreb à 4 doses (2 doses à J0, puis 1 dose à J7 et 1 dose à J21) chez les enfants et les adultes, une vaccination par le VACCIN RABIQUE PASTEUR a permis d’obtenir des titres d’anticorps neutralisants ≥ 0,5 UI / mL chez presque tous les sujets vaccinés à J14 et chez tous les sujets à J28.

Au cours d’une étude de phase 3, incluant 600 sujets exposés âgés de 11 mois à 50 ans, deux schémas de prophylaxie post-exposition (PPE) par voie intradermique ont été testés : un schéma en 4 sites sur 1 semaine (4 doses à J0, 4 doses à J3 et 4 doses à J7) avec et sans immunoglobulines rabiques d'origine équine (IgRE) à J0, et le nouveau schéma de la Croix-Rouge thaïlandaise (2 doses à J0, 2 doses à J3, 2 doses à J7 et 2 doses à J28) avec des immunoglobulines rabiques d'origine équine (IgRE) à J0. Le schéma Institut Pasteur du Cambodge (IPC) (2 doses à J0, J3 et J7) a également été intégré au schéma de la Croix-Rouge thaïlandaise jusqu’à J28. Presque tous les sujets vaccinés (98,8 %) ont atteint un taux d’anticorps neutralisants antirabiques ≥ 0,5 UI/mL à J14. Cinq ans plus tard et avant que la PPE simulée ne soit reçue, le niveau protecteur des anticorps neutralisants antirabiques a été maintenu chez plus de 84 % des sujets qui ont reçu un schéma 4 sites 1 semaine avec ou sans IgRE, et chez 64,1 % (IC95 % : 55,1 ; 72,3) des sujets qui ont reçu le nouveau schéma de la Croix-Rouge thaïlandaise avec IgRE. Onze jours après la PPE simulée avec un schéma ID à 4 doses réalisé en une seule visite, tous les sujets vaccinés ont atteint un taux d’anticorps neutralisants antirabiques ≥ 0,5 UI/mL à J14 (moyenne géométrique des titres d’anticorps (MGTs) entre 138 et 193 UI / mL).

L'administration d'immunoglobuline rabique humaine (IgRH) ou d'immunoglobuline rabique équine (IgRE), en même temps que le vaccin rabique peut provoquer une légère baisse du titre moyen d'anticorps neutralisants, en raison d'interférences immunitaires.

L'efficacité du VACCIN RABIQUE PASTEUR a été évaluée chez 44 sujets adultes mordus par des animaux enragés dans un essai clinique de phase 4. Les sujets ont reçu le vaccin selon le schéma Essen à 5 doses (J0, J3, J7, J14 et J28 par voie IM) et les immunoglobulines, le cas échéant. Tous les sujets étaient vivants 3 ans après la prophylaxie post-exposition.

Population pédiatrique

Il n’existe pas de différence cliniquement significative en terme d’immunogénicité du vaccin chez la population pédiatrique par rapport aux adultes.

Conservation

Durée de conservation : 3 ans.

A conserver au réfrigérateur (entre + 2 °C et + 8 °C). 

Ne pas congeler. 

Après première ouverture/reconstitution :

  • Pour la voie intramusculaire : le produit doit être utilisé immédiatement.
  • Pour la voie intradermique : la stabilité physico-chimique après reconstitution a été démontrée pendant 6 heures à 25 °C à l’abri de la lumière. D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation et d'utilisation (voir la rubrique "Manipulation") relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine à l'abri de la lumière.

Manipulation

Les immunoglobulines rabiques ou tout autre produit et le vaccin rabique ne doivent jamais être associés dans la même seringue ou administrés au même site.

Instructions de manipulation :

  • retirer la capsule du flacon de poudre lyophilisée ;
  • visser la tige du piston à la seringue, s’il est fourni séparément ;
  • injecter le solvant dans le flacon de poudre lyophilisée ;
  • agiter doucement le flacon jusqu'à l'obtention d'une suspension homogène de la poudre.
Le vaccin reconstitué se présente sous la forme d’un liquide limpide, homogène et exempt de particules.
  • Retirer et jeter la seringue utilisée pour la reconstitution du vaccin ;
  • utiliser une nouvelle seringue avec une nouvelle aiguille pour prélever le vaccin reconstitué ;
  • remplacer l'aiguille utilisée pour prélever le vaccin par une nouvelle aiguille pour injection intramusculaire ou intradermique.
La longueur de l'aiguille utilisée pour l'administration du vaccin doit être adaptée au patient.

Si le VACCIN RABIQUE PASTEUR est administré par voie intramusculaire, après reconstitution, le vaccin doit être utilisé immédiatement.

Si le VACCIN RABIQUE PASTEUR est administré par voie intradermique, le vaccin peut être utilisé jusqu'à 6 heures après reconstitution à condition qu'il soit maintenu à une température ne dépassant pas 25 °C et à l'abri de la lumière. Après reconstitution, en utilisant une technique aseptique, une dose de vaccin doit être prélevée du flacon. Le reste peut être utilisé pour un autre patient. Avant chaque prélèvement, agiter doucement le flacon jusqu'à l'obtention d'une suspension homogène. Une nouvelle aiguille stérile et une nouvelle seringue stérile doivent être utilisées pour prélever et administrer chaque dose de vaccin à chaque patient afin d'éviter une infection croisée. Le vaccin reconstitué non utilisé doit être jeté après 6 heures. 

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

L'administration du vaccin doit être consignée par le médecin sur le carnet de vaccination ou de santé avec le numéro de lot. Il peut aussi être inscrit par le patient ou son médecin sur un carnet de vaccination électronique.

Remboursement

Prix libre, médicament non remboursable.

Cette présentation est agréée aux collectivités.

Composants non antigéniques

Résumé à l'intention du public

https://urlz.fr/fiZQ