Foyer de choléra au Liban Médecine des voyages

Publié le 11 oct. 2022 à 16h41

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Liban, le ministère libanais de la Santé publique a fait état lundi de 14 cas de choléra dans le gouvernorat du Akkar, qui partage une frontière avec la Syrie, et de 41 autres cas en cours d'investigation. Cinq des personnes infectées ont été en contact avec la première infection enregistrée la semaine dernière, tandis que 6 patients présentent des symptômes légers qui font l'objet d'un suivi médical.

Le Liban a enregistré jeudi le 1er cas de choléra chez un réfugié syrien, le 1er au Liban depuis 1993.

En Syrie voisine, l'épidémie de choléra s'est maintenant étendue à la majeure partie du pays, touchant 13 des 14 gouvernorats du pays (voir les nouvelles 19771 du 14 septembre et 19848 du 1 octobre).

Recommandations pour les voyageurs :

Le choléra est rare chez les voyageurs.

Une prévention efficace est assurée par le respect des règles d'hygiène simples communes à la prévention de la diarrhée du voyageur et des autres risques liés au péril fécal :

  • hygiène des mains : se laver les mains, avant les repas, avant toute manipulation d'aliments ou après passage aux toilettes. En l'absence d'eau et de savon, un gel ou une solution hydro-alcoolique peuvent être utilisés. Se sécher les mains après lavage avec un linge propre ou, à défaut, les sécher à l'air ;
  • hygiène appliquée à l'eau : ne consommer que de l'eau en bouteille capsulée (et ouverte devant soi) ou, à défaut, rendue potable (ébullition 1 minute à gros bouillons ou désinfection (dichloroisocyanurate de sodium ou hypochlorite de sodium), éventuellement précédée d'une filtration (filtre portatif) si l'eau est trouble ; éviter la consommation de glaçons ;
  • hygiène appliquée à la nourriture : éviter les jus de fruits frais préparés de façon artisanale ; ne consommer du lait que s'il est pasteurisé ou bouilli ; privilégier l'allaitement maternel chez les nourrissons ; laver ou peler les fruits soi-même après s'être lavé les mains ; éviter les crudités, les coquillages, les plats réchauffés ; éviter les glaces artisanales (glaces industrielles, de moindre risque si l'emballage est intact) ; bien cuire les œufs, les viandes, les poissons et les crustacés ;

En cas de diarrhée :

  • une réhydratation précoce est importante ;
  • une consultation médicale est recommandée dans les formes aiguës modérées ou sévères et les formes persistantes (plus de 2 semaines), particulièrement chez l'enfant de moins de 2 ans, et, systématiquement, en cas de fièvre associée.

 La vaccination contre le choléra n'est pas recommandée pour les voyageurs. Elle peut être recommandée pour les personnels devant intervenir auprès de malades, en situation d'épidémie et chez les personnels déployés dans le cadre de mandats ONU dans les pays où le choléra est présent.

Source : Outbreak News Today.